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Archive for November 2011

Les devoirs dans la rue

Les devoirs dans la rue Hier soir, je suis allée au cinéma avec Isabelle. Les grandes n’étaient pas encore couchées lorsque je suis partie. Micaela étudiait son livre de lecture avec son père. Felicia aussi, d’ailleurs. Elle est trop jeune pour lire, mais elle recherche « sa » lettre, le F, l’initiale de son prénom, dans les mots qu’elle voit sur la page que Micaela étudie. « Là, je vois ma lettre ! » s’écrie-t-elle dès que c’est le cas.

Ce matin, j’ai accompagné les filles à l’école. Il me semblait que quelque chose avait été oublié. Comme j’étais sortie la veille, tout ne s’était pas déroulé comme d’habitude. Nous étions à peu près à la moitié du chemin lorsque j’ai été prise d’un doute :

« Au fait, Micaela, tu as fait tes devoirs hier ?

— Oui, m’a-t-elle répondu avant d’ajouter d’un air apeuré : non !

Elle avait les larmes aux yeux.

— La maîtresse ne sera pas contente. Elle va me gronder...

-    Mais, non. On va les faire maintenant. On va trouver un endroit. Tiens, au bout de la rue il y a un muret qui pourra te servir de table.

Nous avons donc fait les devoirs dans la rue, installées sur un muret. En fait, l’aventure a beaucoup plu à Micaela. Elle a écrit la phrase à recopier deux fois. A un moment, j’ai levé la tête et j’ai vu une maman de l’école qui passait un peu plus loin et qui nous regardait d’un air intrigué. Oh là là, ai-je pensé, que va-t-elle se dire ? En fait, je me moque de savoir ce que les autres pensent, mais j’aurais préféré que personne ne nous prenne en flagrant délit.

Ce soir, lorsque je suis allée chercher Micaela, elle m’a dit avec un sourire complice : -

— Tu sais, avant que la maîtresse ramasse les carnets, j’ai eu le temps d’écrire la troisième phrase ! -

— C’est bien. -

— C’était trop drôle de faire les devoirs dehors. C’est moi qui le raconte à Papa, d’accord ? -

— D’ac.

Aujourd'hui dans One thing in a French day PLUS (la Newsletter du podcast)

Repères :

- L’école

- Les classes de l’école maternelle

- Les classes de l’école primaire

- Les devoirs

-    Tu sais, avant que la maîtresse ramasse les carnets, j’ai eu le temps d’écrire la troisième phrase !

-    D’ac

3 expressions utiles

Concordance des temps : imparfait/passé composé

«Nous étions à peu près à la moitié du chemin lorsque j’ai été prise d’un doute.»

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Les crêpes de la vidéo

A la fin du mois dernier, en faisant une recherche pour les bonus du eBook sur la Bretagne, je suis tombée sur la vidéo d’un restaurateur de Nantes qui préparait sa pâte à crêpes. Je l’ai trouvé sympathique et j’ai bien aimé sa recette. J’ai mis son adresse de côté en me disant que je la mettrai en bonus sur Twitter au moment de la parution du eBook. Et puis, vous commencez à me connaître, je me suis également dit qu’il fallait que je l’essaye.

C’est ce que j’ai fait hier après-midi. Les filles sont toujours d’accord pour un goûter de crêpes. Nous avions préparé la pâte le matin avant de sortir et nous les avons fait cuire vers seize heures. J’ai fait comme dans la recette, j’ai utilisé le fouet et j’ai ajouté une cuillère à café de cannelle. La pâte sentait délicieusement bon lorsque je l’ai sortie du frigo. Je crois que j’ai rarement eu autant hâte de manger des crêpes. Nous avions profité de l’occasion pour inviter Laurie à goûter. Laurie est maintenant rentrée dans la vie active, mais nous nous voyons de temps en temps.

Préparer les crêpes a été relativement rapide. Pour une pâte réalisée avec cinq cents grammes de farine, il me faut environ une demi-heure pour faire les crêpes. Je suis bien équipée : une poêle à crêpes antiadhésive, une petite louche dans laquelle je mets juste la bonne quantité de pâte et surtout, presque le plus important, une spatule qui me permet de retourner correctement et rapidement les crêpes dans la poêle. Eh oui, je ne fais pas sauter les crêpes. C’est amusant une fois ou deux, ensuite c’est fatigant ! Alors, ces crêpes étaient succulentes. Je suis vraiment contente d’avoir découvert cette recette. Et vous, quelle est votre recette ?

Repères :

Le eBook sur la Bretagne : «Vacances en Bretagne» disponible ici : www.cultivateyourfrench.com

Bonus : j’envoie sur Twitter des liens vers des textes ou des vidéos qui ont un rapport avec la diffusion du podcast Cultivate your French. @cultivatefrench

La vidéo dont il est question dans le texte : http://www.youtube.com/watch?v=31NyuorWyOM&feature=related

Laurie : notre babysitter l’année dernière.

La spatule : ustensile à lame plate et large (la mienne doit faire quatre centimètres de large)

Faire sauter les crêpes : quand la crêpe a fini de cuire d’un côté on la retourne en la faisant sauter dans la poêle. Cela demande un peu de pratique pour ne pas déchirer la crêpe ou pour la réceptionner bien à plat. A la Chandeleur, on fait sauter les crêpes avec une pièce en or dans la main pour apporter la prospérité (je n’ai jamais testé!).

3 expressions utiles :

Faire une recherche : j’ai fait une recherche sur Internet à propos des crêpes. Tu as fait une recherche sur la ville de Perros?

Profiter de l’occasion : je ne travaillais pas hier, j’ai profité de l’occasion pour aller au cinéma.

Rentrer dans la vie active : commencer à travailler.

Un peu de grammaire : concordance des temps

«Je me suis dit qu’il fallait que je l’essaye».

Quel est le temps du verbe de la proposition subordonnée «que je l’essaye»?

Qu’est-ce que cela donne si le «je» devient «nous».

Le verbe essayer est au subjonctif présent, c’est automatique après «falloir». Et c’est très utile de s’en rappeler, car il faut souvent que nous fassions des choses. Si «je» devient «nous» : Nous nous sommes dit qu’il fallait que nous l’essayions.

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Les enveloppes voyageuses

On pourrait croire que certains objets ont une sorte de volonté personnelle. Comme ces deux enveloppes que je n’arrive pas à poster depuis deux jours. Je ne sais pas si elles se sont liées d’amitié et ont décidé ensemble de ne pas partir, mais je n’arrive pas à les poster.

Il s’agit de deux courriers administratifs. L’un est un paiement préparé par mon mari. L’autre est une lettre que j’ai adressée à la Caisse d’Allocations Familiales. Mon courrier était prêt depuis lundi ; je l’avais posé sur mon bureau en attendant de coller un timbre sur l’enveloppe. Bien sûr, je n’y ai plus pensé sur le moment. Finalement, lundi soir, je la retrouve et je lui colle un timbre. Je la mets dans l’entrée avec mes clés et je trouve le courrier de mon mari. Je me suis alors dit « Tiens, je vais les mettre dans mon sac et je les posterai toutes les deux demain matin ». Le lendemain, je suis passée devant la boîte aux lettres sans penser à sortir mes enveloppes. Je les ai retrouvées en rentrant.

Le soir, je me suis dit « Les mettre dans mon sac n’est pas une bonne méthode. Je vais les laisser à côté de mes clés, comme ça je suis certaine de les avoir à la main. » Effectivement, ce matin, je les ai prises dans ma main, jusqu’au moment où j’ai eu besoin de mon téléphone et que je les ai coincées dans la capote de la poussette. Ensuite, je les ai oubliées et les filles et moi sommes rentrées sans les avoir postées. Là, elles ont retrouvé leur place à côté de mes clés, mais je crois que j’abandonne l’idée de les poster. Je vais confier ça à mon mari. Je suis sûre qu’elles n’y pourront rien avec lui.

One thing in a French day PLUS

Repères :

La Caisse d’Allocations Familiales (ou CAF) : un organisme lié à la Sécurité Sociale qui verse aux personnes vivant en France des aides financières (familiales ou sociales). Par exemple, chaque famille qui a des enfants reçoit une aide de la CAF. Ou bien si vous avez un loyer élevé et de faibles revenus, la CAF peut vous verser une aide.

Timbre : le prix du tarif rapide pour une enveloppe de moins de 20 grammes est 60 centimes, pour la France. A ce tarif votre lettre sera livrée bien souvent le lendemain de l’envoi. Si vous êtes à Paris découvrez la poste du Louvre : http://fr.wikipedia.org/wiki/Poste_centrale_du_Louvre

Boîte aux lettres : la boîte dans laquelle on poste le courrier.

Boîte à lettres : la boîte dans laquelle le facteur dépose votre courrier.

3 expressions utiles :

- poster un courrier ou une lettre

- ne plus y penser sur le moment

- ne rien y pouvoir : il pleut aujourd’hui, on n’y peut rien, il faut accepter le mauvais temps. Mais je n’y peux rien moi si tu as oublié de poster ces lettres!

Un peu de grammaire : accord du participe passé (désolée, je n’y résiste pas!)

Reprenons ces phrases. Il y a de nombreux accords.

«Effectivement, ce matin, je les ai prises dans ma main, jusqu’au moment où j’ai eu besoin de mon téléphone et que je les ai coincées dans la capote de la poussette. Ensuite, je les ai oubliées et les filles et moi sommes rentrées sans les avoir postées.»

Maintenant, imaginons que je parle de colis et que je sois un homme. Que devient la phrase?

« Effectivement, ce matin, je les ai pris dans ma main, jusqu’au moment où j’ai eu besoin de mon téléphone et que je les ai coincés dans la capote de la poussette. Ensuite, je les ai oubliés et les filles et moi sommes rentrés sans les avoir postés.»

Je m’attarde un peu sur «rentrés». Vous savez qu’un groupe de filles et de garçons devient un groupe de garçons en grammaire française. «Je» est un homme donc «Je» + «Les filles» devient masculin pluriel : «rentrés».

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Dans le même train

Je suis allée à Paris cet après-midi, j’avais un rendez-vous de travail avec Natasha. Nous sommes en pleine préparation du prochain eBook de Cultivate your French. Et nous en avons profité pour tester un nouveau salon de thé, place du Palais Royal. Enfin, ce n’était pas vraiment comme nous l’avions imaginé. Mais si vous avez envie de faire une pause après avoir visité Le Louvre, c’est un endroit sympa pour boire un bon thé. En fait, il s’agissait plutôt d’une cafétéria spécialisée dans les thés. La bonne surprise a été de découvrir des cheese-cakes de chez Berko. Depuis le temps que Natasha m’en parle ! Ensuite, il y a vraiment une belle carte de thé. Enfin, j’aime beaucoup la proximité du Louvre, de la Comédie Française, des jardins du Palais Royal. Nous avons bien travaillé et j’ai quitté Natasha pour rentrer chez moi. J’étais un peu en avance alors je me suis arrêtée pour essayer une paire de bottines dans un magasin de chaussures à deux pas de Saint-Lazare. Oui, j’ai enfin trouvé les bonnes chaussures ! Youpi ! En arrivant dans la gare, j’ai vu que mon mari avait essayé de me joindre un peu plus tôt sur mon téléphone portable. Un train pour ma banlieue n’allait pas tarder à partir, je suis montée dedans. J’ai essayé d’appeler mon mari. Je me disais qu’il m’avait sans doute appelée pour me prévenir qu’il quittait le bureau et qu’il y avait beaucoup de chances qu’il soit aux environs de Saint-Lazare. Mon mari était sur messagerie. Il y a eu la sonnerie annonçant le départ du train et les portes se sont fermées. Peut-être mon mari était-il monté dans ce train-là. Je ne sais pas, quelque chose me disait que nous étions dans le même train. Mon téléphone a sonné. C’était lui.

Tu m’as appelé.

Oui, je suis à Saint-Lazare.

Oh, je suis déjà dans le train. Il vient juste de partir.

Dans le train de 36 ?

Oui.

Moi aussi !

Dans quelle voiture ?

La troisième. Et toi ?

La dernière. Je l’ai eu de justesse.

Tu sais, je savais qu’on était dans le même train.

Mon mari a ri doucement.

On se retrouve à l’arrivée, alors.

Oui, bon voyage !

One thing in a French day PLUS.

Découvrez ci-dessous les rubriques de la future Newsletter du podcast. Inscriptions dès vendredi sur le site du Podcast.

Repères :

Cultivate your French : mon second podcast qui propose des textes réunis par thème et un eBook avec les textes en français et leur traduction en anglais. www.cultivateyourfrench.com Le salon de thé dont je parle : Thé by tea http://www.teabythe.com/ Le Palais Royal : un palais construit en 1622 à la demande du Cardinal de Richelieu en face du Louvre (par rapport à la rue de Rivoli). Il y a une grande place devant ce palais où des gens aiment bien pratiquer du roller-skate. C’est aussi le nom d’une station de métro. http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais-Royal La Comédie-Française : c’est le théâtre d’Etat (fondé en 1680) avec une troupe de comédiens permanents. Le théâtre occupe une des ailes du Palais Royal. L’auteur et comédien le plus célèbre de La Comédie-Française est Molière! J’aime particulièrement la sympathique boutique du théâtre. Elle est accessible depuis l’extérieur. N’hésitez pas y faire un tour si vous êtes de passage à Paris. http://fr.wikipedia.org/wiki/Com%C3%A9die-Fran%C3%A7aise http://www.comedie-francaise.fr/ Bottines : petites bottes ou boots. La Gare Saint-Lazare : une des grandes gares de Paris qui dessert la banlieue ouest de Paris, ainsi que la Normandie. Berko : 23 rue Rambuteau - 75004 Paris - tel : 01 40 29 02 44 M° Rambuteau - 1 mn à pied M° Hôtel de ville - 6 mn à pied (remonter la rue du Temple jusqu'à la rue Rambuteau et prendre à gauche jusqu'au n°23) Ouvert du mardi au dimanche de 11:30 à 19:30 http://www.cupcakesberko.com/

3 expressions utiles :

Etre en pleine préparation (ou en pleins préparatifs) : nous sommes en pleine préparation de la soirée d’anniversaire de Sophie. Le train de 36 : ici je ne mentionne pas l’heure, car elle est évidente et je fais référence aux minutes. Avoir quelque chose de justesse : j’ai couru et j’ai attrapé le bus de justesse.

Un peu de grammaire : accord du participe passé.

Je me disais qu’il m’avait sans doute appelée. Il y a accord du participe passé («appelée»), car l’auxiliaire avoir est utilisé et le pronom personnel «m’» (je suis une femme) est placé avant le verbe. Si «je» avait été un homme : Je me disais qu’il m’avait sans doute appelé.

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Un cadeau de naissance

Nos sympathiques voisins du dessus viennent d’être parents pour la deuxième fois. Mon mari et moi avons souhaité leur offrir un cadeau pour fêter la naissance. Je savais qu’ils avaient déjà beaucoup de choses pour leur enfant, donc je me suis dit qu’un cadeau pour les parents serait peut-être une bonne idée. Je me suis rappelé que Christine adore le fromage. Nous avions discuté de nos fournisseurs réciproques il y a de cela quelques semaines. Ah, bien sûr, il avait été question de mon fromager, celui qui est parti à la retraite... Nous avions évoqué ses Valençay, sa tomme de chèvre du Périgord, son Comté 24 mois... Un plateau de fromages, voilà qui me semblait une bonne idée. Ce matin, après avoir déposé Micaela et Felicia à l’école, Lisa et moi avons traversé le pont de chemins de fer pour nous rendre dans le quartier commerçant de l’autre côté de la gare. Il y a là-bas un bon fromager dont je vous ai déjà parlé. Il n’était pas neuf heures lorsque nous sommes arrivées devant la boutique. La promenade dans les rues calmes avait été bien agréable. Il n’y avait aucun client, une vendeuse et un vendeur s’activaient à mettre en place les fromages dans une vitrine partant de l’entrée et allant jusqu’au fond du magasin. J’ai été bien accueillie par le vendeur.

— Vous désirez, Madame ?

— Je voudrais une sélection de fromages, c’est pour offrir à des amis.

— C’est pour un dîner ?

— Euh, non, c’est un cadeau de naissance.

Le vendeur a eu l’air surpris. Le patron, en blouse noire, s’est avancé. Son vendeur lui a expliqué la situation.

— C’est original comme cadeau de naissance. En tout cas, je trouve que c’est une excellente idée, a-t-il commenté.

Il a aidé son vendeur dans le choix des fromages : un camembert, un fromage de chèvre, un fromage de vache coulant, une belle part de Comté 18 mois, de la tomme de brebis des Pyrénées, une belle tranche de Roquefort. Je salivais.

Nous apporterons le plateau tout à l’heure, en famille, dès que mon mari sera rentré du travail.

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Victime de la mode

Ce matin, les filles étaient prêtes de bonne heure. Il faut dire que Lisa a eu l’idée ravissante de se réveiller à six heures et demie du matin. Je vous rappelle que nous sommes mercredi et qu’il n’y a pas école ce jour-là. Les filles et moi sommes donc censées nous réveiller un peu plus tard que d’habitude, et non pas un peu plus tôt que d’habitude.

Il a l’air de faire beau. Et si on allait au parc ? ai-je proposé aux filles.

Oh, oui, au toboggan ! a crié Felicia.

Non, à la balançoire ! a riposté Micaela.

C’est moi qui l’a dit en premier !

Oui, mais on est déjà allé à la balançoire samedi avec Papa.

Non, tu mens !

C’est toi qui mens !

Oh là. Doucement les filles, on va se calmer, suis-je intervenue. On aura le temps de faire les deux.

On ira où en premier ? a demandé Micaela suspicieuse.

On verra. En attendant, mettez vos chaussures et vos manteaux.

Les filles sont donc parties s’habiller pour sortir. Même Lisa, suivant le mouvement, a attrapé son manteau et a sorti ses chaussures. Au moment de sortir, je me suis aperçue que Micaela avait passé à l’épaule son sac à main « de dame ».

Tu vas laisser ton sac à la maison, Micaela, lui ai-je dit. Ce ne sera pas pratique pour jouer.

Oui, mais il y a mon téléphone à l’intérieur.

Oui, et alors ?

Eh bien, s’il sonne !

J’ai cru que j’allais éclater de rire, mais je me suis retenue. Micaela est assez susceptible. Son téléphone est un jouet, bien sûr.

Eh bien, on laissera Grand Doudou répondre à ta place.

Oh, bon, d’accord, je le laisse...

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Les bottines

bottines.jpg

Après avoir passé des heures à la recherche de bottines sur Internet, j’ai finalement décidé de revenir aux classiques et de faire les magasins. Imaginez, la sélection de bottines et boots sur le site que j’ai regardée était de plus de quatre mille deux cents paires ! Ce matin, je me suis donc rendue dans un magasin de chaussures près de l’Hôtel de Ville. J’ai tout de suite repéré deux modèles qui me plaisaient. Je les ai essayés et, un modèle à chaque pied, j’ai cherché un miroir pour me regarder. Je n’en voyais pas. Intriguée, je me suis renseignée auprès d’un vendeur. Il n’y en avait qu’un, derrière un pilier. Une dame, qui essayait des bottes, était déjà en train de se regarder. Nous avons donc partagé le miroir. Et le fait qu’elle aussi essaye des chaussures différentes à chaque pied m’a déconcentrée. Je regardais davantage ses pieds que les miens. Elle aussi regardait mes pieds. Bon, finalement, je suis retournée m’asseoir et j’ai demandé à essayer un troisième modèle. La vendeuse me l’a apporté. Et puis ça a été une avalanche d’avantages concernant ces dernières bottines.

Elles mettent vraiment en valeur la cheville.

Elles sont très féminines et à la fois extrêmement confortables.

Ce sont des bottines qui sont certifiées imperméables.

Sans tenir compte de ce discours commercial, en me regardant dans le miroir je commençais à les trouver vraiment bien et je me disais que ça y était, j’avais trouvé Les bottines. Et puis, je me suis rappelé que je n’avais pas vu le prix. J’ai cru que j’allais m’étrangler quand la vendeuse me l’a annoncé. Elles étaient le double des autres paires. J’ai compris pourquoi la vendeuse les trouvait mieux. Je suis partie sans rien acheter. La chasse à la bottine continue.

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Les Alpes

Aujourd’hui, j’ai vu Natasha. Entre les vacances et Natasha qui a été malade pendant deux semaines, nous avons pris du retard sur le prochain Cultivate your French, qui sera consacré à la Bretagne. Mais il sera mis en ligne cette semaine! Nous nous sommes vues chez Un dimanche à Paris. Trahison, il n’y avait plus d’éclair mangue-passion, heureusement le cheese-cake passion-citron vert, tout aussi excellent, était encore en vitrine. Avant de commencer à travailler, j’ai raconté à mon amie nos vacances dans les Monts du Lyonnais : la jolie petite maison, le poële à bois, les paysages vallonés, les prés avec des moutons et des chevaux, le ruisseau où les filles ont joué à mettre à l’eau des coquilles de noix trouvées sur le chemin, le parc de Courzieu, le théâtre de Guignol, et puis la vue sur les Alpes. Nous étions à Brindas ce jour-là quand je les ai vues pour la première fois. Micaela participait à un stage de confection de marionnettes au musée Guignol et en l’attendant nous nous promenions dans la petite ville. Nous étions dans une rue qui commençait dans la ville et se terminait dans la campagne. Je regardais les maisons et leurs volets. Je répétais pour la nième fois à mon mari que décidément les maisons ici me faisaient penser à des maisons de romains quand j’ai vu au loin une bande lumineuse. J’ai d’abord cru qu’il s’agissait des nuages. Je me suis arrêtée pour mieux observer.

Ce sont les Alpes qu’on voit là-bas? ai-je demandé à mon mari.

Oui, bien sûr.

Lui, il est de la région alors ce spectacle n’a rien d’étonnant pour lui.

Il paraît même que quand on voit les Alpes c’est signe de mauvais temps, a-t-il ajouté.

J’étais soufflée par le spectacle. Jamais je n’avais ressenti ça, l’impression d’être au bord de la mer sans y être. «Quand on voit les Îles c’est signe de mauvais temps» dit-on à Perros. Quel spectacle! Natasha et moi avons terminé notre réunion de travail en rêvant d’un voyage à Lyon.

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La migale

Ce matin, nous sommes allées les filles et moi faire quelques courses. Il était assez tôt. Blue Tango, la poussette double pour Lisa et Felicia, est rangée à la cave. Lorsque nous sortons, nous descendons donc à la cave. Et puis nous empruntons le couloir jusqu’à la sortie tout au bout du bâtiment. Il y a une rampe pour remonter à la surface. En général, les filles courent pour m’ouvrir la porte de sortie. Mais aujourd’hui, Felicia est restée en retrait, avec sa lampe. Micaela est partie seule dans le grand couloir souterrain. Lorsque nous sommes arrivées vers la rampe, nous n’avons pas vu Micaela. La porte était fermée, mais Je l’ai entendue pleurer à chaudes larmes derrière la porte. Que se passait-il? Je sors et je vois, en haut de la rampe, Micaela en pleurs dans les bras de notre voisine Maria Dolores.

Maman, j’ai eu peur, j’ai vu une migale sur la porte de la cave!

Oui, elle est sortie en courant et a crié qu’il y avait une migale, est intervenue Maria Dolores. Elle avait peur pour toi qui était restée en bas.

Tu es sûre que c’était une migale? ai-je demandé à Micaela avec, je le reconnais, un petit sourire amusé.

Petit sourire qui n’a pas échappé à Micaela.

Je sais que c’était une migale! Elle était très grosse, noire et elle avait des poils.

D’accord, c’était une migale. Heureusement, elle est partie maintenant.

Oui, mais j’ai eu très peur.

Notre voisine est partie travailler et nous sommes allées faire nos courses. En fait, je suis bien contente de ne pas l’avoir vue cette araignée. J’aurais eu très peur si je l’avais vue et j’aurais dû faire la brave, car moi je suis la maman!

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La lampe de poche

Ce matin, j’ai découvert en accompagnant Felicia à l’école que sa maîtresse était malade. Dans ce cas, comme il y a rarement des remplaçants (économies oblige! bien sûr), je préfère que ma fille rentre avec moi à la maison. Car dans ces cas-là, les enfants de la classe dont l’enseignant est absent sont répartis dans les autres classes. Les classes étant déjà surchargées (ah, toujours ces fameuses économies), je trouve cela injuste de faire subir cela à tout le monde.

Felicia m’a donc accompagnée à Paris où j’avais prévu d’aller faire quelques courses. Nous sommes d’abord passées chez Ladurée nous acheter une bricole pour la collation de milieu de matinée, puis nous sommes allées chez WH Smith acheter quelques revues en anglais et nous sommes allées lire dans le parc des Tuileries tout en dégustant un croissant aux noix et un palmier gigantesque.

Sur le chemin du retour, nous avons fait une halte au magasin Décathlon de la Madeleine pour acheter un pantalon de sport à Micaela. Avant de rejoindre la caisse, j’ai aperçu les lampes de poche. Nous avions dit à Felicia qu’elle pourrait en avoir une pour se rendre aux toilettes la nuit. Nous avons choisi un modèle avec une dynamo et de couleur rose, bien sûr. Felicia était très contente. Elle n’a pas quitté sa lampe de la journée, éclairant tout sur son passage. Depuis ce matin, elle ne peut plus rien regarder sans sa lampe. Elle est couchée maintenant, mais je ne suis pas certaine qu’elle dorme. Je l’imagine bien en train d’éclairer son lit, sa couette, son pantalon de pyjama, ses chaussons au pied de son lit... Je crois que je vais aller vérifier.

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