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Archive for October 2011

L’aqueduc du Gier

Ce matin, nous sommes partis de bonne heure. Nous devions passer la journée chez la mère de mon mari. J’avais pressé tout le monde, car je souhaitais faire un détour par Chaponost. Il y a dans cette ville proche de Lyon des vestiges d’un aqueduc romain, l’aqueduc du Gier. Cet aqueduc est l’un des plus longs et l’un des mieux conservé. Il y a de belles arches à Chaponost et d’autres tout le long du tracé.  Cet aqueduc alimentait, bien sûr, Lugdunum. Cela fait quand même quelque chose de découvrir ce gigantesque ouvrage, qui date d’une époque si lointaine. Et pourtant, il est bien là.

Les filles ont trouvé le «pont» joli. Nous avons fait une petite promenade en longeant l’édifice. J’ai pris quelques photos. Le paysage était beau aussi, assez sauvage, avec les Monts du Lyonnais à l’horizon. J’ai envoyé un SMS à Natasha avec une photo de l’aqueduc. Elle est malade en ce moment et je sais qu’elle aime beaucoup tout ce qui touche aux Romains. Puis, il était l’heure de partir. Nous allions retourner à la voiture quand j’ai fait remarquer à mon mari qu’il y avait des éclairages sous des dalles de verre placées juste sous les arches.

ça doit être éclairé le soir. Oh, comme ça doit être beau! On pourra peut-être repasser en rentrant, ce soir.

Oh, oui, je veux voir les lumières sur le pont! a crié Micaela.

La journée a passé et nous avons repris la route pour rentrer à Saint-Laurent de Vaux. Il faisait déjà nuit. J’avais complètement oublié l’aqueduc. C’est Micaela qui s’en est souvenu.

Papa, tu n’oublies pas qu’on va voir les lumières du pont!

C’est ainsi que nous sommes retourné au site du Plat de l’air où se trouvent les vestiges de l’aqueduc à Chaponost. A chaque virage, je m’attendais à voir les arches illuminées.

Voilà, nous y sommes, a dit mon mari.

Oh, c’est dans le noir! nous sommes-nous écrié les filles et moi.

Comme dirait Alain Souchon : Consternation-on-on.

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Le parc de Courzieu

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Cet après-midi, dès les filles réveillées de la sieste, nous avons bondi dans Bouton d’Or direction le parc de Courzieu. Qu’y a-t-il à voir dans ce parc animalier à quelques kilomètres de Saint-Laurent de Vaux? Des loups et des rapaces. Nos deux grandes filles nous croyaient à moitié lorsque nous leur avons annoncé que nous pouvions aller voir des loups.

Des loups pour de vrai? a demandé Felicia avec un sourire mutin.

Vous vous souvenez que ce sont plutôt les renards qui lui font peur. Finalement, les filles étaient assez enthousiastes. Mais Micaela a eu soudain peur lorsque nous avons passé l’entrée du parc.

Maman, j’ai peur des loups! a-t-elle crié en prenant la main.

Mais, n’aie pas peur, ils ne sont pas en liberté. De toute façon, on va d’abord aller voir le spectacle des rapaces.

Ah, super, un spectacle!

Pendant une demi-heure, des rapaces ont frôlé nos têtes. J’avoue que je n’étais pas très rassurée. Mais c’était vraiment beau de voir évoluer ces oiseaux avec en toile de fond la forêt. Le spectacle a commencé avec des hiboux et une chouette et s’est terminé avec l’aigle pêcheur qui est venu prendre entre ses cerres une petite proie dans le bassin. Entre temps, nous avons vu des buses, des faucons, des milans et d’énormes vautours. Je crois que ce sont les vautours qui m’on le plus impressionnée. Ces oiseaux, qui semblent ne pas savoir quoi faire de leur grand corps, prennent subitement leur envol et nous font nous demander s’ils vont réussir à s’élever dans les airs ou bien si leur poids va les faire s’écraser sur nous. Nous avons quitté l’aire de spectacle abasourdis, puis nous sommes allés voir les loups. Ils sont en semi-liberté dans un bois encaissé. Un grand pont passe au-dessus d’eux et nous avons pu les observer à distance. Ce devait être l’heure de la sieste, car ils étaient presque tous allongés dans les fourrés. Un ou deux autres marchaient lentement dans les bois. Les filles étaient silencieuses. Que pouvaient-elles bien penser? Nous ne l’avons pas su.

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Nous sommes en vacances dans les Monts du Lyonnais, cette région de basse montagne qui commence à l’ouest de Lyon. Nous sommes arrivés samedi après-midi après un voyage très agréable. Cela faisait des années que je n’avais pas fait cette route en voiture. La dernière fois, je devais être adolescente et j’étais moins sensible aux noms de ville (Dijon, Beaune), aux terroirs (Epoisse, Autun), aux paysages et aux châteaux médiévaux. Et puis, nous avons aperçu des vignes qui prenaient déjà un air d’automne. Un peu avant Lyon, nous avons quitté l’autoroute pour notre destination Saint-Laurent de Vaux, petit village dans un magnifique paysage vallonné et boisé où l’on ne cesse de voir des moutons et surtout des chevaux. Notre maison est typique de la région, en pierres blanches avec un toit de tuiles rouges. Je faisais remarquer à mon mari que ces maisons assez basses, aux couleurs ocres et aux toits assez plats me faisaient penser à des maisons de romains. A l’époque des romains Lyon s’appelait Lugdunum. Dans notre maison, nous avons un poêle à bois. C’est la grande attraction pour les filles depuis que nous sommes arrivés. La propriétaire nous a fait une démonstration samedi. Du papier journal, du petit bois, puis des petits cubes et enfin une ou deux bûches. Le feu a eu un peu de mal à prendre, puis il s’est lancé. En quelques dizaines de minutes, nous sommes passés de 18°C à 26°C dans la pièce principale. Près de notre maison, il y a un chemin qui mène à un pré avec quelques chevaux, nous sommes allés les voir le jour de notre arrivée. Un voisin nous a vu passer depuis son jardin en terrasse et nous a proposé des figues fraîchement cueillies. Les vacances commençaient bien.

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Ce matin, je suis allée faire quelques courses de l’autre côté de la gare. J’étais avec Lisa. En sortant du magasin où j’étais allée faire quelques emplettes, je suis passée devant une épicerie qui vend plein de choses : charcuterie, fruits secs, pâtes fraîches, épices, petites douceurs et fromages. Il y avait une ardoise à l’entrée du magasin sur laquelle était écrit «Venez découvrir notre Beaufort d’alpage». Je me suis tout de suite arrêtée.

Mais Lisa m’a rappelé qu’elle avait faim et qu’elle était pressée de rentrer. J’ai donc pris le chemin du retour, à regrets. Cependant, mon cerveau alléché par l’idée du délicieux fromage a pris un détour par des souvenirs. C’était il y a sept ou huit ans. Nous avions organisé avec notre ami Jean-Louis, Natasha et son mari Trevor, un dîner avec une dégustation de vin et de Beaufort. Nous avions deux Beaufort différents. Je me souviens très bien que le vin blanc était délicieux, qu’il y avait la photo d’un cheval qui tirait une charrue sur l’étiquette. Je me souviens que c’était le cheval avec lequel le vigneron labourait ses vignes. Nous étions en été, nous avions bien mangé, il faisait chaud et nous étions installés sur la terrasse de l’appartement de la fille de Jean-Louis, en plein Paris. On était bien, entre amis, et on avait beaucoup parlé. Et puis, tout à coup, nous avions réalisé qu’il était une heure du matin.

Une heure du matin! Plus de métro, plus de train. Mon mari et moi avions marché jusqu’à Châtelet où nous avions pris un bus de nuit qui nous avait ramené chez nous. C’était la première fois pour moi. Je me souviens que c’était une drôle d’ambiance, une ambiance de nuit. Cela n’avait rien à voir avec un trajet de jour. Il y avait du Simenon dans l’air.

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Ce matin, mon père est parti pour quelque temps en Angleterre. Les filles étaient tristes car elles n’avaient pas pu le voir le week-end précédent son départ.

Mais je veux voir Papy, s’est écrié Felicia. Moi aussi, a ajouté Micaela l’air implorant. Oui, je sais, ai-je répondu, mais Papy vous a envoyé une surprise pour vous dire au revoir. Oh, qu’est-ce que c’est? ont demandé les filles. C’est une chanson. Mais comment il a fait pour envoyer une chanson? Eh bien, grâce à son ordinateur. Et maintenant la chanson est sur mon ordinateur, je l’ai reçue par Internet. Oh, et on peut l’écouter tout de suite maintenant? a demandé Micaela toute excitée. Allez, on y va.

J’ai allumé l’ordinateur et j’ai lancé iTunes. Aux premières notes de musique, mes trois souris dansaient. Mon père nous avait envoyé la célèbre chanson bretonne «La jument de Michao» chantée par Nolwenn Leroy. C’est une chanson qu’on apprend en colonie de vacances. Je l’ai apprise quand j’étais petite. Felicia m’a regardée avec surprise quand elle a entendu le mot «renard» dans le refrain. Certains enfants ont peur du loup, Felicia a peur du renard....J’entends le loup, le renard et la belette. J’entends le loup et le renard chanter!

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Livraison du nouveau canapé

Après avoir vendu mon canapé la semaine dernière, tout était prêt pour la livraison du nouveau. Je l’ai choisi parce qu’il ressemblait beaucoup à l’ancien. Je l’ai acheté par correspondance, sur un catalogue. Hier, j’ai reçu un appel du transporteur me confirmant la livraison pour aujourd’hui, entre huit heures et dix heures du matin.

Je ne serai pas à la maison avant neuf heures, j’accompagne mes enfants à l’école.

Vous êtes la troisième cliente à être livrée, m’a répondu la jeune femme au téléphone, je pense que les livreurs ne seront pas chez vous avant neuf heures.

Par précaution, ce matin, j’avais écrit un mot pour les livreurs que j’ai scotché à côté des interphones. Je leur disais que je serais vite de retour. J’étais rentrée à neuf heures moins dix. Ensuite, l’attente a commencé. Finalement, les livreurs m’ont appelée un peu après dix heures. Ils s’excusaient de leur retard et m’annonçaient qu’ils étaient sur le point d’arriver. Dix minutes plus tard, l’interphone sonna. Et vingt minutes plus tard, les livreurs repartaient laissant dans mon salon un immense cocon de plastique. Je savais qu’il y avait des parties à monter, mais j’ai décidé de commencer à le déballer. J’ai ri toute seule en le découvrant, c’était bien le jumeau de l’ancien. J’ai monté les accoudoirs et le dossier toute seule. Il suffisait de les encastrer. Vous auriez vu la tête de mon mari quand il est rentré ce soir. - Mais c’est le même! s’est-il écrié.

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Au café Pouchkine

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Aujourd’hui, j’avais rendez-vous avec mon amie Natasha. Nous devions nous rendre dans les bureaux de la Sécurité Sociale des travailleurs indépendants. Natasha a perdu sa Carte Vitale et elle attend toujours qu’elle soit remplacée. Nous nous sommes retrouvées à la station Wagram. Nous avons commencé par nous tromper de sens rue Jouffroy et nous avons dû faire demi-tour. Natacha m’a glissé à l’oreille que Jouffroy d’Abbans était l’inventeur du bateau à vapeur. Bref, lorsque nous sommes arrivées il y avait beaucoup de monde. Nous avons fait la queue avant d’être reçues à l’accueil. Là, on nous a indiqué que nous étions à la mauvaise adresse. Natasha était furieuse. Nous devions aller dans le XVe, mais il était déjà trop tard pour s’y rendre (les bureaux fermant à 16 h 15). Comment bien finir cet après-midi mal commencé?

« Eh, si nous allions au Café Pouchkine? » ai-je proposé. « Oh, ça, c’est une très bonne idée. »

Le Café Pouchkine est une nouvelle pâtisserie à Paris, située à l’intérieur du Printemps. C’est tout petit, mais il y a un comptoir où l’on peut déguster les pâtisseries. Oh là là, c’était une première pour moi! Mais quel gâteau! J’ai pris un Medovick (miel de sarrasin, confiture de lait [caramel] et crème fraîche). Une vraie pâtisserie d’hiver, un vrai dépaysement pour les papilles. Un délice fondant et goûteux. Natasha a bien sûr pris un chocolat chaud, servi dans une chocolatière en argent. Un chocolat épais, épicé, bien noir, qui ressemblait à une crème dessert. J’en ai goûté une cuillère, c’était merveilleux. Tout cela a effacé notre expédition dans le 17e pour rien. Et même un peu plus.

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Canapé vendu

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Ah, vendredi soir, j’ai mis en vente notre canapé sur le site du Bon coin. Il s’agit d’un site d’annonces entre particuliers. Pourquoi est-ce que je vends ce canapé que les auditeurs qui suivent le podcast ont vu livré? Parce que nous avons décidé de dormir plus souvent dans le salon pour laisser notre chambre à Lisa, en attendant de déménager. Il nous fallait donc un canapé avec un meilleur couchage qu’un sommier en toile. J’avais préparé mon annonce avec soin et notre canapé était en bon état. Le week-end est passé et personne ne nous contactait. Je commençais à me dire que nous ne le vendrions jamais. Ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai compris en remarquant dans ma boîte mail un message du Bon coin. Il fallait que je valide mon annonce une deuxième fois en cliquant sur un lien. Je ne l’avais pas fait pendant le week-end parce que j’étais malade et mon annonce n’avait pas été mise en ligne. Cet après-midi, pendant la sieste des filles, j’ai à nouveau mis le canapé en vente. Et cette fois, j’ai validé mon annonce. Un peu plus d’une heure plus tard, je recevais un coup de téléphone d’une jeune femme.

« Votre canapé nous intéresse. Est-ce que nous pouvons passer le voir ce soir? » « Oui, bien sûr ».

Une demi-heure après ce coup de fil, j’en reçus un autre, une autre jeune femme intéressée par le canapé. Il y avait dans ma boîte mail deux messages de personnes intéressées. Et une autre personne m’a appelée plus tard dans l’après-midi. Ce sont les premiers visiteurs qui l’ont acheté. Ils sont venus, se sont assis dedans à plusieurs reprises, l’ont observé sous toutes les coutures, l’ont ouvert et nous ont dit « c’est bon, on le prend ». Nos acheteurs repasseront le prendre jeudi soir. Adieu canapé!

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Acouphènes

Micaela, en fille très aimante, a gentiment partagé avec moi son virus de la semaine dernière. J’ai été malade tout le week-end ; je crois que j’ai rarement eu aussi mal à la tête. J’ai passé presque deux jours entiers au lit. Dimanche en fin d’après-midi, cela a commencé à aller mieux et lundi, j’étais de nouveau sur pieds. Lundi soir, alors que je lisais au lit, j’ai remarqué comme un bruit de machine, un martèlement.

— Tu entends la machine? ai-je dit à mon mari. — Non, je n’entends rien. — Mais si, ça fait bong bong bong. Je me demande ce que c’est. — Je n’entends rien.

Et mon mari s’est endormi. Pas moi. Le bruit était persistant. J’ai tout de même fini par trouver le sommeil, non sans avoir pesté contre la personne qui utilisait une machine bruyante à cette heure tardive. Aujourd’hui, alors que j’étais seule à la maison et que je venais d’éteindre la radio le bruit est revenu, enfin, pas exactement le même bruit. Il s’agissait cette fois plus d’un sifflement. C’était très étrange. En me concentrant, j’ai senti une légère douleur à l’oreille droite. Le mot « acouphènes » m’est venu à l’esprit. C’était sans doute la conséquence du virus de ce week-end. Et le bruit de machine devait être celui de ma circulation sanguine. J’ai appliqué quelques gouttes d’huiles essentielles autour de mes oreilles sur les conseils de la maman naturopathe que j’ai croisée sur le chemin de l’école. La douleur semble déjà s’atténuer. J’espère que ces acouphènes vont disparaître.

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La liste des salons de thé

Hier après-midi, j’ai manqué un SMS d’Isabelle (la maîtresse de petite section des filles) dans lequel elle me disait qu’elle était rue Mouffetard et voulait savoir où se situait le salon de thé dans lequel j’avais bu un si bon chocolat chaud. Zut. Il était beaucoup trop tard pour lui répondre quand j’ai vu son message. Je lui ai quand même indiqué l’adresse. En y réfléchissant, c’était la deuxième personne en quelques jours qui souhaitait que je lui donne une adresse. Je me suis dit qu’il était peut-être temps que je mette en ligne une liste. Il est vrai que c’était prévu à l’occasion des tartes aux fraises avant les vacances (hum, hum, ces délicieuses tartes aux fraises...). J’avais commencé une carte sur Google map, mais c’était si long à réaliser que j’ai craqué. Maintenant, j’ai un peu plus la main grâce à la carte des musées dans le monde où l’on peut voir des tableaux représentant la Gare Saint-Lazare (carte que j’ai consciencieusement alimentée cet été). Cette liste de salons de thé, je la consulte du regard sur mon bloc-notes en vous écrivant. Elle représente de belles balades dans différents coins de Paris. Et aussi de belles pâtisseries. Mais ce sont pour moi des tests de printemps et d’été. Il faudrait que Natasha et moi entamions notre liste d’hiver. C’est vrai, on ne peut pas déguster les mêmes gâteaux en été et en hiver. Il est temps de laisser s’éloigner les fraises et les jours d’été. Tenez, depuis que Natasha a découvert le Paris-Brest chez Jacques Génin, elle a très envie de le déguster dans d’autres pâtisseries. Voilà, un exemple de gâteau d’hiver. J’avoue que j’étudierais bien l’éclair au chocolat. Imaginez, une crème pâtissière au chocolat, une pâte à choux moelleuse et goûteuse et pas trop de sucre. J’ai déjà hâte de m’y mettre. Pas vous? En attendant, je mets en ligne avec ce podcast, sur le site, la liste des adresses dans la rubrique « carnet de notes ».

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