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Archive for August 2011

Le cartable

Les filles sont rentrées! Elles nous ont manqué. Mais quelle agitation maintenant dans la maison, l’atterrissage est un peu dur après une semaine passée avec papi et mamie. Enfin, ce matin, tout le monde était content, car nous sommes allées à Paris acheter le cartable de Micaela pour la rentrée. Laurie gardait Lisa. J’ai donc pris le train avec Micaela et Felicia. Nous sommes allées dans un premier magasin, mais il n’y avait déjà plus le cartable que j’avais repéré. Il était encore tôt, j’ai décidé de tenter ma chance dans les grands magasins. L’hôtesse d’accueil qui ressemblait à une hôtesse de l’air nous a indiqué le rayon « rentrée » au quatrième étage. Nous sommes montées par les escalators. Micaela comptait les étages. Enfin, le quatrième! Après avoir traversé un rayon rempli de maillots de bain, nous nous sommes retrouvées devant un mur entier de cartables.

— C’est lequel mon cartable? a demandé Micaela, la voix pleine d’excitation. — Je ne sais pas encore. On va regarder.

Un jeune vendeur s’est approché de nous.

— N’hésitez pas à faire appel à moi, si vous avez besoin. — Merci!

Nous avons regardé les petits cartables. Micaela rentre donc au CP, il faut que son cartable puisse contenir un classeur A4, mais qu’il ne soit pas trop grand. Ou trop lourd, ai-je pensé. Nous avons choisi quatre cartables (tous roses, car comment échapper au rose, au marron ou au bleu marine?) et nous les avons soupesés un à un, comparant le poids de chacun, l’aspect et le prix. Finalement, nous avons choisi notre cartable rose et un peu vert. Micaela était ravie. Le cartable était accompagné d’un porte-monnaie assorti. Nous sommes rentrées à la maison où Micaela s’est précipitée pour dire à Laurie « Regarde mon cartable! Il est trop beau! »

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Lectures de vacances

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Ce matin, j’ai rangé les livres que j’avais lus pendant les vacances. Je vous fais part de mes lectures : Un livre sur Caillebotte (au fait, êtes-vous allés voir la carte des tableaux de la gare Saint-Lazare?), Les falsificateurs et les éclaireurs de Antoine Bello (absolument fantastique, il faut que vous découvriez le CFR : le consortium de falsification du réel), Persuasion de Jane Austen et j’ai entamé Les années douces de l’écrivain japonais Hiromi Kawakami (après avoir lu l’année dernière l’adaptation de ce roman en manga par Jiro Tanigushi). J’ai également rangé ma pile de revues : des numéros de Télérama, le Elle à table de cet été, le numéro de Wired du mois de juillet et deux numéros de la revue britannique Monocle. C’est mon père qui m’a rapporté le dernier directement d’Angleterre. Cette revue me plaît bien. Je l’ouvre au hasard et je lis un des petits articles. J’adore leurs infographies. Mon père m’a rapporté d’autres choses d’Angleterre : un paquet d’enveloppes manilla (introuvables en France), le livre Sarah Bakewell sur Montaigne (sur les conseils de Natasha) et et et... un exemplaire du livre des textes du podcast pour 2010 que j’avais fait livrer en Angleterre!! Je voulais le voir avant de vous en parler et je suis très heureuse du résultat! Si vous souhaitez le commander, rendez-vous sur le site à la rubrique livre!

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Les vacances sont finies

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Voilà, je suis rentrée à Paris. Et comme chaque année, j’ai un peu le blues. C’est dur de quitter la Bretagne et de retrouver la ville. Surtout que dimanche, avant de partir, nous avons passé un très bon moment avec Christine, la propriétaire. Nous sommes allés manger dans une crêperie à Pleuven à quelques kilomètres de la Forêt-Fouesnant. Quand Christine m’a parlé d’aller au restaurant, je me suis dit «Oh là là, avec les filles ça va se transformer en cauchemar! » Mais en fait non, car nous étions placés dans une petite salle avec une porte donnant sur le jardin de la crêperie avec des jeux pour les enfants. Les filles ne se sont trouvées à table que pour engloutir leur crêpe saucisse et leur crêpe au chocolat. Quant à nous, nous avons bien discuté et surtout très bien mangé. J’ai mangé quatre crêpes au cours de repas! Une galette fondue de poireaux, lard, une galette roquefort poire, un crêpe chocolat confiture d’oranges et une crêpe au sucre que j’ai partagé avec Micaela et un bout de la crêpe de Christine flambée au Grand Marnier!! Quel festin! Nous sommes rentrés bien joyeux! A 17h30, nous avons dit au revoir à nos deux grandes filles qui sont restées une semaine supplémentaire avec mes parents. C’était fini Kerriou, la cueillette des mûres, la pointe de Mousterlin. A 23 h 30 nous étions arrivés à la maison.

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Retour dans le Finistère

Lorsque Marie-Claire parle de quelque chose, elle raconte toujours une ou deux histoires pour illustrer son propos. Lorsqu'elle nous a conseillé, comme je vous le racontais hier, une autre route pour rentrer dans le Finistère, elle nous a parlé de la fois où elle et son compagnon étaient sortis un peu trop tôt de la voie express et s'étaient perdus. On peut dire qu'elle ne nous a pas porté chance. Si elle a des clients qui l'hypnotisent, elle doit aussi avoir un pouvoir de sorcière! Parce que cette fameuse route express, nous l'avons prise. Pour la rejoindre, nous avons traversé les Monts d'Arrée dans la brume et je m'attendais à voir un farfadet traverser la route à chaque instant. Rouler dans la brume donne l'impression qu'on est hors du temps. Vous ne trouvez pas? Pourquoi on ne voit rien, Maman? a demandé Micaela dans un demi-sommeil.

- Parce qu'on est dans les nuages! - Ah.

Finalement, nous avons quitté les montagnes pour la route express. Les kilomètres ont vite passé. Je pensais que nous aurions fait le voyage de retour en deux heures seulement.

- Où est-ce qu'on sort? a demandé mon père. - La première sortie après Quimper. Après on prend une petite route et on rejoint la route de Kerriou.

Je me fiais à la carte, bien sûr. Nous nous sommes retrouvés dans un bourg.

- Je ne comprends pas. On aurait dû tomber sur une route en direction de Concarneau. Nous avons fait le tour du bourg. Rien, aucune indication, sinon celles de la salle polyvalente, d'un restaurant, de l'école maternelle. - D'après toi, on va où? a demandé mon père. - Je pense qu'on devrait rebrousser chemin. C'est en retournant de là d'où nous venions que nous avons vu une indication. « Elliant ». Ah, je vois où on est, mais c'est étrange... Ah, ça y est, je comprends, on s'est trompé de sortie. La carte est mal faite à cet endroit. Bon, on va tout droit et on devrait trouver une route sur la droite qui nous amène vers Saint-Yvi. A nouveau la brume. Et sur la droite, que des culs-de-sac ou des routes si étroites qu'on ne pouvait penser les prendre. A un moment, j'ai retrouvé un des bleds indiqués sur la carte. - Oh, là, là, on est allé trop loin. Prends la prochaine à droite. Nous nous sommes enfoncés dans la forêt, sur une toute petite route. Il commençait à pleuvoir. Micaela nous a dit qu'elle avait peur. - On va mettre de la musique, ai-je dit. J'allume la radio et les premières notes de la Cinquième symphonie de Beethoven emplissent la voiture. La route descendait, sinueuse. Nous avons passé un tunnel, puis la route montait. Nous avons croisé une autre voiture dont nous avons juste vu les phares. Heureusement à cet endroit-là la route était plus large. Mon père a ri en imaginant que l'autre conducteur devait se dire quelque chose comme « En vingt-cinq ans, c'est la première fois que j'croise une voitur' sur cet' route ». Nous avons roulé comme ça pendant un bon quart d'heure avant d'arriver à un croisement. Aucune indication. Si, là, caché sur un talus nous avons vu le panneau « Saint-Yvi ». Ouf. Nous approchions. Quelques minutes plus tard, nous retrouvions notre bien-aimée D783 et Kerriou. L'aventure était terminée. Sacrée Marie-Claire!

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Voyage dans les Côtes d’Armor

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Ce matin, dès le petit-déjeuner terminé, nous avons sauté dans la voiture. Direction, le nord, les Côtes-d'Armor. Après deux heures et demie de route bien agréables (mis à part les quelques tracteurs), nous sommes arrivés chez nos amis de la Ferme : Marie-Claire, Aude et ses enfants. Nous étions à peine arrivés depuis cinq minutes que la conversation était lancée : quelle route nous avions prise pour venir, comment se passaient nos vacances (Marie-Claire adore qu’on lui parle du Finistère d’où elle est originaire), est-ce que nous avions vu Fred au marché de La Forêt Fouesnant (Fred vend du fromage des Alpes sur les marchés). Mon père a parlé de ses confitures de mûre. Aude et moi avons parlé de nos ordinateurs Mac, les filles sont parties jouer avec les enfants d’Aude. Nous avons déjeuné, Aude et Marie-Claire nous ont fait mourir de rire avec leur description d’un couple de clients parisiens. Elle hypnotisait Marie-Claire qui lui rendait sans cesse plus de monnaie qu’elle n’aurait dû. Lui se montrait arrogant avec Aude parce qu’il était bon client. Tout ça s’est terminé par une prise de bec hilarante au marché. Ça faisait longtemps que je n’avais pas rigolé comme ça. Après avoir fait un tour dehors, visité l’atelier d’Aude qui a bien avancé ses sculptures, goûté la tarte aux prunes que mon père avait faite pour l’occasion, il était déjà l’heure de partir. Marie-Claire nous a conseillé de prendre un autre chemin pour rentrer. Nous sommes partis et nous avons fait un crochet par Perros. Comme ça, pour se faire du bien. Nous avons fait dîner les filles devant la plage. Il était presque vingt heures lorsque nous avons repris la direction du Finistère. D’autres aventures nous attendaient, mais nous ne le savions pas encore.

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La visiteuse du soir

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Ce soir pour le dessert, nous avions une invitée, enfin deux invitées. Mon père avait préparé une tarte aux prunes du jardin (nous les avions cueillies l'après-midi même avec les filles), nous étions passés à la Biocoop de Fouesnant pour acheter la seule boisson qui s'imposait : le jus de princesse. C'est comme ça que nous appelons l'Apibul, un jus de pommes pétillant au cassis ou à la framboise. Vers 20 h 30, nous étions, les filles et moi, au bout du chemin attendant avec impatience nos invitées. Vers 20 h 40, une Golf noire est apparue. Les filles sautaient d'excitation. La Golf, après avoir doucement remonté le chemin, s'est arrêtée à notre niveau. La vitre de la conductrice s'est baissée et le visage souriant d'Isabelle est apparu. Oui, Isabelle, la maîtresse des filles!

- Bonsoir tout le monde! Eh bien, vous avez bonne mine, les filles! On a eu un peu de mal à trouver, mais finalement nous voilà. C'est charmant ici! Où est-ce que je gare la voiture?

Nous nous sommes installés sur la terrasse, les filles étaient très sages et bavardes à la fois. Elles avaient mille choses à raconter. « Pourquoi tu es ici? » a finalement demandé Felicia.

- Je suis en vacances chez mon amie Sylvianne, à Fouesnant.

- Et tu es venue nous voir?

- Oui. Hum, Michel, cette tarte est délicieuse!

- C'est vrai. La pâte est croustillante. C'est vous qui l'avez faite? a demandé Sylvianne.

- Oui, tout est fait maison, a répondu mon père.

Nous avons gentiment terminé la tarte, bavardé, fait une petite balade pour donner du pain aux moutons et Isabelle et Sylvianne sont reparties. C'est bien les vacances.

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Pont-Aven

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Cet après-midi, nous sommes allés à Pont-Aven. C’est une petite ville à quinze kilomètres de Concarneau. Elle est située à l’embouchure de l’estuaire de l’Aven. La ville est célèbre pour son charme fleuri, sa rivière, ses petites maisons de pêcheur, ses nombreuses galeries de peinture. En effet, des peintres célèbres sont venus à Pont-Aven, de nombreux américains, puis Paul Gauguin, Emile Bernard. C’est la naissance de l’Ecole de Pont-Aven. La ville est aussi célèbre pour ses biscuits, de gros palets bretons : les Traou-Mad (bonnes choses en breton). Nous avons silloné la petite ville en partant du port où nous étions garé, jusqu’à la promenade au-dessus de la rivière, où l’on peut voir d’anciens lavoirs. Nous avons fait une halte pour prendre un goûter à la terrasse d’un charmant salon de thé. La carte indiquait une tarte aux fraises! Malheureusement, il n’y en avait plus. Le serveur, très sympathique, m’a invitée à venir voir dans la pâtisserie les gâteaux qu’il leur restait. J’ai choisi une tarte au citron vert pour moi et pour mon père une tarte aux pommes caramélisées. Les filles avaient arrêté leur choix sur une boule de glace à la fraise. Tout était fait maison. Nous nous sommes régalés en cette fin d’après-midi. Lorsque nous sommes partis, nous avons pris une petite rue qui passait derrière le salon de thé. Il faisait bon et une fenêtre était ouverte. Deux pâtissiers travaillaient. Micaela voulait voir.

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— Bonjour, nous pouvons vous regarder? ai-je demandé.

— Oui, bien sûr.

— Vous préparez du chocolat?

— Oui, du chocolat.

— Je veux voir moi-aussi! s’est écrié Felicia. Je l’ai montée à son tour. Le deuxième pâtissier s’est approché d’elle.

— Tu aimes le chocolat?

— Oui! — Et ta sœur aussi?

— Oui!

— Alors voici pour vous.

— Oh, merci!

Le pâtissier leur avait tendu une pastille de chocolat chacune. Après cette petite halte, nous avons rejoint le port. C’était marée haute. Un bateau de touristes venait de quitter le quai pour une balade sur l’Aven jusqu’à Port-Manech, au bord de la mer.

— Oh, on pourra prendre le bateau, nous aussi, a demandé Micaela.

— C’est une bonne idée. On essaiera de revenir.

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La pointe de Beg Meil

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Il faisait soleil cet après-midi. Nous avons décidé de nous promener au bord de la mer et de changer de pointe. Nous sommes allés à la pointe de Beg-Meil, c’est un peu moins loin que Mousterlin. Le paysage est très différent, il y a une petite falaise, des criques, des rochers, un chemin côtier et un sémaphore. Et des mûres. — Oh, regarde Papa, des mûres de bord de mer! me suis-je écrié. Nous nous sommes bien promenés. La mer était bleu sombre, on voyait au loin Concarneau. Nous sommes descendus sur une crique et les filles ont joué sur la plage et dans les rochers. Au retour, nous avons remarqué un petit attroupement sur le parking de la pointe et des panneaux d’affichage auxquels nous n’avions pas prêté attention plus tôt. Il s’agissait de membres d’une association qui alertaient les promeneurs sur les dérives dont faisait l’objet le sentier côtier. En effet, le sentier côtier passe sur des propriétés privées (les grands patrons français adorent la Bretagne) dont les occupants ne souhaitent pas que les promeneurs puissent emprunter ce sentier. La loi est pour les promeneurs. Mais les propriétaires ont le pouvoir de l’argent et l’affaire, qui a été portée devant les tribunaux, dure depuis un certain temps. Enfin, il semblerait qu’une issue ait été trouvée avec le concours du Maire de Fouesnant. Mais tout ça a un côté révoltant et démoralisant. Les gens de l’association étaient sympas, ils buvaient un coup et une mamie a offert aux fillles des galettes bretonnes. En rentrant à la maison, j’ai fait un tour sur Internet pour en savoir plus sur l’affaire et je vous ai trouvé un article du Télégramme qui résume bien la situation.

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Une autre Bouton d’or

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Après la sieste, nous sommes allés faire un tour à la plage de Cap Coz. C’est une grande plage en bordure d’un bois de pins. On aperçoit Concarneau d’un côté, Beg-Meil de l’autre. La mer est belle et il n’y pas trop d’algues. En rentrant, sans réfléchir, mon père a pris la route qui passe par le bourg de La Forêt Fouesnant. Erreur fatale, c’est la même route qu’empruntent tous les vacanciers. Nous avons mis dix bonnes minutes pour entrer dans la ville. — Pourquoi les voitures n’avancent pas? a demandé Micaela. Il y a un tracteur devant? — Non, c’est simplement que tout le monde passe par le même chemin. On aurait dû passer par derrière. Nous étions à environ la moitié de la descente en virage de La Forêt quand a débouché, dans l’autre sens, à la sortie du virage, une Kangoo jaune! La même que la nôtre, Bouton d’or. — Oh regardez! Un Kangoo jaune! ai-je crié. Nous avons tous fait des signes à l’autre voiture. Une femme était au volant de la voiture jumelle. Elle nous a répondu et nous a fait un grand sourire. Les filles étaient folles de joie! Bon, tout ceci est enfantin, certes, mais c’était sympa. Et puis, cette rencontre a alimenté la discussion des dix minutes suivantes passées dans le bouchon. Au rond point suivant, Bouton d’or filait à vive allure sur la route déserte qui nous emmenait à la maison.

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La cueillette des mûres

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Hier après-midi, nous avons emmené Micaela faire une balade au poney club de Lanvéron. C’est un endroit très sympa. Les enfants étaient quatre à monter. Nous avons suivi Micaela qui montait Douchka et les autre enfants dans leur promenade. Au détour d’un champ, nous avons longé une rangée de mûres énormes! On en a goûté quelques unes au passage. Et tout ça nous a donné l’idée dans rechercher autour de notre gîte. J’ai demandé à Christine, notre propriétaire, si elle pouvait nous indiquer un bon coin pour la cueillette.

- Bien sûr, descends vers le ruisseau. Tu trouveras des mûres, m’a-t-elle dit.

Cet après-midi, nous sommes donc partis tous les cinq vers le ruisseau. Pour l’atteindre, nous sommes entrés dans les bois. Les deux grandes filles ont chacune trouvé un bâton pour jouer à la vieille dame comme dit Micaela. Felicia n’était pas très rassurée. Elle nous a reparlé du renard. Puis nous avons trouvé le ruisseau et pas très loin des mûriers. Mon père et moi avons commencé la cuillette en faisant attention aux épines. Lisa me piquait une mûre sur deux. Les vieilles dames étaient parties jouer au bord du ruisseau. Il y en a moins qu’hier au poney, a soupiré mon père. Il n’y a pas assez de soleil ici. Ce n’est pas avec ça qu’on va faire une tarte. Maman, c’est quoi le truc bleu qu’on voit là-bas derrière les arbres? a crié Micaela. Je ne sais pas. On va aller voir! C’est ainsi que nous avons découvert au bord du ruisseau un massif de magnifiques hortensias bleus. ils étaient si beaux qu’ils en étaient presque irréels.

- C’est trop beau ici, s’est écriée Felicia.

On a découvert d’autres mûriers, mais pas beaucoup de mûres. Nous avons décidé de remonter. Nous étions encore dans les bois quand nous nous avons aperçu sur le chemin plus haut un magnifique chien blanc qui venait à nôtre rencontre. Il faisait si sombre qu’on ne voyait que lui et il était si beau que les filles n’ont pas songé à avoir peur.

- C’est Valuka, la chienne de Jean-Marie, ai-je dit.

- C’est qui Jean-Marie? a demandé Micaela.

- Le fils de Christine.

Jean-Marie est apparu et nous a fait signe de loin. En retournant au gîte, mon père a eu l’inspiration de rentrer dans un champ. Nous avons trouvé des mûres magnifiques, belles, grosses et goûteuses. Nous avons cueilli presque deux kilos! Et alors que j’écris ces lignes mon père fait de la confiture! ça sent bon dans la maison.

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