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Archive for April 2011

Au café Internet de Trégastel

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La semaine dernière, j’ai découvert en faisant mes courses au Super U de Trégastel que le magasin de thé de la petite galerie commerciale avait changé d’emplacement et faisait désormais salon de thé avec accès Wifi. Le lundi suivant, accompagnée de Lisa, je suis allée boire un thé avec mon ordinateur. Il y avait d’autres consommateurs et prendre le thé au milieu d’un magasin est une expérience déroutante. Quelques gorgées de breuvage et vous êtes ici et ailleurs. J’y suis retournée quelques fois, juste le temps de consulter mes emails et d’envoyer quelques tweets. J’en profite pour remercier les participants au jeu EnRouge, c’était très sympa et très amusant. Je crois qu’il serait temps de passer à un autre jeu. Je vais réfléchir à un autre thème, je vous le communiquerai sur Twitter. Dans le salon de thé, au fil de mes visites éclair, j’ai testé plusieurs thés verts : un thé vert au jasmin, un thé vert aux fruits rouges, un thé vert nature reconnu pour sa richesse en vitamines. J’ai observé les autres clients et une fois j’ai fait un tour complet du magasin. Il y a une choix incroyables en thés de différentes maisons, en chocolats (j’ai acheté un tablette Michel Cluizel), ou encore en cafés. Ce matin, je savais que ça serait ma dernière visite alors je me suis fait un petit cadeau : une boîte de vingt mousselines de ce thé vert qui m’avait tant plu. Le thé Long Jing ou Puits du dragon. Sur le chemin du retour, j’ai fait un détour par la plage. Ce sont les grandes marées en ce moment. J’ai admiré le paysage. Les rochers de granit rose aux formes lourdes et arrondies, la mer bleu sombre d’où l’on s’attend à voir sortir un dinosaure, ou un dragon... trop de thé vert, Laetitia?

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A la ferme

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Aujourd’hui, nous étions invités à goûter à la ferme, chez la fille de Marie-Claire la fermière, Aude. Vous vous souvenez de Marie-Claire, la fermière qui trait son troupeau de brebis, chèvres et vaches à la main deux fois par jour et de Aude, sa fille qui à trente ans a déjà exercé mille talents. Les enfants de Aude sont amis avec nos filles, alors c’est toujours la fête lorsqu’ils se voient. Nous étions à peine arrivés que les filles partaient déjà promener leur poupées dans le jardin. Nous en avons profité pour aller faire un tour dans l’atelier de Aude dans un bâtiment de la ferme récemment rénové. Aude se lance dans la sculpture monumentale. Nous avions vu une ébauche de sa première œuvre au mois d’octobre dernier, pendant les vacances de la Toussaint et là nous avons découvert quatre statues impressionnantes. Elle nous a raconté sa visite chez le banquier chez qui elle est allée demandé un prêt pour l’achat d’un four pour cuire ses œuvres. Au début, il l’a regardée avec méfiance, mais quand elle a sorti des photos de ses statues, il a eu un choc et c’est presque la larme à l’œil qu’il lui a dit que la banque la soutiendrait. j’étais épatée et rassurée qu’un banquier ait ce genre de réaction. Après avoir quitté l’atelier, nous sommes allées faire un tour au bord de l’étang. Les enfants avaient mis les pieds dans l’eau, tout excités. Marie-Claire nous a montré ses “niches à oies” où les oies ont pu couver leurs œufs tranquillement. Alors que nous étions là, Yves, le fiancé de Marie-Claire, est arrivé en voiture. - Ah, c’est Yves qui rentre avec les cygnes! J’ai trouvé sur Internet des cygnes à vendre, encore dans leur œuf. Les propriétaires nous ont dit que les œufs étaient éclos ce matin et Yves est allé les chercher à Rennes. On va les mettre en couveuse à la maison. Nous sommes rentrés après avoir vu les bébés cygnes dans leur couveuse. Il faisait beau et la voiture semblait glisser sur la route. Les nuages rosissaient et nous avions passé un bel après-midi.

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Goûter chez MF

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Aujourd’hui, nous étions invités à goûter chez Marie-Françoise. vous vous souvenez certainement de notre amie qui vend des confitures sur les marchés de la région. Elle habite une petite maison dans Perros avec un jardinet qu’elle prend beaucoup de plaisir à entretenir. Micaela était ravie de ce goûter qui allait lui donner l’occasion de jardiner un peu. Elle adore cette activité grâce à sa maîtresse qui fait jardiner les élèves sur un petit bout de terre dans l’école. Pendant que nous buvions notre thés, Micaela et sa petite sœur ont ramassé les herbes coupées par la tondeuse, ont soigneusement mis du sable au pied d’une plante, ont consciencieusement arrosé toutes les fleurs et sont finalement parties promener Choupette la petite chienne de Marie-Françoise autour de la maison. Nous les avons rejointes et nous sommes allés saluer Luc qui travaille un potager derrière la maison de MF. La petite cinquantaine, originaire du Sud de la France comme on l’entend à son accent chantant, Luc ancien mécanicien s’est reconverti dans la culture potagère. Le propriétaire du champ lui prête sa terre à condition qu’il l’entretienne. ça, comme nous a expliqué Luc, c’est jusqu’à temps qu’ils vendent ce bout de terre pour le construire. Nous parlions et nous marchions en même temps le long des allées de mûriers. Luc voulait absolument nous montrer des mûres presque mangeable (“le temps c’est n’importe quoi cette année!”) quand j’ai remarqué un buisson décoré de plein de petites fleurs blanches délicates... Marie-Françoise m’a dit : - Tu as vu ces belles aubépines!

Et voilà que comme le narrateur de A la recherche du temps perdu j’admirais un buisson d’aubépines.

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Chez le coiffeur

La semaine a été assez mouvementée et je n’ai pas pu mettre en ligne de podcasts au rythme habituel. Tout d’abord, mon amie espagnole Teresa est venue nous rendre visite. Elle est arrivée samedi soir de Zaragoza et elle est repartie mardi soir. Lisa a commencé à montrer des signes que quelque chose n’allait pas dimanche, puis lundi soir c’est moi qui aie commencé à me sentir pas très en forme. Mardi, au lieu de courir Paris avec Teresa, j’ai dû rester au lit. Mercredi le médecin a diagnostiqué une double otite à Lisa. Je me suis mieux remise qu’elle, mais pas suffisamment pour mettre en ligne mes podcasts. Cependant, aujourd’hui, je vais beaucoup mieux et c’est avec un léger frisson d’angoisse (« L’angoisse n’est que fioriture », ai-je entendu dire Vladimir Jankélévitch) que je me suis rendue à mon rendez-vous chez le coiffeur. Je n’avais pas pris rendez-vous chez le coiffeur du coin à qui je demande tous les six mois de me couper cinq centimètres, non, j’avais pris rendez-vous avec un styliste d’un salon sur les Champs-Elysées. Il s’agit du coiffeur de mon amie Natasha. Cela fait huit ans qu’elle se fait couper les cheveux par lui et à Noël elle lui a dit qu’elle voulait se couper les cheveux beaucoup plus courts. Il lui a fait une coupe formidable. Alors je me suis laissée tenter. C’est un petit salon, au fond d’une impasse. J’étais à l’heure. Le coiffeur s’est occupé de moi. — Asseyez-vous là. On va tout d’abord discuter de ce que vous voulez faire. Je lui ai expliqué que je trouvais que j’avais les cheveux trop longs et que j’aimerais changer de coupe sans être révolutionnaire non plus. Enfin, vous voyez, la fille très téméraire. — Vous travaillez ? m’a-t-il demandé. — Je travaille à la maison. — Vous portez les cheveux attachés ou détachés ? — Les deux. — Vous avez le temps de vous faire des brushings ? — Non, pas du tout. J’ai trois enfants. Il a soupesé mes cheveux, les a entortillés, m’a regardée de profil, m’a fait mettre debout. — On va au bac, si vous voulez bien me suivre. Il m’a lavé les cheveux en silence. Une autre femme, très bavarde, se faisait coiffer dans le salon. Elle s’est adressée à mon coiffeur. — Tu auras le temps de me faire des bouclettes comme la dernière fois ? — Tu dois partir à quelle heure ? — Onze heures et quart. — On verra. Je m’occupe de Madame. Après le shampooing, je suis retournée m’assoir et le coiffeur a sorti d’un tiroir sa paire de ciseaux. Il a pris mes cheveux d’une main et les a maintenus au dessus de ma tête et s’est mis à me les couper en donnant de grands coups. Les mèches tombaient sur le sol. Et moi, j’étais pétrifiée, mais je n’ai rien dit. C’est ce que je voulais, couper mes cheveux. Les mèches s’entortillaient autour des doigts du coiffeur, les ciseaux se baladaient, aériens, au dessus de ma tête, coupant par petits coups, à la verticale. C’était ça l’originalité de sa technique. Il ne m’a jamais coupé les cheveux à l’horizontale, toujours par coups de ciseaux à la verticale dans des mèches entortillées et relevées au-dessus de ma tête. L’autre cliente insistait pour ses bouclettes. C’est l’assistant du coiffeur qui a commencé le brushing pendant qu’il faisait ses bouclettes à l’autre cliente. Puis, les bouclettes finies, il a repris la main. — Vous devez vous sentir plus légère. — Oh, oui. — Je termine la coupe sur cheveux secs. Et il a repris ses ciseaux et c’était reparti. Là, j’ai cru que ça ne s’arrêterait jamais. Puis, il a eu l’air satisfait et il m’a souri. — Vous vous reconnaissez ? — Oui, je crois que c’était avant que je ne me reconnaissais pas. — Vous voulez des bouclettes ? m’a-t-il demandé gentiment. — Non, merci. Sa question m’avait fait rire. — On se revoit dans un an ? — Entendu. Voilà, et moi je vous propose de nous revoir dans deux semaines ! Nous partons pour quinze jours en Bretagne et je n’aurai pas Internet.

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G. Cherrier

Ah, c’est jeudi ! C’est le jour où Laurie arrive, toujours souriante, pour garder Lisa. Et moi, je m’envole pour Paris ! Ce matin, prenant un air sérieux, un pas pressé, je me suis rendue à la gare. Je crois que je ne détonnais pas dans le train. J’ai même sorti mon portable pour envoyer quelques messages, puis un livre hyper sérieux sur la communication autour d’internet. Je peux être très business quand je veux ! Je dis ça en rigolant, bien sûr. J’ai commencé par me rendre à la librairie WH Smith, près de la Concorde, pour consulter quelques magasines sur le vin et Internet. Vingt minutes plus tard, je prenais la ligne 12 en direction de porte de la Chapelle. Je suis descendue à Pigalle. Je suis passée de l’obélisque au Moulin rouge. J’ai marché en direction de la place de Clichy. Je rendais souvent visite à un ami caviste par là-bas il y a quelques années. Place de Clichy, j’ai pris la rue Caulaincourt. J’ai passé le pont au-dessus du célèbre cimetière, il y avait quelques chats gris qui se reposaient sur les tombes. Quand j’ai vu le numéro 26, je me suis arrêtée et j’ai sorti l’article que j’avais découpé dans Télérama. — Oui, c’est bien au 22. Mais je n’ai rien vu. Je suis revenue sur mes pas et j’ai réalisé que j’étais passée devant sans m’en rendre compte. La boulangerie grise de Gontran Cherrier est à peine visible pour une fille à moitié dans ses pensées. Je suis entrée ; c’était l’heure creuse, il n’y avait qu’un seul client. A l’intérieur, c’est une boulangerie à l’ancienne avec des carreaux de faïences et moderne aussi avec un plafond aux couleurs vives. J’ai remarqué les croissants magnifiques. J’ai pensé à mon ami Trevor. Puis, le jeune vendeur s’est adressé à moi en me tendant un panier rempli de petits morceaux de pain. — Souhaitez-vous goûter notre pain aux figues ? — Oui, avec plaisir. C’est délicieux. Finalement, je suis partie avec un beau morceau de ce pain, une baguette tradition parfumée au curry (incroyable !), une demi-miche bio et un morceau de pain d’épices pour le goûter. Oh là là, je reviendrai.

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A la piscine

Tout a commencé par une discussion entre filles... Euh, entre mamans, autour d’un thé. J’avais invité Géraldine, la maman de deux jumelles qui étaient en petite section avec Micaela, à me rendre visite un après-midi il y a deux semaines de cela. Au cours de la conversation, nous avons parlé du manque d’exercice. Et Géraldine a dit qu’elle aimait beaucoup aller à la piscine. — Moi, aussi, mais je n’aime pas y aller toute seule, ai-je dit. C’est ainsi qu’est né le projet d’y aller ensemble. Géraldine m’a appelée hier et nous avons convenu d’y aller ce matin puisque Lisa est à la garderie. Je pensais que le plus dur serait de se mettre à l’eau, mais non, l’eau était à une bonne température. Je n’avais pas encore fait ma première brasse que je suis tombée nez à nez avec un visage connu qui m’a fait un grand sourire et a retiré ses lunettes de natation. — Bonjour, vous allez bien ? — Oui, je vous remercie. Et vous ? — Ça va. Je vois que je ne suis pas le seul à venir me détendre le mardi matin. Je me suis tournée vers Géraldine. — Je te présente mon dentiste. — Bonjour. Euh, je crois que vous êtes aussi mon dentiste ! — Oui, c’est vrai ! — Vous voyez mon mari ce soir. Nous avons commencé à nager. La première longueur a été vraiment difficile. J’étais très essoufflée en arrivant au bout des 50 mètres. — Essaye de bien placer ton souffle, m’a conseillé Géraldine. J’ai écouté son conseil et, au fur et à mesure, c’est devenu un peu moins difficile, puis plus facile. Nous avons nagé une demi-heure. J’ai l’impression de m’être dérouillée et je suis vraiment fatiguée. Et nager m’a aussi relaxée. En fait, je crois que ça m’a fait un bien fou. Nous avons prévu de retourner à la piscine en fin de semaine.

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