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Archive for March 2011

Conversations SMS

Depuis quelques semaines, Caroline laisse sa dernière fille à Laurie le jeudi matin. Elle est donc la compagne de jeu de Lisa. Aujourd’hui, Caroline devait se rendre à Paris pour un rendez-vous. Elle est partie plus tôt que moi. Je suis aussi allée à Paris, flâner chez Gibert. Au retour, alors que je consultais le tableau des trains au départ à Saint-Lazare, je me suis dit que Caroline était peut-être aussi dans les parages. Je me suis installée dans le train de 11 h 41 et j’ai sorti mon portable avec l’idée de lui envoyer un SMS. C’est alors que j’ai découvert que j’avais un SMS non lu. C’était un message de Caroline. « Tu es à Paris ? » Le message datait de 11 h 29. Je me suis empressée de répondre. « Oui, et toi ? Je suis dans le train de 11 h 41 » Quelques instants plus tard, je reçois une réponse. « Je suis déjà arrivée à la gare ». Je réponds alors que mon train partait. « Tu m’attends, on rentre ensemble ? » Quelques minutes plus tard. « Je découvre ton message. Suis arrivée à la résidence ». J’étais moi-même presque arrivée et je pensais retrouver Caroline chez moi. Lorsque je suis arrivée, elle était déjà partie. Je voulais justement lui proposer qu’on déjeune ensemble. J’ai repris mon portable. « Je voulais t’inviter à déjeuner. C’est trop tard ? » Pas de réponse. Puis une demi-heure plus tard, le téléphone sonne à la maison. •    C’est Caroline, je viens de voir ton message. En fait, mon téléphone était en mode silencieux et je ne m’en étais pas aperçue. Si tu n’as pas encore préparé, c’est d’accord pour qu’on mange ensemble. •    Je n’ai pas commencé. Alors, c’est vrai que dans toute cette histoire, nous avons échangé dix SMS alors que j’aurais très bien pu rentrer chez moi, prendre mon téléphone fixe et inviter Caroline. Mais, je trouve ça sympa d’échanger tous ces messages.

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Dom Juan

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Hier soir, avant d’attaquer ma compta, j’ai décidé de ranger mon bureau qui ressemblait de plus en plus à n’importe quoi avec des piles de papiers, de journaux, de dossiers, des jouets, des CD et des livres. Il était étonnant que j’aie encore accès au clavier de mon ordinateur. En faisant ce rangement, j’ai déplacé une pile de livres que j’ai posée sur la table basse. Je l’ai oubliée quand je suis partie me coucher et Lisa, tout heureuse, l’a découverte ce matin. J’ai retrouvé mes livres éparpillés sur le sol. C’est en les ramassant que je suis tombée sur le texte de Dom Juan de Molière. Je suis allée voir la pièce il y a dix jours avec Michelle. Ça s’est organisé au dernier moment lorsque j’ai reçu un email du théâtre annonçant qu’il restait des places. Nous étions vendredi soir. Le lendemain, à vingt heures trente, j’étais dans la salle et je découvrais le fameux Dom Juan. Mon intention était de lire le texte de la pièce avant de la voir. J’avais acheté le texte l’année dernière après avoir lu que la pièce allait être jouée dans le théâtre de ma ville. Le livre s’est retrouvé dans une pile, puis hier par terre. Les filles étant occupées, j’ai feuilleté le livre et je suis retombée sur le passage qui m’avait fait tant rire. Je l’ai relu et je revoyais la scène. Cela me surprend qu’un texte écrit au XVIIe siècle puisse faire rire. Dans ce passage, Sganarelle, le valet de Dom Juan a revêtu une tenue de médecin pour échapper aux hommes qui les poursuivent lui et son maître. Il explique que... mais c’est peut-être mieux que vous lise le passage ? Sganarelle : Comment, Monsieur, vous êtes aussi impie en médecine? Don Juam : C’est une des grandes erreurs qui soit parmi les hommes. S : Quoi? Vous ne croyez pas au séné, ni à la casse, ni au vin émétique? DJ : Et pourquoi veux-tu que j’y croie? S : Vous l’âme bien mécréante. Cependant vous voyez, depuis un temps, que le vin émétique fait bruire ses fuseaux. Ses miracles ont converti les plus incrédules esprits, et il n’y a pas trois semaines que j’en ai eu, moi qui vous parle, un effet merveilleux. DJ : Et quel? S : Il y avait un homme qui, depuis six jours, était à l’agonie ; on ne savait plus que lui ordonner, et tous les remèdes ne faisaient rien ; on s’avisa à la fin de lui donner de l’émétique. DJ : Il réchappa, n’est-ce pas? S : Non, il mourut. DJ : L’effet est admirable. S : Comment? Il y avait six jours entiers qu’il ne pouvait mourir, et cela le fit mourir tout d’un coup. Voulez-vous rien de plus de efficace?

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Le Marceau

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Je me demande si je fais bien de vous parler de toutes ces pâtisseries que je mange. Après tout, c’est peut-être cruel. Je crois que je vais préférer penser que ça vous fait du bien en me basant sur un exemple personnel. Vous savez que je suis le blog de Bergamotte, Sucrissime, qui comme le suggère son titre, parle surtout de dessert. Eh bien, lire ses comptes-rendus de recettes me fait du bien au moral. Je sais que je n’ai pas le temps de faire beaucoup de desserts, mais lire à propos de ceux que fait Bergamotte me plaît. Donc, nous sommes d’accord, je continue à vous parler de pâtisseries ? Alors, je vais vous parler du gâteau dont nous avons mangé hier la dernière part. C’est mon amie Gabriella qui nous a apporté ce gâteau. Gabriella est aussi gourmande que moi et elle a pas très loin de chez elle un pâtissier meilleur ouvrier de France. Je crois que j’ai déjà évoqué sa galette des Rois au début de l’année. Chacune des visites de Gabriella est l’occasion d’une petite fête autour de la dégustation d’un gâteau. Cette fois, nous avons pu goûter le Marceau. Les filles étaient très impatientes. •    C’est quand qu’on mange le gâteau de Tata Gaby ? •    Oui, c’est quand ? J’ai trop faim, là, je ne peux pas attendre. Pour vous mettre en appétit, je vous lis la description de ce gâteau par le pâtissier lui-même. « Croustillant praliné, biscuit chocolat, mousse au chocolat noir, glaçage chocolat ». Il s’agissait donc d’un gâteau au chocolat à plusieurs couches, croustillant à la base, moelleux ensuite et fondant pour finir. Il était décoré de deux macarons au caramel au beurre salé et d’une couronne de cacahouètes pilées. C’était vraiment très bon. C’est le genre de pâtisserie dont chaque bouchée imprime ses saveurs directement dans les souvenirs bien agréables.

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Atelier pour adultes

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Ce matin, pour la troisième fois depuis le début de la semaine, j’ai pris le train pour Paris. Je me suis fondue dans la foule des voyageurs des heures de pointe. A Saint-Lazare, j’ai pris la ligne 14, je suis descendue à Pyramides et je suis sortie avenue de l’Opéra. En face de moi, le macaron vert de gris de l’Opéra Garnier. Je lui ai tourné le dos pour me rendre à destination. J’étais en avance, j’ai fait un petit détour par la vitrine du magasin de la Comédie Française. Puis, j’ai traversé la place du Palais Royal et je suis entrée dans la cour du Louvre par le passage Richelieu. Ah, la pyramide de verre, les touristes et le sentiment d’être dans un lieu exceptionnel. J’aime bien être à Paris. Je suis revenue sur mes pas et j’ai pris l’entrée des visiteurs munis de billets. Ce qui frappe en arrivant dans le grand hall du Louvre, après une série d’escalators, de portes vitrées automatiques, c’est le bruit : un brouhaha de voix, de bruits de pas, de bruits de machines, qui semble occuper tout l’espace possible et vous saute aux oreilles. Et il y a des gens partout, qui traversent le hall, font du sur place, empruntent des escalators, tournent sur eux-mêmes. Cela ressemble à une ruche. Je me suis dirigée vers la médiathèque. J’ai traversé un couloir, monté un escalier, emprunté une coursive et je suis entrée dans la salle numéro 5. Là, fini le brouhaha. J’ai retrouvé mes collègues de travail. Sarah, une étudiante espagnole en Beaux-Arts, Nadia, hôtesse de l’air, et Edouard, architecte. Nous formons une bonne équipe. Depuis le début de la semaine, de 10 heures à midi et demi, nous travaillons tous les quatre, ainsi que deux autres groupes, à la construction d’une exposition temporaire de peintures du XVIIIe siècle. Nous le faisons avec sérieux et plaisir. C’est un atelier pour adultes. Le professeur trouve qu’il y a une bonne énergie dans les groupes et des projets bien élaborés. Demain, nous présenterons la maquette de l’exposition que nous avons intitulée « Le XVIIIe siècle intime ». Et après, hop, nous repartirons chacun de notre côté !

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Remède de grand-mère

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Lisa continue à beaucoup se gratter. J’ai recherché sur les forums s’il y avait d’autres moyens de la soulager et j’ai lu à plusieurs reprises que les mamans utilisaient du « talc au calendula ». Il paraît que c’est un remède de grand-mère. Ce matin, je suis donc sortie avec les filles à la recherche du talc au calendula. Nous en avons trouvé assez facilement. Il y en avait dans la pharmacie en face de la Biocoop. — Oui, nous avons ça, me dit la préparatrice. Et elle est allée chercher un petit pot sur une étagère. Elle scanne le pot et m’annonce le prix de 5,50 euros. — Ah, il me semble que ce n’est pas le prix affiché, lui ai-je répondu. Mes yeux étaient particulièrement en forme pour la lecture à distance ce matin et ils avaient lu 4,80 euros. La préparatrice s’est déplacée de mauvaise grâce vers l’étagère. — Oui, c’est une erreur, le produit a augmenté. 5,50 euros, s’il vous plaît. — Il me semble que vous devriez me faire payer le prix qui est affiché. La vendeuse s’est alors mise à grommeler, « voilà ce qui arrive quand on ne fait pas bien son travail, c’est toujours sur les autres que ça retombe ». — 4,80 euros. Je lui ai tendu un billet de dix euros. — J’ai quatre-vingts centimes si ça vous arrange. — Non, ça ira. Merci. Elle m’a rendu la monnaie et nous sommes sorties. J’étais fière de moi. Il y a encore quelques années, je n’aurais rien dit sur le prix ou j’aurais dit quelque chose en rougissant. C’est bien, je grandis. Maintenant, espérons que le produit sera efficace.

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Varicelle

Un premier bouton est apparu dimanche. Je ne voulais pas y croire. Hier, une bonne vingtaine de vésicules avait envahi Lisa. Il n’était plus possible de le nier. Lisa a la varicelle. Bon. Hier soir, elle se grattait sauvagement la tête et les oreilles malgré le traitement. C’est la première des trois filles qui semble autant souffrir. Cet après-midi, la sieste a été de courte durée. J’ai à peine eu le temps de me tenir informée sur ce qui se passe avec la centrale nucléaire au Japon. Ma petite boutonneuse souffrait trop pour dormir. — Ok, mademoiselle, nous allons sortir en promenade. Cela tombe bien, il fait beau. J’ai appelé Jacques pour savoir si une balade printanière le tentait. En plus, j’avais un but de promenade à lui proposer : une boulangerie à l’autre bout de la ville indiquée par la mère de Laurie. — Oui, avec plaisir. Je prends mon appareil photo et j’arrive. Les promenades avec Jacques sont toujours l’occasion de conversations. J’aime bien me promener avec lui, parler de choses et d’autres, puis remarquer un immeuble, faire un détour pour observer une façade, se déplacer pour changer d’angle de vue et finalement arriver à destination. La vitrine de la boulangerie était bien appétissante : tout en longueur, une étendue de petits gâteaux colorés, soigneusement alignés, aux glaçages brillants, des viennoiseries de belles tailles, caramélisées, recouvertes de sucre, dorées ou décorées de confiture, nous invitait au voyage gourmand. Nous avons fait notre commande : 4 petits moelleux individuels (chocolat, poire-épices, pistache-abricot et fruits rouges), un petit kouign-amann, une petite brioche fourrée à la confiture de myrtilles, un palmier et deux petits pains de campagne (« tous les pains sont au levain », m’a dit la vendeuse). Nous étions tout joyeux en ressortant. Et les filles ont été ravies de piller le contenu de nos sacs à la sortie de l’école. Hum, et il y a encore tant de différents moelleux à goûter, tant de brioches à essayer et de pains à découvrir.

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Une illusion de courses

Aujourd’hui, j’ai fait quelques courses alimentaires. Je manquais d’inspiration pour cuisiner ces derniers temps. Et puis, aujourd’hui, dans le rayon fruits et légumes du magasin bio, j’étais inspirée. Il y avait des petites courgettes italiennes bien vertes (à ce détail, vous aurez compris que je n’étais pas à la Biocoop... A la Biocoop, on ne trouve QUE des produits de saison). Hum, me suis-je dit, je pourrais faire une soupe aux courgettes ! Un peu plus loin, je vois de petits artichauts violets. Hum, des artichauts avec des œufs mimosas, c’est bon et c’est rapide à préparer. Puis encore un peu plus loin, de jolis choux-fleurs. Ah, des choux-fleurs, je pourrais tester cette recette de beignets de chou-fleur que je viens de lire dans un magazine. Au fait, c’était dans quel magazine ? Enfin, c’est un détail. Il y avait aussi des kiwis, des oranges de Sicile, des poires. Et si j’achetais quelques carottes. Micaela m’a dit qu’elle avait envie de carottes râpées. Je pourrais aussi préparer quelques galettes de pomme de terre. Et puis, il y avait dans un autre magazine cette recette de soufflé de brocolis. Tiens, il y a justement des brocolis. J’ai dû me réfréner. Mais j’étais contente d’avoir plusieurs idées de repas à préparer. Ce soir, après l’école, pendant que les filles jouaient, j’ai réussi à préparer une soupe de courgettes. Super, ça commençait bien. Un peu plus tard dans la soirée, mon mari a découvert mes achats : chou-fleur, carottes, artichauts, brocolis. — Tu vas nous faire des recettes ? — Non, pour l’instant ce sont des illusions. — Des illusions ? — Oui, tant que je ne transformerai pas ces légumes en recettes, ils restent des illusions, comme cette salade qui se flétrit depuis une semaine dans le frigo. Mais, tu es d’accord, des illusions c’est déjà pas mal. — Oui.

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Blanche-Neige et le loup

Aujourd’hui, les filles et moi étions invitées chez mon amie Maryam. Son mari et moi nous connaissons depuis le collège. Nous nous étions perdus de vue après le bac et nous nous sommes retrouvés par hasard en 2009, à la Biocoop. Je vous avais raconté cette rencontre. Sa femme et moi sommes devenues bonnes amies. Ils ont trois enfants du même âge, à quelques mois près, que les nôtres. Nous étions invitées pour le goûter. J’avais préparé une brioche. Maryam avait préparé un de ces gâteaux au chocolat merveilleusement léger. Il était parfumé avec un zeste d’orange. C’était très bon. Avec un bon thé. Le goûter était bien agréable. Lisa a bien aimé le gâteau. Les filles sont parties jouer avec une copine de la fille aînée de Maryam. Nous en avons profité pour discuter tranquillement. Puis, nous avons entendu des rires de chipies et nous avons vu apparaître devant nous cinq petites princesses en robe de bal, maquillées pour... le carnaval. Felicia portait un déguisement de Blanche-Neige. Elle était ravie de sa robe longue (un peu trop longue). — Regarde maman, je suis Blanche-Neige ! Micaela m’a montré ses pieds nus. — On a aussi dessiné des fleurs sur nos pieds ! C’est joli, non ? Les filles sont retournées jouer. Un peu plus tard, la grand-mère de la copine de la fille de Maryam est venue chercher sa petite-fille. C’était une grande dame, toute mince, avec des cheveux très noirs et une voix rauque et très grave. Lorsque les filles sont venues, la dame a dit bonjour à tout le monde. Felicia-Blanche-Neige est restée pétrifiée en entendant la voix de la visiteuse. Elle s’est précipitée dans mes bras. — Oh, c’est ma voix de loup qui te fait peur ? a demandé la grand-mère. — Maman, je veux partir maintenant ! J’ai peur ! Nous avons ri. — Ne t’inquiète pas, a dit la grand-mère, c’est moi qui m’en vais et je ne mange pas les jolies Blanche-Neige !

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Le vendeur qui court

Ce matin, je suis allée faire un tour rapide à La Défense. Vous savez le quartier d’affaires situé à l’ouest de Paris avec La Grande Arche qui suit l’axe historique (Le Louvre, l’Obélisque, l’Arc de triomphe... Et la Grande Arche). Il y a à La Défense un grand centre commercial qui s’appelle Les Quatre Temps. J’avais une carte cadeau à épuiser. Vous connaissez le principe de ces cartes, on vous offre un crédit que vous pouvez utiliser dans certaines enseignes comme on dit en marketing (pour parler en langage clair : dans certains magasins). J’avais un choix limité par rapport à mes goûts avec cette carte, mais bon, il y avait aux Quatre Temps un magasin où j’aurais pu trouver un ou deux CD qui m’intéressaient. C’est donc dans ce magasin que je suis allée ce matin. L’ambiance de ce magasin « culturel » était un peu particulière, il était tout simplement désert, un ou deux clients, zéro vendeur, et il offrait un choix limité en livres, DVD et CD de musique. Mais, ne soyons pas mauvaise langue, j’y ai quand même trouvé un des CD que je cherchais. Pour le deuxième, j’ai demandé à la caissière s’il y avait un moyen de savoir s’ils l’avaient en stock. — Attendez, je vais appeler le vendeur, m’a-t-elle dit. Elle a passé un coup de fil. — Il arrive tout de suite. La caissière a continué à parler avec son collègue homme. Son collègue était du genre comique qui raconte sa vie, sa nuit et ses humeurs mélancoliques. J’écoutais vaguement ce qu’il racontait. Quand tout à coup arrive dans le magasin un homme qui courait à vive allure. Il s’est adressé à moi alors qu’il passait à ma hauteur. — PJ Harvey, c’est ça ? — Oui. — Je vais voir. Le collègue de la caissière a éclaté de rire. — Ah, vous avez déjà vu ça, Madame ? Il est génial, non ? — Oui, il est assez étonnant. Le vendeur coureur est revenu vers moi, à peine essoufflé. — Non, nous n’en avons plus. Il faut dire qu’ils ont bien réduit le rayon. Désolé. Et il est reparti en courant.

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Le Cristal de sel

Aujourd’hui, jeudi, ma matinée de liberté s’est terminée en apothéose. Laurie n’avait pas d’engagement pour l’après-midi et au lieu de rentrer pour midi, j’ai pu aller déjeuner au restaurant avec mon mari. Nous avions choisi d’aller dans un restaurant à quelques minutes à pied de son travail. J’avais lu une très bonne critique dans Télérama Sortir. J’ai bien aimé l’ambiance du restaurant dès que j’ai passé la porte d’entrée, une salle claire, des tables métalliques. Nous avons été accueillis très gentiment. La salle était encore peu remplie et nous avons pu nous installer où nous le souhaitions. De ma place, je pouvais apercevoir le chef en cuisine. Nous avons étudié la carte, en fait les tableaux noirs suspendus au mur. Un plat a tout de suite retenu mon attention. — Qu’est-ce qui te fait envie ? a demandé mon mari. — Les ravioles de langoustines. — Moi aussi. Et la tarte au chocolat en dessert ? — Oui ! Nous parlions déjà du dessert, car une mention sur le menu précisait qu’il fallait la commander en début de repas. Le serveur est venu nous voir. Il nous a expliqué la carte et nous a présenté l’entrée et le plat du jour. — Dans notre formule du midi, nous souhaitons mettre en avant certains produits. Par exemple, en entrée, l’assiette de charcuterie de l’Est de la France. — Nous avons choisi à la carte. — Je vous écoute. Ah, les ravioles de langoustines, embeurrée de chou, sauce à la nage avec une pointe de pistou ! Quel délice ! C’était comme faire un voyage inattendu au pays des saveurs. Le plat était doux, savoureux, inoubliable ! Et puis dans mon esprit se superposait à ces sensations le bleu de la mer à l’Ile-Tudy auquel est attaché le mot « langoustine ». Le voyage s’est terminé par la tarte au chocolat, un disque de chocolat formé d’une couche de chocolat du Venezuela et d’une autre de chocolat d’Equateur, entouré d’un mince cercle de pâte sablée. Nos yeux ont été surpris par cette illusion de tarte, mais nos papilles n’ont pas été déçues. Je rêve déjà de notre prochain déjeuner dans ce restaurant.

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