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Archive for January 2011

Le barbier de Séville

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Ce matin, alors que Lisa était à la garderie, je suis allée faire un tour à Paris. Je voulais me rendre à la librairie anglaise WH Smith, rue de Rivoli, à deux pas de la place de la Concorde. Ce n’est pas très compliqué depuis Saint-Lazare. Il suffit de prendre la ligne 12 (Porte de la Chapelle - Mairie d’Issy). Le plus compliqué est de rejoindre la ligne 12. Il y a de gros travaux en ce moment à Saint-Lazare et on circule dans la gare en suivant des itinéraires inhabituels, on emprunte des passages bétonnés, des escaliers provisoires, des escalators extérieurs, on sort, on rentre, on essaye de ne pas louper une pancarte. Enfin, le couloir caractéristique du métro et ses affiches. Oh, une affiche pour le Barbier de Séville qui se joue en ce moment au théâtre du Châtelet. Je me suis arrêtée pour prendre l’affiche en photo avec mon téléphone portable et l’envoyer à Natasha. C’était un clin d’œil à notre soirée de vendredi soir passé. Mon amie Sylvie m’avait donné deux places qu’elle ne pouvait pas utiliser pour une leçon d’opéra de Jean-François Zygel au théâtre du Châtelet. Je vous ai déjà parlé de ce monsieur il y a quelques années. Il donne des «leçons de musique» en public dans lesquelles il explique une œuvre ou parle d’un compositeur. La leçon que Natasha et moi avons vue vendredi était consacrée au Barbier de Séville de Rossini. C’était divertissant, brillant et surtout très drôle! Jean-François Zygel a l’art d’expliquer la musique (les touches de son piano sous les doigts), de résumer une scène en quelques mots, de faire remarquer une harmonie, un style, etc. Bref, il est passionnant et nous avons passé une excellente soirée. Le théâtre du Châtelet aussi est magnifique. En attendant de prendre place, nous avons fait un petit tour au premier étage où il y a une loggia vitrée qui donne sur la place du Châtelet. Il faisait nuit et, vous le savez, Paris la nuit est magnifique!

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Aujourd’hui, j’ai quitté ma banlieue pour une balade à Paris. Laurie gardait Lisa. Je suis allée à Saint-Michel, à la librairie Joseph Gibert. Vous savez combien de temps il me faut pour me rendre à Saint-Michel depuis chez moi? Une demi-heure, c’est tout. J’étais à la recherche d’un livre sur le fromage. Il y a beaucoup de choix dans cette librairie parce qu’elle propose des livres neufs et des livres d’occasion. C’est ainsi que j’ai trouvé exactement le type de livre que je cherchais : une encyclopédie des fromages français. J’ai commencé à la feuilleter dans le métro. Elle a été écrite par un M.O.F (Meilleur Ouvrier de France), Christian Janier. Ce livre est très intéressant. La première partie est consacrée à la production laitière : les races laitières, la lactation, la composition du lait, l’alimentation, la traite, le terroir. J’ai appris beaucoup de choses et j’ai apprécié les prises de position de Christian Janier, ses explications, la présence de la nature, du terroir, au détour de chaque paragraphe. Ensuite, la seconde partie présente la fabrication fromagère, puis suivent les familles de fromages (pâtes fraîches, pâtes molles, pâtes persillées, pâtes pressées non cuites, cuites, pâtes fondues). Une quatrième partie aborde le bon usage du fromage : savoir le choisir, le déguster, le conserver, le présenter, le découper. Enfin, il y a le répertoire des fromages dans lequel 62 fromages sont passés « à la loupe » sous forme de fiches en 4 parties : historique, fabrication, affinage et précisions. Et puis l’auteur donne une description succincte, mais imagée, de chaque fromage. Par exemple, « Le crottin de Chavignol se présente comme un petit cylindre, aux côtés bombés et aux arêtes arrondies. Il possède une croûte fine et régulière, avec ou sans moisissures blanches ou bleues. Sa pâte est blanche et compacte (cassante quand le fromage est très sec), son goût caprin est souvent “noisetté”. Christian Janier est fromager-affineur à Lyon. Plus tard, dans l’après-midi, alors que Lisa faisait sa sieste, j’ai regardé si le livre était disponible sur Internet. Je me disais que si j’en parlais dans le livret que je prépare sur le fromage, mes lecteurs auraient peut-être envie de se le procurer. Malheureusement, le livre est rare. Je n’ai trouvé que trois exemplaires d’occasion à vendre. Et si nous lancions une pétition pour la réédition de ce livre?

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La banlieue

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Aujourd’hui, c’était une journée « banlieue ». Ce matin, j’ai écouté l’album The suburbs de Arcade Fire. In the sububs I, learned to drive and you told me we’d never survive. Grab your mother’s key we’re leaving. J’aime bien cette première chanson de l’album. Vous le savez, j’habite tout près de Paris, mais c’est quand même la banlieue. J’ai toujours habité en banlieue. Paris c’est pour les balades, les musées, Ladurée, des rendez-vous, des spectacles. Et puis, on prend le train et on rentre. La banlieue, par ici, ce sont des immeubles en pierre de taille datant du début du 20e siècle, beaucoup d’immeubles en brique des années 30, se ressemblant tous plus ou moins, quelques constructions modernes se ressemblant beaucoup, des petites rues avec des maisons et leur petit jardin où fleurissent au printemps des grappes de glycines. Plus on s’éloigne de la gare, plus les magasins se font rares. Ce n’est pas mort, c’est tranquille, on croise toujours quelqu’un. A 13h30, j’ai écouté l’émission Les pieds sur terre qui présentait chaque jour de la semaine des reportages faits en Alsace. Celui d’aujourd’hui se passait dans une banlieue de Mulhouse. Une banlieue de H.L.M. triste d’où l’on a envie de partir et de rester à la fois, parce qu’on se sent rejeté ailleurs. A 14h, j’ai également écouté l’émission suivante, Planète terre, en travaillant. Il s’agit d’une émission de géographie. L’invité était un chercheur, il présentait son travail sur les périphéries urbaines. C’était très intéressant et assez savant. A un moment, il a parlé d’une étude qui avait montré que, contrairement à ce qu’on pouvait penser, il y avait du bonheur à habiter la banlieue.

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Lecture hivernale

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Hier soir, j’ai entamé la lecture de Crime et châtiment de Dostoïevsky. Mon idée est de suivre la lecture collective proposée par Dennis Abrams dont je vous ai parlé la semaine dernière. Après une année passée à lire Proust, il entame une nouvelle année avec Dostoïevsky. Samedi après-midi, je suis allée avec mes deux grandes filles à la librairie la plus proche de chez moi acheter un exemplaire de Crime et châtiment. Il y avait deux éditions du livre, la première en un seul tome dans la collection Folio, la seconde chez Acte Sud, en deux tomes. Mais dans la deuxième édition, seul le tome 2 était en rayon. J’avais très envie de la seconde édition, car je sais que les traductions sont plus récentes que chez Folio. Quand aurais-je eu à nouveau l’occasion de me rendre dans une librairie ? Oh, pas avant plusieurs jours ! J’ai donc pris l’édition Folio et sa traduction de 1950. Samedi soir, j’ai terminé la lecture de L’usage du monde de Nicolas Bouvier. Il va me manquer, son écriture va me manquer et les paysages qu’il a traversés aussi. Dimanche soir, j’ai lu quelques lignes de Crime et châtiment, mais je n’étais pas prête pour tant de noirceur après un livre lumineux. J’ai vite refermé le livre. Hier soir, ayant vu que Dennis Abrams avait publié un nouveau billet, j’ai repris Crime et châtiment. J’ai quitté le héros du livre dans une taverne où un client venait de lui raconter les malheurs de sa vie : sa femme, malade et cruelle, qui avait poussé sa belle-fille de quatorze ans à se prostituer, lui qui avait perdu son travail, puis qui en avait retrouvé un et qui venait de dépenser sa première paye à boire alors que ses enfants n’avaient pas mangé depuis plusieurs jours... Ce livre s’annonce comme un cauchemar, mais quelle écriture ! Est-ce que vous l’avez lu ?

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Fromage et dessert

Cet après-midi, je faisais des recherches sur Internet pour un livre en préparation. Le sujet de ce petit livre est le fromage (c’est d’ailleurs un livre qui vous est destiné!) et je recherchais des blogs sur le sujet. Je surfais donc, passant d’une page à l’autre, sauvegardant ou non une adresse de blog. Puis, je clique sur un blog dont le titre est «Fromage et dessert». Instantanément, à la lecture de ce titre,  je me dis «oh, un blog qui traite à la fois de fromage et de pâtisserie! C’est super intéressant!». Le titre de ce blog vient en fait d’une habitude au restaurant : certains menus proposent de choisir entre le fromage ou le dessert. Le garçon, à la fin du repas, revient vers vous son carnet de commande à la main et vous dit «Et ensuite, vous prendrez le fromage ou le dessert?». Le fait d’utiliser la conjonction de coordination «et» à la place de «ou» indique qu’à la place de choisir, on prend les deux! Je vais donc sur le blog et, surprise, il s’agit d’un blog sur la mode et le maquillage tenu par deux jeunes Lyonnaises.  Aucun lien avec le fromage donc. Mais, curieuse, je lis quand même quelques articles et je trouve le ton sympathique. En l’espace de quelques minutes de lecture, j’ai appris plein de choses sur le maquillage, comme le fait de mettre une base sur la paupière avant de poser le fard. Je ne savais pas cela et je rêve déjà de me procurer une palette de fards à paupière présentée dans les idées cadeaux pour Noël 2010! J’étais soudain bien loin du fromage. J’ai donc sauvegardé l’adresse du site dans mes signets et je suis retournée à mes moutons. Je rêvais d’un blog un peu comme celui d’Hervé Bizeul, sur le fromage, mais pour l’instant, je n’ai pas trouvé.

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A la pharmacie avec Proust

Pendant que les filles dormaient, j’ai fait un tour sur Internet, j’ai lu le dernier billet de Dennis Abrams de son blog consacré à la lecture de A la recherche du temps perdu. Malheureusement, j’ai découvert cet excellent blog en anglais il y a seulement une semaine! Enfin, dans ce billet, Dennis Abrams racontait ce que la lecture de Proust lui avait appris. Le premier apprentissage est celui du savoir regarder. Un coup de téléphone a interrompu ma lecture. Ma voisine du dessous, 84 printemps,  voulait savoir si je pouvais aller lui chercher des médicaments à la pharmacie. Oui, bien sûr, dès que mon mari sera rentré. Je dois y aller pour Lisa aussi. Il sera là vers quelle heure? Ce soir, il rentre tôt, vers 17h30. C’est très bien. A tout à l’heure! Et merci de votre gentillesse! Je vous en prie. A tout à l’heure. En allant à la pharmacie un peu plus tard dans l’après-midi, j’avais à l’esprit l’article de Dennis Abrams et je regardais avec attention ce qui se passait autour de moi. Le comportement des pharmaciens, Mme P., toujours très maternelle, qui tenait absolument à faire assoir un client âgé engagé dans une discussion technique avec Monsieur P. à propos des machines qui mesurent le diabète. Monsieur P. Toujours très pro, ignorant le comportement insistant de sa femme (mais comment fait-il pour la supporter toute la journée?) Ou bien le regard rempli d’un obscur sentiment qu’une des deux jeunes assistantes a envoyé à l’autre depuis l’arrière-boutique pensant qu’on ne la voyait pas. Et puis, il y a les clients heureux, malheureux. Il me semble que je pourrais écrire un roman sur les vingt minutes passées à la pharmacie. j’ai regardé et j’ai vu des regards, des sourires, des inflexions de voix, des gestes, noté des détails vestimentaires, remarqué une tournure de phrase, une hésitation au moment de parler, senti un parfum... Mais un podcast, c’est seulement quelques lignes!

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J’aime la galette

Nous sommes en pleine période de galette des rois, vous savez ce gâteau de pâte feuilletée que l’on mange pour fêter l’Epiphanie. En quelques jours, nous avons déjà fêté trois fois les rois. Vendredi soir, à l’occasion d’un goûter chez Caroline avec toutes nos filles respectives (Caroline a aussi trois filles!). Caroline avait acheté une galette fourrée aux pralines roses et à la framboise et une brioche des rois c’est-à-dire une brioche en forme de couronne recouverte de fruits confits. Personne n’a eu la fève dans la galette, mais c’est Felicia qui a trouvé la fève dans sa part de brioche. Elle n’a gardé sa couronne que quelques instants sur sa tête. Il fallait que tout le monde essaye la couronne, Lisa et sa copine Clara (6 mois) étaient bien mignonnes en têtes couronnées! samedi, c’est notre amie Gabriella qui est venue fêter les rois à la maison. Elle nous avait apporté une galette d’un pâtissier meilleur ouvrier de France (je vous ai déjà parlé de cette distinction). Un pur délice! Je crois que c’était la meilleure galette à la frangipane que j’aie mangé depuis des années. Le fourrage à la frangipane était goûteux et léger, la pâte feuilletée était parfaite, ni trop grasse, ni trop sèche. Bref, nous nous sommes régalés. C’est une photo de cette galette qui illustre le podcast. dimanche, nous avons fêté les rois avec nos voisins Christine et François et leur fils Alexis (né six semaines avant Lisa). J’avais acheté pour l’occasion une galette fourrée pistache-framboise chez le nouveau pâtissier du quartier que j’ai découvert grâce à Jacques. C’était très bon aussi. Le mélange de la pistache et de la framboise est très rafraîchissant. Nos invités ont trouvé la galette délicieuse. Je crois que je vais acheter la même pour notre prochaine galette, dimanche prochain. A propos, vous connaissez cette petite chanson qu’on apprend aux enfants? J’aime la galette, savez-vous comment? Quand elle est bien faite, avec du beurre dedans.

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Shopping à Paris

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Cela fait plusieurs jours que je suis atteinte du syndrome bien connu des portes-monnaies, le syndrome « Oh, je n’ai plus rien à me mettre ». L’arrivée, dans ma boîte aux lettres mail, de la newsletter de la marque danoise Noa Noa (marque que j’ai découverte l’année dernière grâce à mon amie Espagnole Teresa) annonçant des ventes privées à moins 30 % n’était pas sans lien, je dois le reconnaître, avec cette envie de nouveauté dans ma garde-robe ! La marque a ouvert une boutique à Paris au mois de novembre, j’ai donc profité de la venue de Laurie ce matin pour filer à Paris et découvrir le magasin. Mais, en arrivant rue du Cherche Midi (j’aime bien le nom de cette rue, pas vous ?), j’ai trouvé porte close. Il était 10h30 et la boutique n’ouvrait qu’à onze heures. Oh là là ! Je devais être de retour à midi à la maison. J’ai contacté Laurie, je pouvais arriver à midi dix sans la retarder. Bon, cela me laissait vingt minutes pour trouver mon bonheur dans le magasin. En attendant l’heure d’ouverture, j’ai fait un tour dans le quartier qui est riche de belles boutiques. C’est la vitrine de la librairie Chantelivre, rue de Sèvres, qui m’a le plus ravie. J’y ai découvert qu’un nouvel album de la série Yoko Tsuno venait de paraître. Yoko Tsuno, électronicienne, est une héroïne sympathique, douce et juste à qui il arrive des aventures terriennes et vinéénnes. Vous connaissez certainement la planète Vinéa ? J’aime beaucoup et je crois que je lis Yoko Tsuno, de Roger Leloup, depuis plus de 30 ans ! Je suis donc entrée acheter la BD dans la librairie. A onze heures et une minute, j’étais de retour devant la boutique Noa Noa. Dès que j’ai passé la porte, j’ai su que j’allais trouver quelque chose. J’étais la seule cliente, la vendeuse a pu s’occuper de moi et elle était très sympa. J’ai essayé ci et ça et tout à coup, oh oh, j’ai regardé l’heure. J’avais dépassé mon temps de liberté, un peu comme Cendrillon. Quel stress ! Heureusement, j’ai eu l’idée d’appeler Jacques et par chance il a pu prendre le relais de Laurie pour qu’elle puisse partir à l’heure. Je suis arrivée à la maison avec dix minutes de retard, mais avec une garde-robe bien renouvelée !

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L’usage du monde

« Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait. » Voilà ce que j’ai lu hier soir, dans le livre de Nicolas Bouvier, ce célèbre écrivain voyageur Suisse que je découvre seulement maintenant. En réalité, cela faisait longtemps que j’avais entendu parler de lui, mais le moment n’était pas venu. Puis il a suffi d’un article dans Télérama, d’une commande de livres sur Internet à l’occasion des présents de Noël et hop ! j’ai commandé le très célèbre Usage du monde. Dès les premières lignes, j’ai été happée. Quel dépaysement ! Et puis lire ce livre fait résonner des souvenirs, ceux du voyage que j’ai fait à 18 ans à travers l’Europe, sur les pas de l’impératrice Sissi. Ce voyage m’a « faite » comme écrit Nicolas Bouvier et je crois que l’aventure qu’il a représentée a transformé ma façon de penser (avec l’école bien sûr), d’aborder la vie et que c’est ce passé toujours vivant quelque part qui est le socle de mes amitiés : Sylvie, Caroline, Natasha, Teresa, Gabriella, Michelle, Maryam, Jacques, Trevor, tous mes amis sont des personnes habitées par l’aventure. Ma fille, Micaela, aussi, et du haut de ses cinq ans, la sortie que nous avons faite cet après-midi à la Biocoop a pris des allures d’aventures lorsque ce monsieur, parlant anglais, a proposé en anglais à Micaela de peser ses pommes. Elle est restée silencieuse pendant cinq bonnes minutes ensuite à l’observer. Imaginez, ce monsieur parlait anglais. Quelque part, il y a l’Angleterre ! A Dieppe, on prend le ferry et on va en Angleterre. Ou encore, on prend ce train qui passe sous la mer. Tout ça avait l’air de se bousculer dans sa tête. Je crois qu’elle est impatiente de partir à l’aventure.

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Laetitia s’est perdue

Bonne année 2011 ! Chères auditrices et chers auditeurs du podcast, je vous souhaite à toutes et à tous une très belle et très heureuse année 2011 ! Qu’elle vous apporte beaucoup de joie à vous et à tous ceux qui vous sont chers et puis du français, de bonnes lectures, de la bonne gastronomie, des moments heureux et paisibles. Je vous remercie également pour tous vos messages pour l’anniversaire du podcast, ils m’ont fait très plaisir. Ma demande des mots-clés pour un nuage de tags ne vous a pas tellement inspirée, mais je la renouvellerai à un autre moment de l’année.

Laetitia s’est perdue Aujourd’hui, Lisa avait son dernier rendez-vous chez le kiné. J’étais partie pour y aller à pied et puis j’ai aperçu, de loin, le bus qui arrivait. L’idée de gagner un bon quart d’heure de marche m’a bien tentée. J’étais justement à deux pas d’un arrêt. J’ai attendu et je suis montée dans le bus. Il n’y avait que quelques voyageurs et donc beaucoup de place pour ma grosse poussette. Assise à côté de la fenêtre, j’ai commencé à regarder dehors. Je repensais au livre que j’ai offert à Jacques, sur notre ville à la belle époque. Je notais mentalement les maisons anciennes qui devaient dater de cette période-là. Je trouve toujours cela mystérieux, ces maisons anciennes dont les habitants ont disparu, dont les vies ont disparu dans le passé. Je me demande s’ils ont laissé des traces, une histoire, s’il y a des personnes très âgées qui vivent encore là qui auraient des souvenirs à raconter sur ces lieux. Bref, je rêvais complètement et j’ai manqué mon arrêt. Oh, ce n’était pas bien grave parce que je ne l’avais dépassé que d’un arrêt. C’est ce que je pensais quand écoutant ma boussole interne j’ai pris une rue dans la direction du kiné. C’était une rue avec beaucoup de maisons anciennes. Elle était le prolongement parfait de ma rêverie. Mais ma boussole interne doit avoir un défaut, car je me suis retrouvée perdue. J’ai tenté de prendre une autre direction. J’ai marché un bon quart d’heure avant de tomber sur une grande avenue dont le nom me disait quelque chose. J’ai finalement retrouvé mon chemin, mais quel détour ! Je suis arrivée en retard à mon rendez-vous, essoufflée et fatiguée par ma marche. Mais je me demande si l’aventure de cette rue remplie de maisons anciennes ne valait pas le détour.

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