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Archive for August 2010

La pleureuse portugaise

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Notre location à Dieppe est un appartement situé au premier étage d’un immeuble datant du XVIIe siècle. Cela a quelque chose d’étrange d’habiter dans une demeure si ancienne, qui a logé des familles depuis plus de quatre cents ans. La hauteur sous plafond de cet appartement est impressionnante, au moins quatre mètres. Les fenêtres sont aussi très hautes. L’escalier qui dessert l’étage permettrait à deux femmes en crinolines de se croiser sur le palier sans faire voler un bout de la jupe de l’autre. A Dieppe, dans le quartier historique, il y a de nombreux immeubles datant de la même époque. On les reconnaît facilement à leur architecture. En plus, nombre d’entre eux ont été rénovés et c’est très joli. Je transporterai bien l’un d’eux dans ma ville pour y habiter! En plus, merveille, ils sont très peu sonores! Les voisins sont quasiment inexistants par leurs bruits. On entend davantage l’extérieur. Et c’est à ce nouvel environnement que mes oreilles ont dû s’habituer. Quand Lisa ou les deux grandes sont couchées, mes oreilles sont toujours à l’affût d’un appel, d’un pleur ou d’un cri. Au début, chaque cri de goëland me faisait dresser l’oreille. Puis les goëlands sont devenus un fond sonore. Hier soir, alors que j’étais installée dans le salon, j’ai entendu quelque chose. Quelqu’un pleurait. Etait-ce Lisa? Je n’étais pas sûre. Je me suis approchée de la porte de la chambre. Non, les pleurs venaient de la cour. J’ai ouvert la fenêtre. Une femme pleurait en parlant. Mais pas en français. On ne la voyait pas. Mon père s’est approché. - C’est du portugais, m’a-t-il dit. Cette femme avait l’air très triste, mais sa belle voix grave qui résonnait dans la cour de l’immeuble ancien avait quelque chose de théâtral et d’émouvant. Cela ressemblait à un monologue destiné aux étoiles qui aurait pu s’intituler “Mon amour est parti”. Mon père m’a dit. - Elle parle toute seule? - A mon avis, elle est au téléphone, lui ai-je répondu.

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Mélange d’époques

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Aujourd’hui, c’était l’anniversaire du premier débarquement allié de 1942 à Dieppe. Il y a depuis plusieurs jours des drapeaux canadiens partout dans la ville. Sur la grande pelouse de Dieppe, qui longe tout le bord de mer, un campement de tentes vert foncé était installé. Une grande partie de la pelouse est occupée en ce moment par une immense fête foraine. Le campement militaire placé un peu plus loin donne une drôle d’ambiance. Nous y sommes passés ce matin car l’année dernière quand nous avions voulu nous y rendre, les tentes avaient déjà disparu. Il y avait des tentes et quelques véhicules militaires soigneusement entretenus par leur propriétaires en tenue de soldat d’époque. Une jeune femme était habillée comme dans les années quarante, une grosse marguerite à la main ; elle était assise sur un banc et souriait doucement les yeux dans le vide. Une autre dans le même style de tenue se promenait entre les touristes. Les propriétaires-soldats parlaient fièrement de leurs véhicules, de leur souvenirs de gamin, soulevaient le capot d’une jeep pour montrer le moteur à un autre passionné. L’ambulance est le véhicule qui a le plus intrigué ma grande fille. - Il y a quelqu’un de malade dedans? - Non, c’est pour faire semblant. Une femme, elle-même en tenue de soldat, et marchant avec des béquilles d’époque et une jambe dans le plâtre est alors passée devant nous. C’était visiblement une mise en scène, mais cela intriguait ma fille. Je crois qu’elle ne comprenait rien à ce qu’elle voyait. J’étais aussi intriguée, c’était comme si j’étais au cœur d’une exposition qui n’en était pas vraiment une. Mon père nous alors raconté ses souvenirs de la Jeep laissée par les soldats américains qu’il conduisait pour ramener le câble qui servait à treuiller les planeurs sur l’aéroport de Périgueux. Nous avons pris quelques photos et nous avons quitté le campement. Nous avons continué notre promenade. Au milieu de la foule des promeneurs, de temps en temps, il y avait des jeunes hommes habillés en soldats de 1942 qui passaient. Puis quelques officiers qui parlaient français ou anglais. C’était extrêmement étrange, comme si on avait superposé deux images et que les  deux époques se retrouvaient dans la même dimension. La quatrième, peut-être!

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Le ferry vu d’en haut

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Ah, le temps commence à se lever! Il y a toujours du vent, mais il fait nettement meilleur et surtout il ne pleut plus. Une commerçante m’a dit qu’il faisait mauvais ces derniers jours parce que c’étaient les grandes marées. Hier, le départ du ferry dans les vagues qui faisaient rage était impressionnant. Comme vous pouvez le constater, regarder partir le ferry fait toujours partie de nos distractions favorites. Aujourd’hui, nous avons décidé de nous rendre sur la falaise qui domine le port, là où se trouve la Chapelle du Bon secours. C’était la première fois que nous nous rendions là-haut. On avait repéré une route qui montait juste après le terminal du ferry. Nous l’avons empruntée une dizaine de minutes avant le départ du ferry à dix-huit heures. La route montait bien, mais ne tournait pas dans la bonne direction. Nous avons pris la première route qui tournait sur la droite pour reprendre la bonne direction. Mais nous nous sommes perdus. Et impossible de distinguer le clocher de la chapelle qui paraît pourtant si haute d’en bas. Finalement, nous avons retrouvé notre chemin grâce au sens de l’orientation de mon père. Et tout à coup, la chapelle est apparue devant nous, nous étions en haut de la falaise. Il était dix-huit heures passées, mais le ferry était toujours à quai. Cela faisait une drôle d’impression de le voir d’en haut. Il paraissait différent. Nous avons aussi distingué un autre navire stationné tout contre lui. - Ce doit être le bateau ravitailleur, a dit mon père. Une voix a parlé dans un micro sur le ferry et j’ai compris “opération de pompage”. Mon père avait raison. Quelques minutes plus tard, le bateau ravitailleur a bougé et s’est éloigné du ferry pour quitter le port. Nous l’avons alors vu en entier. C’était un bateau bleu. Alors que le bateau ravitailleur était déjà sorti du port, le ferry a donné son fameux coup de sirène. Il a sonné plus longtemps que d’habitude, puis une nouvelle fois quelques instants plus tard. Nous avons compris qu’il demandait aux bateaux qui voulaient s’engager dans le port de renoncer. Il s’est alors doucement éloigné du quai. Nous l’avons regardé partir et je m’imaginais en partance pour l’Angleterre, dans quelques années, avec mon mari et mes trois filles.

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La vague

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Nous sommes à Dieppe depuis samedi. Il fait mauvais depuis samedi, mais cela n’entame en rien notre bonne humeur d’être retour ici. Mon mari est reparti dimanche soir après avoir passé le week-end avec nous. Mon père est arrivé lundi en début d’après-midi pour m’aider avec les filles. Malgré la pluie nous sommes sortis tous les jours. C’est un vrai plaisir de retrouver les commerçants que nous aimons bien : la bonne boulangerie, la bonne charcuterie et, ce matin au marché, le poissonnier, le marchand de fraises du pays et le marchand de légumes qui vend toujours tout moins cher (Les radis sont à deux euros, mais je vous les fais à un euro cinquante. Il y a deux kilos deux cents de pommes de terre, mais j’arrondis à deux kilos. Vous prenez deux salades, je vous en offre une troisième). Ce matin, il y avait une petite demoiselle de quatre ans et demi qui était ravie en se levant de constater qu’il pleuvait. En effet, j’avais promis à Micaela que nous irions acheter un parapluie. Cela fait au moins deux ans qu’elle en rêve. Hier, lundi, alors que les magasins étaient fermés (ici beaucoup de commerces sont fermés le lundi), nous sommes passés devant le magasin qui vend des sacs et des parapluies. Les parapluies pour enfants étaient exposés dans la vitrine. Je prendrai le jaune m’a dit Micaela après quelques minutes d’intense observation. Et c’est le jaune qu’elle a choisi sans hésitation ce matin. Oh là là! Qu’elle était heureuse! Et puis beaucoup de personnes dans la rue lui ont fait des compliments sur son joli parapluie. Elle a voulu le garder tout près d’elle pour faire la sieste. Et elle ne l’a pas oublié cet après-midi lorsque nous sommes sortis nous promener, bien qu’il ne pleuve pas. Alors que nous avancions sur la digue et parce qu’il y avait beaucoup de vent, je lui ai conseillé de le refermer. C’est alors qu’une vague est passée au dessus de la digue juste à l’endroit où nous étions et est retombée sur nous. Nous étions trempés.  Micaela a éclaté de rire. Ah, c’est trop drôle, juste au moment où j’ai fermé mon parapluie!

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Photos express

Cela fait des jours et des jours que je me dis que je dois envoyer des photos des filles à mes beaux-parents. Je ne prends pas le temps de transférer les photos, de les commander sur Internet. J’ai tort. Je ne pourrais faire cela que dans le calme, c’est-à-dire le soir, après vingt-et-une heure lorsque les filles sont couchées. Mais les nuits sont tellement entrecoupées en ce moment, les journées épuisantes physiquement, que le soir je n’ai plus un gramme d’énergie. Un gramme d’énergie? Euh, un joule ou un watt d’énergie serait plus correct! L’ordinateur me semble alors comme une machine rapace qui en me forçant à me concentrer va me vider complètement de mes derniers joules, ceux-là justement qui me donneraient la force de me traîner jusqu’au lit. Parfois, l’ordinateur sentant ma défaillance, réussie, je ne sais par quel mystère, à me transférer de sa propre énergie et je surfe bêtement jusqu’à plus de vingt-trois heures. Quand j’éteins l’ordinateur, je pense alors «zut, j’aurais dû m’occuper des photos...!». Mais quand je vois qu’il y a des mises à jour sur mes sites et blogs préférés, je n’arrive pas à résister. Je me dis «je vais jeter un œil et après j’arrête». Ah, ah! Je suis sûre que je vous fais bien rire. Le pire, c’est qu’après avoir éteint l’ordinateur, je n’arrive pas à me décharger de son énergie et c’est alors l’insomnie! Bref, cette histoire de photos, c’est infernal. Mais ce matin, j’ai trouvé la solution! Youpi! Je me suis souvenue que Jacques m’avait montré une machine géniale dans le Monoprix où l’on charge les photos et la machine les imprime dans l’instant. Nous sommes donc allées les filles et moi faire la connaissance de cette machine. Une fois devant, j’ai découvert que je pouvais transférer les photos depuis mon téléphone portable. En cinq minutes chrono j’ai imprimé une demi douzaine de photos. Dix minutes plus tard, je les envoyais par la poste à mes beaux-parents. Plus de stress, vive les photos express!

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L’odeur des aiguilles de pin

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Ce matin, nous avons battu un record. Nous étions dehors à neuf heures et quart! Nous sommes allées faire de la balançoire et quelques courses. Nous rentrions lorsque nous avons croisé une voisine. Nous l’appelons entre nous la dame aux lunettes rouges bien que cela fasse déjà au moins deux ans qu’elle a changé de monture. C’est une dame âgée, mais qui a gardé la forme et qui n’a pas du tout un look de mamie! Elle s’est arrêtée et nous avons un peu discuté. Eh, bien sûr, nous avons fait un commentaire sur le temps.

- J’étais partie faire des courses, m’a-t-elle dit, mais quand j’ai senti ce vent, je suis retournée à la maison mettre une petite laine. C’est rare qu’il y ait du vent comme ça! - Oui, c’est vrai, ai-je répondu. On se croirait au bord de la mer, vous ne trouvez pas? - Oui, vous avez raison, m’a-t-elle dit en ayant l’air de trouver ma remarque amusante. - On sentirait presque le sel! Mais, vous n’êtes pas en vacances? Me suis-je étonnée.

Elle m’a expliqué qu’elle était déjà partie, était rentrée et qu’elle partirait à nouveau dans quelques jours dans sa maison au Cap Ferret sur le bassin d’Arcachon.

- Je ne connais pas cette région. - Oh, c’est une région magnifique! Quand ma fille était enfant, je partais avec elle tout l’été. Maintenant, elle y emmène ses propres enfants. - En fait, j’y suis allée quand j’étais enfant pendant quelques années avec mon frère et ma sœur. Nous étions dans un home d’enfants. C’était bien, mais je n’ai pas tellement de souvenirs. Nous allions à la plage et quand il pleuvait nous allions dans la forêt. On construisait une cabane et des petits objets avec des aiguilles de pins. Oui, je crois que c’est l’odeur des aiguilles de pin mouillées qui est mon meilleur souvenir. - C’est vrai que c’est une odeur merveilleuse. Dans la région, il y a encore quelques restaurateurs qui proposent des moules cuites sur des aiguilles de pin. - Hum!

Nous nous sommes quittées, mais l’odeur des aiguilles de pin est restée. C’est merveilleux comme une petite conversation peut vous emmener loin.

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Les hirondelles sont parties

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Vous savez qu’en ce moment je suis à Paris.  J’en profite pour vous expliquer que quand on dit «à Paris» cela ne signifie par forcément Paris-même, cela inclut la banlieue parisienne. J’habite en proche banlieue de Paris.  Donc, en ce moment, je suis à Paris et que je m’occupe de mes trois petites filles. A la fin de la semaine, nous partirons pour deux semaines à Dieppe. Ces journées avec les trois petites sont bien gaies, mais assez épuisantes. Il y a certains moments où j’ai hâte que l’école reprenne! En fait, je crois que pour faire face il faut surtout avoir une bonne organisation. Il faut être sur le pied de guerre dès le réveil. Ce matin, c’est Lisa qui s’est réveillée la première. Nous avons un peu joué ensemble. Mais très vite les deux grandes se sont réveillées. J’ai déposé Lisa dans le lit à barreaux de ma deuxième fille. Elles sont heureuses de se retrouver ensemble. Pendant ce temps-là, j’ai filé dans la cuisine faire les préparatifs du petit-déjeuner. Quelques minutes plus tard, Micaela, comme tous les matins, est venue réclamer que Lisa vienne aussi dans son lit. J’ai changé Lisa de lit et je suis allée me préparer. Je suis revenue avec les habits des filles, la brosse et les élastiques à cheveux. C’est ma nouvelle technique, je les prépare avant le petit-déjeuner, ça va plus vite qu’après. Lisa est retournée se coucher et nous sommes allées manger. Miracle, ce matin j’ai pu m’asseoir pour manger tranquillement une tartine (mon mari a trouvé une délicieuse confiture abricot-framboise)! Ma place à table est face à la fenêtre. Ce matin, le ciel était un peu couvert, mais les nuages étaient hauts. C’est ce que j’adore dans notre appartement, on voit largement le ciel et particulièrement dans la cuisine. C’est ainsi que j’ai vu loin et haut dans le ciel un regroupement d’oiseaux. Il y en avait beaucoup, ils formaient presque un nuage. Puis, j’en ai vu un deuxième. Des étourneaux, ai-je pensé. C’est alors que j’ai réalisé qu’il n’y avait plus d’hirondelles dans les airs.

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Dégustation de mini fromages

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Ce matin, nous avions, comme hier, un thème pour la journée : une expédition chez le fromager de l’autre côté de la gare. J’avais remarqué la semaine dernière, en passant devant, qu’il serait ouvert tout l’été et j’avais repéré dans la vitrine toute une série de petits fromages tout mignon. Ce matin, Jacques de retour de vacances, était de la partie. Nous sommes partis à neuf heures et demi. Il faisait beau et nous avons pris une photo du chantier depuis le pont qui traverse les voies ferrées. Je prends ou fait prendre régulièrement des photos du chantier dont je vous avais parlé au début de cette année. J’espère mettre ces photos en ligne prochainement. Quelques minutes plus tard, nous étions chez le fromager. Entre temps, nous avions décidé de faire une dégustation le soir-même avec Jacques, les filles et mon mari. Nous avons acheté les petits fromages que j’avais vus : des bouchons de Sancerre, des boutons de culotte, des figuettes, un pélardon et un crottin de Chavignol. Nous avons complété notre plateau de fromage avec un demi camembert, une tranche de Comté fruité et de la mimolette bien vieille! La vendeuse a offert aux filles une petite lichette de Comté chacune. Hum, quel butin! Juste à côté du fromager, il y a un bon caviste. Jacques est entré se faire conseiller un vin pour accompagner la dégustation. Il avait en tête de boire un vin d’Alsace, mais la patronne l’a orienté vers un vin de Sancerre. Chargés de nos trésors, nous sommes rentrés de notre côté de la gare. Ce soir, à sept heures, la dégustation a commencé. Nous nous sommes régalés : les fromages que j’avais choisi entre-deux et secs étaient tous différents et goûteux, racontant chacun leur terroir, le vin se mariait divinement avec ses petits compagnons. Hum! Nous avons discuté assez tard, les filles se sont régalées. C’était une belle soirée d’été, la fenêtre ouverte, le soleil couchant, en banlieue parisienne!

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Tarte aux abricots

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Aujourd’hui, 4 août, jour anniversaire de l’abolition des privilèges, date très importante de la Révolution française, nous avons fait à la maison une tarte aux abricots! C’était une idée de mon mari, ça faisait longtemps qu’il  en avait envie. Et c’est vrai que les abricots sont délicieux cette année. Je ne pensais pas trouver le calme nécessaire à la maison pour réaliser cette petite pâtisserie. Mais finalement, la tarte aux abricots est vite devenu le thème de la journée. Tout d’abord, nous avions un but de sortie ce matin : aller acheter les abricots à la Biocoop. Bon, mes filles n’étaient pas plus motivées que cela, mais lorsque j’ai mentionné que nous pourrions aller faire un tour de balançoire en attendant l’ouverture du magasin, elles furent ravies et s’empressèrent de mettre leurs chaussures. Nous étions dehors avant neuf heures et demi. Il n’y avait personne aux balançoires et nous en avons bien profité avant d’aller acheter les abricots. Nous étions de retour vers onze heures. Lisa est allée se coucher pour sa sieste pré-déjeuner. J’ai sorti les ingrédients du frigo. L’astuce quand il fait chaud c’est de penser à mettre la farine, le saladier pour la pâte et le verre d’eau également au frigo. La pâte brisée fut prête en quelques minutes pendant que les filles étaient occupées à nager par terre dans le salon. Pendant que la pâte reposait au frigo, j’ai préparé les abricots. Une vingtaine de minutes plus tard, je sortais la pâte et l’étalais. A peine dix minutes plus tard, la tarte était au four. Ouf! Il était temps de préparer le déjeuner! Lorsque nous sommes allées chercher mon mari à la gare, Micaela qui ne sait pas tenir un secret s’est jetée au cou de son père : on a préparé une tarte aux abricots pour te faire plaisir!

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Doudou au bureau

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Chers auditeurs, je suis bien rentrée de Bretagne et je suis heureuse de vous retrouver après une interruption d’une semaine pour cause de maman-débordée-ne-sait-plus-où-donner-de-la-tête! Maintenant, ça va mieux, j’ai réussi à donner un rythme à nos journées et ainsi à retrouver du temps pour vous écrire. Aujourd’hui, nous sommes sorties après la sieste. La grande activité de la fin de journée est d’aller chercher mon mari à la gare. Il était un peu trop tôt pour nous y rendre directement alors nous avons fait un détour par la zone de bureaux qui a été construite à quelques minutes à pied de chez nous. Ce n’est pas l’endroit le plus sympatique pour se promener (vous vous souvenez peut-être que c’est là que se trouve le siège d’une multinationale de l’informatique, un bâtiment noir et entouré de hautes grilles), mais au moins là-bas les trottoirs sont hyper lisses et cela va très bien pour faire de la trotinette. Nous roulions tranquilement lorsque Micaela fut attirée par un objet qu’elle devinait à travers la vitre d’un bureau.

- Oh, maman, regarde, il y a un doudou!

Je me suis approchée de la vitre du bâtiment. On voyait une grande pièce remplie de postes de travail tous semblables. Effectivement, sur celui qui était le plus proche de la fenêtre, un petit oiseau jaune en peluche trônait, solitaire, sur un bureau bien rangé. Felicia s’est approchée.

- Là nounours, maman, regarde!

Effectivement, un peu plus loin c’était un nounours qui veillait sur le bureau d’un employé. Nous avons continué à avancer et à regarder. Je vous rassure tout le monde était déjà parti. Mais je trouvais cela fascinant de regarder de quelle manière ces bureaux impersonnels avait été «personnalisés» par leur propriétaire. Il y avait des petites plantes, beaucoup de peluches, de petits gadgets rigolos et colorés, une tasse avec un sachet de thé qui infusait, quelques cartes postales. Ce qui m’a le plus frappé c’était quand même les peluches. Je n’avais pas le souvenir qu’à mon époque on en apportait comme ça au travail. Et je trouvais que Micaela avait raison de les appeler des doudous. Est-ce que finalement ce n’est pas comme avoir avec soi un doudou pour se protéger d’un environnement hostile? Finalement, c’était assez émouvant. Est-ce que vous avez un doudou, vous, sur votre bureau?

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