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Archive for March 2010

Tarte aux fraises hors saison

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C’est écrit en gros dans le rayon fruits et légumes de la Biocoop : il faut manger les fruits et légumes de saison. Oui, mais la tarte aux fraises, jolie et brillante de sirop m’avait tapée dans l’œil la dernière fois dans cette boulangerie. Ma gourmandise déboussolée de maman épuisée ne connaît plus les saisons. Alors, lorsque mes parents m’ont proposé de me rapporter un goûter de la boulangerie en question, j’ai immédiatement pensé à la jolie tarte. Mes parents et mes deux grandes filles partis au jardin d’acclimatation (ma grande fille pour cause de maîtresse absente), j’ai initié Lisa au plaisir olfactif de la tarte aux fraises en faisant passer la tarte sous ses petites narines. Je crois que c’est surtout la couleur qui lui a plue. Les fraises étaient d’un beau rouge vif. L’odeur de la pâte sablé était également bien appétissante. Mais une fois dans ma bouche, quelle déception! Les fraises étaient dures et n’avaient aucun goût. Heureusement, la pâte était bonne. Voilà où la gourmandise m’a menée! J’ai mangé une tarte aux fraises hors saison, j’ai contribué à l’effet de serre en mangeant des fraises nourries à l’eau des nappes phréatiques, qui n’avaient certainement jamais vu la terre et qui avaient roulé des centaines de kilomètres en camion. Bref, le cauchemar. Lorsque je suis allée plus tard dans l’après-midi faire quelques courses à la Biocoop, je faisais profil bas. Cependant,  sur un présentoir à côté des caisses de pommes, j’ai remarqué qu’il y avait des recettes de cuisine à disposition. J’ai pris un des petits papiers : une recette de tarte aux pommes super originale dans laquelle on recouvre la pâte d’une compote de banane avant d’y déposer les lamelles de pommes. Ma gourmandise s’est ravivée de plus belle. Bon, les bananes ça voyage aussi, mais si elles sont chez Biocoop, c’est sans doute que c’est permis!

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Aujourd’hui, à quinze heures vingt-neuf précisément les filles, Laurie et moi avons quitté la maison pour une destination secrète. J’avais le nom de la rue, le numéro, les codes d’entrée et l’étage. Micaela n’avait pas oublié ses lunettes de star car il faisait soleil. En fait, je crois qu’elle était davantage intéressée par la boîte de macarons que j’avais dans mon sac à goûter que par notre destination... Mais, nous avons marché nos vingt minutes. A mi-chemin, mon téléphone a sonné. La deuxième équipe prenait contact et voulait savoir où nous en étions de notre progression. - Nous serons là dans cinq minutes! - Nous sommes déjà arrivées. Quelques minutes plus tard, Micaela, ses deux copines, leur maman et moi sonnions à la porte du professeur de yoga chez qui les petites filles allaient prendre leur première leçon. L’autre partie de l’équipe, à bord de Blue tango, allait visiter le quartier pendant notre demi-heure de cours. Le professeur de yoga, une femme très souriante d’un certain âge, nous a tout de suite mis à l’aise et le cours a commencé quelques minutes après notre arrivée. Les filles étaient un peu intriguées, mais elles se sont vite prises au jeu. - Les filles, nous allons marcher dans la pièce comme un éléphant! L’autre maman et moi regardions nos filles. C’était vraiment un drôle de spectacle et tout le monde avait l’air de bien s’amuser. Puis, des grenouilles ont sauté dans la pièce, des béliers se sont affrontés, des crocodiles ont rampé, des lézards ont lézardé. Quarante minutes plus tard, nous étions sorties et les petites filles étaient redevenues des petites filles. “Je veux le macaron rose! Moi aussi, le rose!”.

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Chez le dentiste

Vendredi dernier, ma grande fille Micaela a été poussée dans la cour de récréation. Elle est tombée sur la bouche, elle a saigné, mais ses dents n’étaient apparemment pas touchée. L’école m’a appelée pour m’informer. Durant le week-end, ma fille s’est plainte d’avoir mal aux incisives alors j’ai appelé le dentiste hier matin. Il nous a donné rendez-vous en urgence à midi et quart. Hier midi, j’ai confié ma deuxième fille à mon voisin Jacques et Micaela, Lisa et moi nous sommes rendues au rendez-vous. L’assistante du docteur nous a fait patienter dans la salle d’attente. Quelques minutes après notre arrivée, l’assistante a fait entrer dans la salle une vieille dame. Un mouchoir sur la bouche comme pour “éponger” une douleur dentaire, l’air renfrogné, elle est entrée de mauvaise humeur. - J’espère que ça sera rapide parce que je dois être à Paris à quinze heures. - Quinze heures! s’est exclamée l’assistante, vous serez sortie largement avant. La vieille dame lui a lancé un regard exaspéré. Un rendez-vous à quinze heures, il faut facilement quitter la maison à quatorze heures. Et avant cela, il faut se préparer à manger, déjeuner et faire la vaisselle. Tout cela sans compter le désagrément de manquer les informations et de ne pas avoir le temps de se préparer un café. Puis, la vieille dame incomprise a vu Lisa. Elle a rangé son mouchoir, sa mauvaise humeur, nous a fait un grand sourire et s’est assise en face de nous. L’interview a commencé. - C’est un garçon ou une fille? Elle a quel âge? Oh, vous avez vu ce regard! Elle est très éveillée. Oh, mais tu me fais des sourires! Tu es bien mignonne, tu sais. Quel beau bébé! Le dentiste est venu nous chercher et la dame nous a regardé partir visiblement à regrets. La consultation a duré peu de temps. On a fait une radio à Micaela et tout semble bien aller. Enfin, c’est à surveiller. Nous sommes retournées dans la salle d’attente pour remettre nos manteaux tranquillement. La vieille dame, tout sourire, était ravie de nous revoir. Le dentiste l’attendait, mais elle continuait à regarder Lisa le regard émerveillé. Le rendez-vous de quinze heures s’était envolé quelque part!

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Mon street view intérieur

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Cet après-midi, j’ai à nouveau été privée de sieste. Lisa trouve qu’il est beaucoup plus agréable de dormir dans mes bras. Mais attention, c’est une dormeuse exigeante, si j’ai le malheur de bouger elle se réveille et hurle. J’ai abandonné l’idée de la mettre dans son lit. En général, je tiens les télécommandes à portée de main et je regarde les vieux épisodes d’Hercule Poirot sur TMC. Cet après-midi, j’avais laissé les télécommandes sur mon bureau parce que Felicia adore jouer avec et qu’elles sont ainsi hors de sa portée. Je n’avais pas pensé à les reprendre au début de la sieste de Lisa. Donc, rien à faire, je me trouvais coincée sur le canapé sans pouvoir regarder la télé. Telerama était également hors de ma portée. La seule lecture que je pouvais éventuellement attraper avec mes pieds était une histoire de Petit Ours Brun qui traînait par terre. De peur d’attirer l’attention une nouvelle fois de la dame au bonnet en laine, j’ai décidé de me trouver une autre occupation. J’ai pensé à Street View que m’a fait découvrir Salil, un auditeur du podcast. Quoi, vous dîtes-vous, Laetitia ne connaissait pas Street view? Oui, oui, je ne connaissais pas! Je suis complètement déconnectée, vous ne l’aviez pas remarqué? J’ai donc commencé une promenade mentale dans les endroits de Paris qui me plaisent. Je suis d’abord passée chez Ladurée pour découvrir les derniers macarons. De là, j’ai marché jusqu’à la place de la Concorde. J’ai fait un tour chez WH Smith avenue de Rivoli, plus loin je suis passée devant chez Angelina et j’ai continué jusqu’à la librairie Galignani que je trouve vraiment très agréable. Dans mon Street view intérieur, il faisait beau et bon, je me suis donc assise quelques instants sur un des fauteuils de jardin à disposition dans le jardin des Tuileries. Puis, j’ai marché jusqu’au Pont des Arts. Oh, mais c’est qu’il est déjà tard. Je suis rentrée en bus, le 95, celui qui passe devant l’église Saint-Germain des prés, jusqu’à Saint-Lazare.

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Petit lapin

Ah, ça y est, je suis complètement épuisée. Le manque de sommeil fait son effet, je n’arrive plus à parler correctement, je cherche les sacs poubelles dans le frigo, j’appelle Felicia Lisa et ce matin Jacques trouvait que j’avais mauvaise mine... Alors, j’étais certaine que j’allais bientôt croiser ma voisine au bonnet. Je l’appelle comme ça parce que je ne connais pas son nom de famille. Cette gentille dame porte un bonnet en hiver, un de ces jolis bonnets de laine tricotés à la forme un peu rétro qui lui donne un air de sortir des années soixante. Eh bien, à chaque fois que je croise cette dame, je suis fatiguée. Je ne veux pas dire par là que c’est elle qui me fatigue, non. Simplement, lorsque je suis fatiguée, nous nous croisons. C’est à croire qu’elle est équipée d’un radar. En général, elle commence par me demander comment vont les filles. Eh bien, justement l’une d’elle vient d’être malade (comme par hasard). Alors la dame penche la tête sur le côté et l’air un peu inquiet me dit “Et vous, ça va, vous n’êtes pas trop fatiguée?”. Bon, j’essaye de donner le change parce que personne n’aime dire que ça ne va pas. Mais je vois bien à son regard qu’elle n’est pas dupe. En fait, je crois que même si un jour je suis vraiment en forme lorsque je la croise, elle me verra fatiguée. Pour cette femme, je serai toujours fatiguée. Bon, ben là, je suis vraiment fatiguée et  comme je le pressentais je l’ai croisée en fin de matinée. Je lui ai fait un grand sourire, j’ai essayer de cacher ma fatigue, mais elle avait la tête encore plus penchée que d’habitude. J’en ai conclu qu’elle me croyait encore moins que d’habitude. D’ailleurs ses paroles me l’ont confirmé. Elle m’a dit “Prenez bien soin de vous mon petit lapin”. “Mon petit lapin”, oh là là! C’est la première fois de ma vie qu’on m’appelle “petit lapin”. Bon, ça aurait pu être pire. Elle aurait pu dire “Mon pauvre petit lapin”.

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Los bomberos

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Aïe, c'était dur avec Lisa aujourd'hui. J'aimerais que le lait maternel soigne aussi bien le reflux que la conjonctivite. Quand c'est la crise, mon bébé souffre tellement qu'elle n'arrive pas à trouver le sommeil. Dans ces cas-là, je la sors en poussette et, en général, elle finit par s'endormir. Malheureusement, aujourd'hui ce fut long. Elle hurlait dans sa poussette. Tous les passants que j'ai croisé m'ont regardée. Un homme qui me dépassait m'a même crié " Mais où est sa tototte?. Elle n'en a pas, lui ai-je répondu sur le même ton, et ça ne changerait rien ai-je ajouté pour moi-même. Cependant, j'ai remarqué qu'elle se calmait un peu lorsque je roulais sur des surfaces non lisses, par exemple des bateaux. J'ai donc orienté ma promenade vers une rue où il y en a beaucoup. De là, je suis arrivée dans le nouveau quartier, là où se trouve la Biocoop, et j'ai remarqué que les trottoirs étaient pavés. Cela ne m'avait pas frappé jusqu'à présent. Je me suis donc promenée dans cette zone et j'ai décidé de faire un tour vers de nouveaux immeubles de bureaux, tous neufs, nouveaux siège social d'une multinationale dans le domaine de l'informatique. J'ai ici une pensée pour le magnifique livre de Alain de Botton que m'a offert mon amie Natasha il y a deux ans pour Noël : L'architecture du bonheur. Que penser de ces immeubles noirs, opaques, sans aucune recherche... Ils nous disent certainement quelque chose de pas très gai sur notre mode de vie, sur les multinationales... Voilà un endroit où je n'aimerais guère passer mes journées. Enfin, je le devrai peut-être un jour. Mais oublions cette sinistre perspective. Un peu plus loin, j'ai découvert un beau bâtiment en briques rouges, un toit vert, une charpente visible en bois. Intriguée, je me suis approchée. Il y avait une grille ouverte sur une large cour et dans cette cour un bâtiment avec de grandes ouvertures. Un petit centre commercial va s'installer ici, ai-je d'abord pensé, ravie. Non, ce n'était pas cela. J'ai mieux observé ce que je voyais. J'ai soudain réalisé que les ouvertures étaient des portes, des portes de garage géantes. Oui, mais pour garer quel style de véhicule sinon des camions... des camions de pompiers! Ce bâtiment à peine fini, encore désert, est une nouvelle caserne de pompiers! Je me suis arrêtée pour prendre une photo. Lisa s'est aussitôt réveillée et j'ai dû m'éloigner. Mais quelle découverte! c'est la première fois que je découvre une caserne de pompiers au cours d'une promenade.

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Conjonctivite à Las Vegas

Aujourd'hui, mes deux grandes filles ont passé la journée chez mes parents. J'ai ainsi pu me reposer et m'occuper tranquillement de mon bébé. Pour les autres jours de la semaine, Laurie, notre super baby sitter, avec qui j'ai toujours plaisir à discuter, viendra s'occuper des deux grandes. Mais pour ce qui est d'aujourd'hui, j'ai pu faire toutes les tétées sur le canapé du salon, en regardant la télé. Je redécouvre des émissions que je n'ai pas regardées depuis des années en constatant les changements en mieux ou en pire, j'en découvre de nouvelles que je trouve bien intéressantes. ça me plaît. Je crois que je n'ai jamais autant apprécié la télé! Cet après-midi, au cours d'une des tétées, je n'arrivais pas à trouver une émission qui m'intéressait et après un peu de zapping je me suis arrêtée sur une chaîne de la TNT qui diffusait une série américaine dont l'action se passe dans un casino de Las Vegas. Faute de mieux, j'ai regardé. Les héros de la série faisaient partie du personnel du casino. A un moment deux d'entre eux se trouvent dans la salle de contrôle devant tout un tas d'écrans reliés aux différentes caméras de surveillance. Apparemment l'un des personnages allait devenir papa et son collègue lui parlait de la maternité et de l'allaitement. J'ai soudain fait plus attention à ce que je regardais. J'entendis alors la phrase suivante : "Tu sais que quelques gouttes de lait maternel suffisent à guérir une conjonctivite". J'étais sidérée, stupéfaite, abasourdie. La nouvelle n'a rien de surprenant pour moi car je me suis bien renseignée sur l'allaitement et le lait maternel. Mais j'aurais aimé que tous les docteurs qui ne savent pas cela regarde cette série et apprenne quelque chose. Je me souviens encore de la tête du docteur a qui j'ai dit que j'avais guéri la conjonctivite de ma fille Felicia et la mienne avec mon lait. Pour lui, je crois que c'était un peu trop bizarre. Mais voilà, aujourd'hui, tous les téléspectateurs de cette série sauront! Oui, on guérit la conjonctivite avec du lait maternel! J'adore les séries américaines, c'est sûr!

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Le monde du travail

Hier, mon mari a repris le travail après deux semaines de congés. Hier soir, je lui demande comment s'est passé sa journée. - Bien. - Quelles sont les news? lui ai-je ensuite demandé car j'aime bien savoir ce qui se passe. - Eh bien, il s'est passé des choses un peu tristes. Un de nos collègues s'est suicidé. - Oh. Quelqu'un que je connaissais? lui ai-je demandé car nous avons travaillé dans la même entreprise. - Oui, Untel. - Ce n'est pas vrai! J'étais horrifiée. Il m'a ensuite fait part des quelques informations qu'il possédait et combien ses proches collègues se reprochaient de n'avoir pas vu venir la chose, se sentant presque coupables. L'entreprise était en émoi, d'autant plus que vendredi dernier, on n'en est pas encore sûr, un autre collègue aurait tenté de mettre fin à ses jours. J'ai immédiatement pensé à ce qui se passe chez France Télécom où il y a eu beaucoup de suicides dans le personnel. Le management du PDG avait été mis en cause. Dans l'entreprise de mon mari, le PDG a changé  et avec lui l'entreprise est devenue plus froide, seule la rentabilité semble désormais importante. Cet homme est un financier équipé d'oeillères, il voit droit devant lui et ne remarque pas, sur le côté,  les dégâts causés par sa politique. Lundi matin, cet homme est venu voir mon mari. Sa seule préoccupation était de savoir si la grève d'un fournisseur important n'aurait pas trop de conséquence sur le trafic dans son entreprise.

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Tarte aux framboises nocturne

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Hier, mon mari est allé faire une course à Levallois en voiture. Il a profité de son passage par là-bas pour passer chez Baillon à Neuilly, le délicieux pâtissier chez qui se fournissent mes parents pour les grandes occasions. Mon père m'avait acheté dans cette pâtisserie une tarte aux fraises (vous connaissez mon péché mignon!) pendant que j'étais à la maternité et elle m'avait laissé un souvenir mémorable. Délicieuse, elle était vraiment délicieuse! Mon mari a eu moins de chance, pas de tartes aux fraises dans la vitrine ce jour-là. Il m'a quand même acheté une pâtisserie : une tarte aux framboises. J'avais prévu de manger mon cadeau sucré en dessert hier soir, mais Lisa ne m'a pas laissé arriver jusqu'à la fin de mon dîner. J'ai dû m'occuper d'elle jusqu'à plus de vingt-deux heures... Elle a fini par s'endormir et, fatiguée, j'en avais presque oublié mon dessert quand mon mari m'a dit tout doucement : tu veux ta tarte aux framboises? Ah, oui! Quelle bonne idée! Eh bien, je peux vous dire que c'était une merveilleuse consolation que cette tarte aux framboises dégustée dans le calme de notre salon alors qu'il faisait nuit et que les trois filles dormaient profondément. Et sur l'emballage du pâtissier, j'ai découvert qu'il avait une autre boutique à Levallois, ce qui est beaucoup plus près de chez nous. Hum, je sens que dès que le printemps sera là, Blue Tango, les filles et moi partirons en balade de l'autre côté de la Seine. Et on en profitera pour jouer au jeu des péniches!

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