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Archive for February 2010

Collection de 2CV

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Avant les vacances, j'avais remarqué sur le chemin de l'école une très vieille deux-chevaux. Vous savez, la fameuse voiture de Citroën qui date des années cinquante. Mon père en a conduit une dans les années soixante. Mon frère a même voyagé dedans quand il était bébé si mes souvenirs sont bons. Comme beaucoup de Français, j'aime bien cette voiture. J'ai voyagé une fois dans celle de ma tante. J'étais petite mais ça m'a marquée. En plus, c'est une voiture dont le moteur fait un bruit particulier tout à fait reconnaissable. Donc, je m'étais dit en voyant cette voiture dans la rue que je la prendrais bien en photo car je pense que nous allons en voir de moins en moins. Mais, toujours pressée, je n'ai jamais pris le temps de sortir mon appareil. Enfin, jusqu'à aujourd'hui. Je suis passée devant et j'avais le temps de m'arrêter car Lisa dormait dans sa Blue Tango. Puis, cet après-midi alors que je sortais de la Biocoop, je vois garée devant le magasin une magnifique 2CV Charleston grise. Je l'ai également prise en photo. C’est peut-être le début d’une collection. Qui sait? Alors que je m'éloignais, son propriétaire, également un client de la Biocoop, est monté à bord. Assorti à son véhicule, il était tout de gris vêtu.

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Chez le coiffeur

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C'est les vacances scolaires en ce moment. Micaela et Felicia sont donc avec moi toute la journée. Aujourd'hui, Micaela m'a rappelé que nous avions parlé de lui faire couper les cheveux chez le coiffeur. Cet après-midi, nous n'avions rien de particulier de prévu alors nous sommes allées chez le coiffeur. Il y a un salon proche de chez moi qui prend sans rendez-vous. Micaela m'a demandé si elle pouvait emmener son landau avec elle. Je n'ai pas dit non. Elle a fait forte impression en pénétrant dans le salon avec son landau. - Où est-ce que je peux garer mon landau, maman? m'a-t-elle demandé. - Attends, je vais demander au monsieur. Le shampouineur m'a regardé avec un grand sourire d'amusement avant de répondre à Micaela avec beaucoup de sérieux dans la voix. - Tu peux le garer par ici. C'est le parking. - Ah. Merci, a répondu Micaela sur le même ton, mais enchantée d'être traitée avec autant de sérieux. Nous nous sommes installées pour le shampooing. Le monsieur a apporté un réhausseur et une pile de serviettes pour que Micaela puisse être à hauteur du bac. Elle m'a regardé avec un peu de peur. - Maman, je peux avoir doudou, s'il te plaît. J'ai peur. Je lui ai donné son doudou et le shampooing a commencé. Quelques minutes plus tard, une serviette sur la tête, Micaela drapée dans son peignoir noir, a été installée sur un fauteuil pivotant. La coiffeuse est arrivée. - Bonjour, je m'appelle Gladys et c'est moi qui vais te couper les cheveux. Puis, s'adressant à moi : - On coupe combien? - A peu près dix centimètres. - Très bien. On y va. Christophe, le shampouineur, est resté avec nous. La situation l'amusait beaucoup. - Regarde Gladys, mais regarde les yeux qu'elle fait quand tu la coiffes! Puis, il a posé toute une série de questions à Micaela, si elle allait à l'école, si elle avait des frères et sœurs, si elle était sage, etc. Et quand Micaela a eu fini de répondre, il était temps de passer au sèche cheveux. Quelques minutes plus tard, Micaela folle de joie montrait sa nouvelle coupe à son papa. - Regarde papa, regarde mes cheveux! Je suis belle, hein?

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Les contes de Perraut

La photo correspondant au bruit mystère : Il s'sagittait d'une pelle mécanique manipulant des tôles.

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Comme tous les deux ans, j’ai préparé mes colis de livres pour le salon Vinisud à Montpellier. J’y vends mes bestsellers : deux livres sur l’anglais du vin destinés aux vignerons, cavistes et sommeliers. Aujourd’hui, je suis allée porter mes colis à la poste avant d’aller chercher ma grande fille à l’école. J’avais laissé Lisa profondément endormie à la garde de son papa. Le timing était parfait. Je suis arrivée à la poste à seize heures, il n’y avait que deux personnes devant moi. Je ne connaissais pas le guichetier qui s’est occupé de moi, mais il était souriant et sympathique. Il était également patient car le manque de sommeil me fait souvent faire des erreurs en ce moment et je m’étais trompé dans les bordereaux d’expédition. Mais, à deux, nous avons remis de l’ordre dans mes envois. Comme il s’agit d’une dépense professionnelle, je lui ai demandé une facture. - Je mets la facture à quel nom? m’a demandé le guichetier. - Perraut, s’il vous plaît, lui ai-je répondu. - Comme les Contes de Perrault? - Non, P E RR A U T, il n’y a pas de “l”. - On a dû vous la faire souvent! - Oui, assez. Mais, on me fait de moins en moins la remarque. - Ah bon! Pourquoi? - Les gens, surtout les plus jeunes, n’ont plus ce genre de références. Pour eux, La belle au bois dormant, c’est Walt Disney. - Oui, vous avez certainement raison. En tout cas, pour ma part, les contes de Perrault sont un souvenir d’enfance impérissable. Je ne sais pas si vous vous souvenez des marionnettes russes qui passaient à la télé au moment de Noël. - ça me dit vaguement quelque chose... - Eh bien, les contes de Perrault sont passés en marionnettes. Et je me souviens encore de la voix qui disait “D’après Charles Perrault”. Comme je vous le disais, ça m’a marqué. Voilà votre facture. - Merci! J’étais pile à l’heure pour la sortie de Micaela à seize heures vingt. Sur le chemin du retour, je repensais à mon nom de famille, Perraut, aux contes et au podcast. Peut-être que dans quelques années je regrouperais mes textes sous le titre des “Pods de Perraut”!

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La rue n’est plus triste

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Pendant les vacances de Noël, un dimanche matin, ma grande fille Micaela et moi, sommes allées faire des courses dans un autre magasin bio que la Biocoop. Quoi? Est-ce possible? Mais, oui, un magasin qui est à vingt minutes à pied de chez moi et qui est ouvert le dimanche. J’aime bien y aller pour trouver des produits différents. C’est au-delà de chez le boucher, chez qui je m’arrête aussi, au passage, en général. Bref, ce fameux dimanche, Micaela me fait remarquer qu’il n’y a plus d’arbres dans la rue. - Oui, c’est vrai, tous les arbres ont été coupés. Il ne restait plus que les troncs et ainsi de suite tout le long de la rue que nous empruntions. Cela a beaucoup attristé ma fille. Elle m’a demandé pourquoi les arbres avaient été coupés. Je lui ai dit qu’à mon avis on les avait enlevés parce qu’ils étaient malades. Elle m’a dit que la ville était devenue triste parce qu’elle n’avait plus ses arbres. Elle en a parlé à son père en rentrant. Et à chaque fois que nous sommes repassés par là, elle m’a répété la même chose, que la ville était triste. Il y a un mois de cela environ, nous avons vu dans cette rue une grosse pencarte indiquant que de nouveaux arbres allaient être plantés : des cerisiers! Les travaux avaient d’ailleurs déjà commencé. De la terre fraîche avait remplacé l’ancienne. - Tu vois Micaela, il va y avoir de nouveaux arbres, c’est écrit sur ce panneau. Ce seront des cerisiers. Tu verras lorsque les arbres fleurissent ils sont très beaux, leurs pétales s’envolent dans l’air comme des flocons de neige. Je me demande de quelle couleur seront leurs pétales : roses ou blancs? - Ah, mais la ville ne sera plus triste alors! s’est exclamé Micaela avant d’ajouter : à mon avis, les pétales seront violets ou bleus. Ce matin, en allant chez le boucher, nous avons vu que les cerisiers étaient plantés. Micaela est restée bouche bée pendant de longues minutes à les admirer. Peut-être voyait-elle déjà des pétales bleus ou violets s’envoler vers le ciel?

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Blue Tango

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Aujourd’hui, je me suis fait remarquer en allant chercher Micaela à l’école. J’étais équipée de ma nouvelle poussette. Après moultes hésitations, j’ai fini par craquer, j’ai acheté une poussette double. Oui, vous savez, ces grosses poussettes qui sont tellement énormes qu’on a du mal à distinguer la maman qui les pousse (surtout quand elle ne mesure qu’un mètre soixante...) et dans lesquelles on peut installer deux enfants. Pourquoi me suis-je décidée? Parce que Lisa n’aime pas, mais alors pas du tout le porte-bébé. Alors que Felicia a toujours semblé ravie de ce système de portage, Lisa pousse des hurlements à chaque fois que j’ose la transporter ainsi. Elle pleure pendant la moitié du chemin jusqu’à l’école et tout le monde me regarde comme si je la maltraitais. Même Caroline a été impressionnée par ses hurlements et son visage cramoisi de fureur. Donc, voilà, j’ai acheté une poussette double, modèle Tango. Je l’ai choisie bleue pour une raison totalement sentimentale : j’adore la chanson Blue tango de Paolo Conte. Vous connaissez? Alors, cet après-midi, aux commandes de ma grosse poussette, j’ai chantonné le refrain de la chanson. Jacques venait de m’aider à la descendre de chez moi (elle pèse quand même près de quinze kilos), Lisa n’a hurlé que quelques petites minutes, Felicia était ravie d’occuper le siège avant (je pouvais distinguer le pompon de son bonnet s’agiter de joie). Mais la plus heureuse a été Micaela. Elle a littéralement sauté de joie en la voyant (vous connaissez sa passion pour les poussettes). Vous auriez dû voir ses yeux lorsque je lui ai montré la poche à doudou. La dame qui surveille la sortie des enfants a trouvé le modèle très pratique (elle a enfin pu distinguer le visage de Lisa). Caroline, avec qui je suis rentrée, m’a complimenté et l’a essayée pendant quelques mètres, reconnaissant qu’elle était pratique. Ah, et je suis fière de vous dire que j’ai effectué le montage de la poussette toute seule! Bon, d’accord, il s’agissait surtout de clipser les roues...

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Sur le pont

sellessurcher2.jpgAujourd’hui, je suis allée faire des courses de l’autre côté de la gare où il y a un quartier très commerçant. C’est notamment là que se trouve ce fameux fromager chez qui je suis allée acheter le cadeau de naissance du bébé de mes voisins. Je ne m’y rends pas très souvent car c’est plus loin pour faire des courses, mais aujourd’hui, j’avais besoin de changer d’air, de changer de quartier, de m’autoriser une petite expédition... Il y a deux chemins depuis chez moi pour se rendre de l’autre côté de la gare. Le premier consiste, justement, à passer par le souterrain de la gare. Mais descendre et remonter les escaliers avec  la poussette, attendre que quelqu’un veuille bien vous aider, non merci. L’autre chemin dit “du pont”, consiste à emprunter la route qui passe au dessus des voies ferrées. C’est ce dernier chemin que j’ai emprunté aujourd’hui. J’aime bien passer par là parce que, une fois au dessus des voies, on a une belle vue sur les tours de la La Défense qui se dessinent au loin. Et puis, on passe au dessus d’une zone d’activités avec des hangars et c’est un paysage qui me plaît. Mon amie Michelle trouve ce paysage déprimant. Moi, je le trouve triste, mais en même temps mystérieux. Cela me fait toujours penser aux dessins de Roger Leloup, l’auteur de la célèbre BD Yoko Tsuno. Aujourd’hui, le paysage était bruyant, si l’on peut dire. J’ai eu l’idée de me servir de la fonction dictaphone de mon téléphone portable pour enregistrer ce bruit avec derrière la tête l’idée d’essayer de vous faire deviner le “spectacle” auquel j’assistais. Alors, attention, voici un extrait de mon enregistrement. A votre avis, de quoi s’agit-il? J’attends vos propositions, en français, sur ma boîte email : frenchday@gmail. com. Amusez-vous bien! Ah, vous voulez savoir si je suis allée chez le fromager? Mais oui ! Et c’est la photo du jour!

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Des crêpes succulentes

crepessucculentes.jpgQuel meilleur moyen d’oublier les mauvais moments du week-end que de s’offrir une douceur? Puisque nous sommes en période de Chandeleur, j’ai décidé de nous faire des crêpes pour le goûter. Hier, j’ai préparé une pâte à crêpes en suivant la recette de mon amie Aude, la fille de Marie-Claire la fermière de Bretagne pour ceux qui suivent ce podcast depuis plusieurs années. Aude m’avait dit de préparer ma pâte la veille. Ce qui n’en rendait l’envie de crêpes que plus forte. - Mais pourquoi on ne peut pas manger les crêpes aujourd’hui? m’a demandé Micaela. Tu n’as qu’à les faire tout de suite maintenant. - Parce que la pâte doit de reposer. Les crêpes seront meilleures. - Ah. Voilà, la pâte s’était bien reposée, juste pile poil pour le goûter d’aujourd’hui! C’est magique, non? En fait, j’ai fait cuire les crêpes pendant la sieste des filles pour ne pas les avoir autour de moi lorsque je manipulerais la poele chaude et pour ne pas avoir à faire le gendarme pendant une dispute autour du feutre vert (qui est très demandé) alors qu’une crêpe serait en train de cuire et risquerait de brûler. Faire les crêpes dans le silence, sans me poser de questions, était une activité assez reposante. J’ai mangé la dernière pour goûter. Hum, c’est bon une crêpe toute chaude! Le goûter s’est passé dans un silence gourmand. Les crêpes mettent tout le monde d’accord, surtout lorsqu’elles sont fourrées au chocolat. En fin d’après-midi, nous en avons apporté à Jacques, notre voisin. Il vient de m’envoyer un email : les crêpes étaient “succulentes”! Merci Aude pour ta recette!

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Pompe à protons

“Je déprime! Nous allons devenir fous!”, voilà les paroles de mon mari dimanche soir après un week-end passé dans les pleurs et les cris. La situation a commencé à s’aggraver dès vendredi soir. Lisa, tout comme Micaela, souffre de reflux. J’arrivais à la soulager jusqu’à présent avec des moyens classiques : des pansements gastriques et de l’homéopathie. Mais l’œsophagite s’est tout de même installée, les réveils en pleurs se sont fait de plus en plus fréquents et dimanche, s’en était à point qu’elle ne faisait qu’hurler de douleur, refusait de s’alimenter. Après une journée à ce rythme, elle a fini par s’écrouler de fatigue et dormir 7 heures d’affilées. Bien sûr, ces seuls moments de répit, elle les a passés dans mes bras. Les deux grandes, comme fait exprès, n’ont fait que caprices sur caprices, profitant des faiblesses de leur père. Micaela avait mal au bout du doigt et réclamait qu’on lui passe sous l’eau, Felicia ne voulait plus se nourrir que de chocolat et voulait passer ses journées à regarder la télé. Et elles en ont profité pour se disputer allègrement. Bref, l’horreur. Heureusement, lundi a fini par arriver et j’ai pris rendez-vous avec la pédiatre. Après son dimanche de souffrance, Lisa a beaucoup dormi, ce qui a remis un peu de calme dans la maison. Enfin, l’heure du rendez-vous est finalement arrivée. - Oh, là, là a dit le docteur. Vous auriez pu appeler la pédiatre de garde. Dans ces cas-là, il ne faut pas hésiter. Bon, cette petite Lisa qui me sourit. Nous allons te donner un médicament qui va faire passer tes souffrances et réparer ta muqueuse gastrique. Après le docteur, je suis allée à la pharmacie avec mon ordonnance. Toujours curieuse, je demande des informations au pharmacien sur ce médicament. - Il s’agit de ce qu’on appelle un IPP c’est-à-dire d’un inhibiteur de la pompe à protons. Un inhibiteur de la pompe à protons! Nous sommes en pleine science-fiction! En tout cas, c’est radical. Regardez, Lisa a retrouvé le sourire! Et toute la famille aussi!

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Ko bi do

Aujourd’hui, j’ai reçu mon cadeau d’anniversaire. Oh, non mon anniversaire ce n’était pas aujourd’hui. C’était au mois de décembre. Quand mon mari m’a demandé ce qui me ferait plaisir, je lui ai répondu un massage en institut. Je pensais aller à Paris à l’institut Weleda dont j’ai entendu beaucoup de bien, mais un mois seulement après la naissance de Lisa aller à Paris est un peu compliqué. Par contre chez l’ostéopathe, lors de ma séance post-naissance, j’ai découvert une publicité pour une réflexologue qui propose des massages des pieds et un massage japonais du visage, le Ko Bi Do. Et cela dans le cabinet même de l’ostéopathe, soit à dix minutes à pied de chez moi. Hum, un secret de beauté des Japonaises! J’ai décidé que ce massage nippon serait mon cadeau d’anniversaire. J’ai donc appelé la dame la semaine dernière et j’ai pris rendez-vous pour aujourd’hui. Eh bien, je rentre juste et je suis ravie. Le massage était très agréable, très relaxant et très dépaysant.  La réflexologue, Caroline, était très sympa et m’a expliqué qu’à l’origine ce massage était réalisé par des aveugles. Le massage a duré environ cinquante minutes, cinquante minutes bercées par la douce lumière des bougies et par la musique relaxante... Suivre les mouvements de Caroline sur mon visage m’a presque conduite au sommeil. En somnolant, j’ai revu dans ma tête plein de moments de l’année écoulée : je me suis promenée à Perros, à Dieppe, j’ai repris Lisa pour la première fois dans mes bras... Le massage terminé, Caroline m’a offert une tisane et nous avons bavardé cinq minutes. C’est alors que, rompant le charme, mon téléphone portable a sonné. - Ah, je vous en prie, répondez, m’a gentiment dit Caroline. Je décroche et j’entends des cris atroces de bébé affamé. La parenthèse japonaise venait de prendre fin. J’ai quand même pris le temps de passer à la pharmacie acheter un médicament homéopathique pour les maux de ventre de Lisa. La pharmacienne m’a dit : “vous avez une mine superbe”. J’ai souri doucement.

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Pièges à papillons

Aujourd’hui, j’ai résolu un mystère datant de plusieurs mois. Je sais enfin à quoi servaient les lampions accrochés dans les arbres du mon voisin. Vous vous souvenez que je m’étais posé la question, sentant qu’il y avait certainement une relation avec la maladie de ces arbres, des chataîgniers, parasités par des papillons qui les faisaient vieillir prématurément. Vous aviez été plusieurs d’ailleurs à m’écrire sur ce sujet, cette maladie très répandue. Ce matin, j’ai croisé mon voisin, le propriétaire de la maison et du jardin où sont plantés les arbres malades. Nous nous disons toujours bonjour parce que nous nous connaissons de vue. Je l’ai abordé. - Bonjour! Est-ce que je peux me permettre de vous poser une question? C’est de la curiosité! - Oui, je vous en prie. - Eh bien, nous voyons vos arbres depuis la fenêtre de notre cuisine. Nous avons remarqué que vous aviez suspendu des récipients qui ressemblent à des lampions. Nous nous demandions si cela avait un lien avec la maladie de vos arbres. - Oui, tout à fait. Ce sont des pièges à papillons. Car ce sont des papillons qui sont responsables de la maladie de nos arbres. - Et ça marche? - Je ne sais pas encore car nous avons mis ça en place cette année seulement. On verra l’année prochaine. En tout cas, nous avons piégé pas mal de papillons. Mais il faudrait que tous les propriétaires d’arbres fassent la même chose. Tous les arbres du quartier sont malades. Quelques voisins font comme nous et installent des pièges, mais tout ceci a un coût. Environ dix euros par mois et par piège. - C’est vrai que sur plusieurs mois cela représente une somme. Je vous remercie d’avoir répondu à ma question. J’étais vraiment curieuse de savoir à quoi servaient ces récipients. - Voilà, vous savez tout! Et par la même occasion, vous aussi chers auditeurs!

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