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Archive for February 2009

Crème de citron ou galion?

Hier soir, mon mari et moi sommes allés dîner dans une crêperie à quinze minutes à pieds de chez nous. Mon père gardait nos filles. Nous n’étions jamais allés dans cette crêperie. En fait, je l’ai aperçue à l’occasion d’un trajet en voiture sur une avenue que nous avons emprunté des dizaines de fois sans jamais la voir.
Le week-end dernier, j’étais allée en repérage avec mon bébé à l’occasion d’une promenade. La carte, classique, m’avait semblé appétissante et la salle simple mais agréable. Une nouvelle crêperie dans les parages, vous imaginez bien que j’avais hâte de goûter cela!
Lorsque nous sommes entrés, plusieurs tables étaient occupées. Nous avons été placés au centre de la salle avant. De ma place, je voyais le patron s’activer par une ouverture dans la porte qui menait à la cuisine.
La carte des galettes était classique, comme je vous l’ai dit. Nous avons tous les deux choisis une crêpe avec du bacon, un œuf, du fromage et des oignons. Il est de coutume dans les crêperies de nommer les crêpes. La nôtre s’appelait “Rennaise” en référence à la ville de Rennes. La même crêpe sans les oignons se nommait “Ploumanac’h”. Ça vous dit quelque chose?
A côté de nous, deux femmes se sont installées et ont commencé à se parler de leurs déboires amoureux. Il était beaucoup question d’Internet, de sites de rencontres, de chat, etc. La galette était très bonne. Au mur de la salle étaient accrochées, ça et là, des ardoises avec des suggestions. Je venais juste de le remarquer lorsque le patron est sorti de sa cuisine pour un petit tour en salle. Il a vu que je regardais l’ardoise.
- La crème citron est délicieuse! m’a-t-il dit avant de saluer quelques clients à une autre table.
Je n’en doutais pas, j’avais déjà l’eau à la bouche, mais j’hésitais avec la suggestion suivante. La crêpe galion : compotée de rhubarbe et crème d’amandes. J’avais envie des deux, ce qui n’était pas raisonnable. J’ai convaincu mon mari de prendre l’une et moi l’autre et de partager. Pour une fois, je laissais tomber la chocolat-banane et lui la “pommes caramélisées flambée Calvados”. Et nous ne fument pas déçus par ces délicieuses crêpes. Les plus originales que j’aie jamais mangées.

La semaine prochaine, pas de podcast car je serai en vacances à Dieppe, en Normandie, sans connexion Internet. Je vous retrouve donc dès le mardi 3 mars!

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Macarons colorés

Hier soir, le téléphone sonne. Mon mari répond. Je l’entends dire :
“oui, bien sûr, tu peux passer”.
- Qui est-ce qui va passer? lui demandai-je alors.
- C’est Caroline. Elle a quelque chose pour nous, pour nous remercier pour les clés.
Quelques instants plus tard, l’interphone sonnait et Caroline faisait son apparition un joli petit sac à la main. Nous nous sommes fait la bise.
- Tenez, c’est pour vous remercier de nous avoir accueillies l’autre jour les filles et moi lorsque je ne pouvais plus rentrer chez moi. (Caroline s’était enfermée dehors).
Le sac contenait une belle boîte de macarons de chez Lenôtre.
- Mais, n’importe quoi! me suis-je exclamée, c’est beaucoup trop! Et c’est normal que vous soyez venues chez nous.
Ce cadeau nous a beaucoup touchés et nous avons décidé de faire honneur aux macarons dès le dessert. Micaela ne savait pas quelle couleur choisir.
- Je vais prendre le marron, finit-elle par dire.
Elle le goûta, mais le reposa.
- Je ne l’aime pas. Je vais prendre le rose. Ah, celui-là est bon! Je les veux tous, tous les roses, c’est possible?
- Non, ce n’est pas possible et tu as déjà mangé beaucoup de gaufres chez Elena. Il faudra être raisonnable. Mais nous en mangerons à nouveau demain.
Mon mari a pris un macaron au chocolat et j’en ai pris un à la vanille. Hum, ils étaient délicieux, croquants, moelleux, fondants.

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Gaufres maison

La semaine dernière je parlais avec ma voisine de leur prochain départ. En effet, nos voisins, ceux dont la petite fille est très amie avec ma fille, nous quittent au mois de juin pour aller habiter une maison dans le 95. Ils ont mis leur appartement en vente.
Comme nos filles sont très amies, nous essayons de nous voir souvent pour profiter des quelques mois qui leur restent à se voir régulièrement. Par exemple, la semaine dernière Elena m’a accompagnée pour aller chercher Micaela à l’école. Elena a deux mois de moins que ma fille et à cause de cela, par raison administrative, elle ne va pas encore à l’école. Mais, moi aussi je vais être triste de leur départ. Et puis nous sommes, Alexandra et moi, toutes les deux gourmandes et nous parlons souvent de desserts. Il y a quelques temps de cela, Alexandra m’a dit qu’elle aimait beaucoup les gaufres et qu’elle avait un appareil à gaufres chez elle. La semaine dernière, je lui ai dit que cela me ferait plaisir de goûter ses gaufres avant son départ.
- Oui, bien sûr, nous pouvons faire un goûter la semaine prochaine si tu veux.
Le fameux goûter, c’était aujourd’hui! Nous nous sommes régalés! Alexandra m’a expliqué qu’elle avait plusieurs recettes de gaufres et que celles qu’elle avait choisi de nous faire était une recette utilisée par sa maman en tous points semblables à une des recettes de Bergamote. Je vous parle régulièrement de Bergamote qui tient le blog de desserts Sucrissime.com
J’avais apporté un pot de confiture Abricots-Framboises pour Alexandra. En effet, je lui avais parlé la semaine dernière de cette délicieuse confiture et elle m’avait répondu “Moi aussi je la connais, c’est mon pêcher mignon”. Après les traditionnelles gaufres au sucre glace, nous avons goûté les gaufres ensoleillées!

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La tartine ensoleillée

La semaine dernière, le jour de la chandeleur, je suis allée faire des courses dans un supermarché. Je vous en ai parlé. Eh bien, ce jour-là, je n’ai pas seulement acheté de la poudre d’amandes. La personne qui a organisé ce supermarché doit être une personne gourmande car pratiquement le premier rayon par lequel on passe est celui des confitures. J’aime beaucoup la confiture alors je n’ai pas pu m’empêcher de jeter un œil au choix proposé. En fait, cela faisait un certain temps que je n’étais pas allée dans un rayon de confitures car nous avons reçu pour Noël de la part de Marie-Françoise de Perros-Guirec un lot de confitures faites maison. Je n’avais donc pas l’intention d’acheter le moindre pot. Pourtant mon regard fut attiré par un pot de la marque Bonne Maman, plutôt en bas. C’est la couleur de la confiture qui m’a surprise. Elle était d’un beau rose orangé. En fait, il s’agissait d’un mélange, abricots et framboises. Abricots et framboises! Abricots et framboises! J’en ai eu l’eau à la bouche et j’ai acheté un pot. Pourtant, je sais qu’il ne faut pas que je m’attache à un mélange. Car les mélanges ont toujours une courte durée de vie dans les rayons. Quelqu’un au marketing ou au laboratoire élabore le produit, il est validé et mis en production, puis finalement en rayon grâce à un bon commercial. Là, arrive Laetitia cliente curieuse et avide de nouvelles saveurs. Quelques mois plus tard, fatalement, le mélange est abandonné par les magasins parce qu’il ne se vend pas assez. Le produit est même retiré du catalogue. Et Laetitia toute triste cherche vainement le pot tant aimé sans jamais le retrouver.
Eh oui, c’est bien dans ce genre de piège que je viens de tomber. Tous les matins depuis la semaine dernière j’attends avec impatience le petit-déjeuner, je pense à mes tartines recouvertes de la confiture dont la couleur rappelle celle du soleil qui se lève. Je pense à mes tartines ensoleillées par la magie de la framboise et de l’abricot réunis. Hum! Quel délice! Et je rêve que ces pots restent en rayon le plus longtemps possible. 

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Vie sociale

Quand on parle des enfants de l’âge de ma grande fille (3 ans), le grand mot à la mode c’est “socialisation”. Aujourd’hui, a eu lieu le premier grand événement social de ma fille : elle était invitée à l’anniversaire de Juliette, la fille de mon amie Caroline.
- C’est maintenant que je vais à la fête de Juliette?
- Non, c’est demain.
- Non, c’est cet après-midi.
- Non, c’est après la sieste.
- Oui, il faut vite se préparer. Qu’est-ce que tu veux mettre?
- Ma jupe culotte rose et mon collant. Je peux ouvrir le cadeau de Juliette? et je pourrais manger de son gâteau d’anniversaire?
Oh là là quelle bavarde!
Arrivée chez Juliette,  c’était comme si on lui avait coupé la langue. Mais la coquine avait tout prévu. Elle avait emmené Grand Doudou, son fidèle compagnon, et l’a silencieusement installé dans le mini landau qu’elle convoitait depuis qu’elle savait qu’elle se rendrait chez son amie. Grand Doudou installé, elle s’est mêlée aux jeux des autres enfants et s’est bien amusée, m’a raconté Caroline. Car je me suis éclipsée, la laissant profiter de la fête et des autres enfants. Lorsque je suis revenue la chercher à l’heure prévue, elle ne voulait plus partir.
- Tu viens Micaela, c’est l’heure de rentrer à la maison.
- Euh, non, je fais à manger pour Grand Doudou.
- Tu reviendras bientôt, lui a promis Caroline.
- Avec Grand Doudou?
- Si tu veux.
- Allez, on y va.
Finalement, au bout de dix minutes, j’ai réussi à lui enfiler ses chaussures et son manteau.
Caroline m’a raconté que Micaela avait été un peu surprise quand elle avait compris que les autres enfants étaient tous dans la même classe.
- Oui, mais nous avons la même sortie, a-t-elle fait remarquer à Caroline.
Elle me fait rire cette petite!

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La pointure idéale

Vendredi dernier, pendant que mes filles étaient respectivement à l’école et à la garderie, je suis allée faire un peu de shopping aux Quatre Temps. Les Quatre Temps, vous vous en souvenez peut-être, est le centre commercial situé à La Défense, le quartier d’affaires de l’ouest parisien. C’est également à La Défense que se trouve La Grande Arche, le célèbre bâtiment.
J’ai profité de ma visite pour acheter des chaussures pour ma petite fille. Elle se tient bien debout, se lâche souvent et marche avec appui. Elle ne va donc pas tarder à faire ses premiers pas “sans filet”. Le kiné m’avait recommandé de la chausser avec des chaussures à lacets le plus tôt possible. Je suis donc entrée dans un magasin de chaussures pour enfants. J’ai expliqué à la vendeuse ce qu’il me fallait.
- Quelle taille vous faut-il?
- Elle a les pieds très très petits. A mon avis, il lui faut du 16.
- Du 16! m’a répondu la vendeuse, mais nous n’en faisons pas. C’est très rare. Nous commençons au 17 et encore, nous sommes un des rares magasins à en proposer. Combien son pied mesure-t-il?
- Je ne sais pas exactement, mais il est à peu près grand comme ça, lui ai-je répondu en indiquant un espace d’environ 10 centimètres entre mon pouce et mon index.
- Eh bien, c’est bien du 17 qu’il lui faut. Je vais vous expliquer. Je prends cette chaussure et je la retourne. Je place un index à chaque bout de la semelle. La largeur du premier index correspond à l’espace qu’il lui faudra pour marcher et l’espace du deuxième pour que son pied puisse grandir. Il faut donc que son pied tienne entre les deux index. Dix centimètres, nous y sommes exactement.
Je me suis laissée convaincre d’acheter du 17 tout en pensant intérieurement que je devrais revenir pour rapporter ces chaussures certainement trop grandes.
Je suis effectivement revenue ce matin, mais pas parce que les chaussures étaient trop grandes... mais parce qu’elles étaient trop petites! Ma fille fait du 18! J’ai bien fait sourire la vendeuse.

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Escapade

Ah, aujourd’hui j’ai fait quelque chose de super méga génial! Je suis allée à Paris! Merci Papa qui a gardé mes filles de onze heures à treize heures, s’occupant même de leur donner à manger.
Vous m’auriez vu courir sur le chemin de la gare pour ne pas manquer le train de onze heures cinq sur le quai C, rapide, légère, comme portée par le vent! Dans le train, ce petit voyage de sept minutes m’a paru aussi merveilleux que si je me rendais en vacances. J’ai même aperçu une péniche alors qu’on passait au dessus de la Seine (vous souvenez-vous du jeu des péniches?, vous y jouerez peut-être si un jour vous venez à Paris). Arrivée gare Saint-Lazare, je me suis faufilée entre les badauds comme une vraie parisienne et je suis vite sortie en direction des grands magasins avec l’idée de jeter un œil aux soldes. Oh, ça a vite été réglé, il ne restait plus rien à ma taille. Au croisement de la rue Caumartin et du Boulevard Haussmann, je me suis demandée où j’allais bien pouvoir me rendre ensuite. En fait, j’hésitais entre aller m’acheter un croissant aux noix chez Ladurée et aller faire un tour à la Fnac. Hum, le choix a été difficile et il me fallait choisir vite car dans ce genre d’escapade le temps est compté. J’ai finalement décidé de m’offrir de la nourriture intellectuelle et je suis remontée vers la Fnac du passage du Havre. J’ai profité de mon passage dans la librairie pour acheter le cadeau d’anniversaire d’un de nos amis : deux romans policiers dont un de l’auteur chinois Qiu Xialong. Je pensais trouver “Visa pour Shangaï” du même auteur, mais il n’était pas disponible. En passant par le rayon des romans espagnols, j’ai eu le bonheur de découvrir un roman d’Eduardo Mendoza, en poche c’est-à-dire à un prix raisonnable, que je n’avais pas lu. Rien que ça rendait la journée belle. Au rayon des livres russes, j’ai pris un recueil de nouvelles de Tchékhov dont je viens de terminer une biographie. Et puis, je me suis promenée comme ça dans les rayons, regardant les livres disposés sur les tables ou en tête de gondoles.
Puis, il fût l’heure de partir. J’ai commencé le roman d’Eduardo Mendoza dans le train....

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Un drôle de comportement

Le mardi ma plus petite fille passe la matinée à la halte-garderie. Elle est à deux pas de l’école, donc je vais la chercher juste un peu avant d’aller chercher ma grande fille à l’école. Je m’y rends en général vers onze heures car je bavarde toujours un peu avec les puéricultrices. Mais hier, je suis sortie tôt de la garderie. Je n’avais pas envie de poireauter en grelottant devant la porte de l’école alors j’ai décidé de faire un petit tour. J’ai remarqué devant moi dans la rue une dame qui habite notre résidence. C’est une voisine toujours préoccupée de ce que font les autres résidents. Rien ne lui échappe. Par exemple, un jour, j’ai oublié de ranger la poussette et je l’avais laissée tout un après-midi devant la porte de mon escalier ; eh bien, ça ne lui avait pas échappé et, elle qui aime l’ordre dans la résidence, me l’a fait remarquer, de manière sympathique, mais quand même.
Elle était donc devant moi et s’est arrêtée subitement pour regarder un immeuble. Je l’ai dépassée et j’ai tourné dans une autre rue. Plus loin, je l’ai aperçue venant en sens inverse. Elle s’est à nouveau arrêtée pour observer un immeuble. J’ai trouvé cela étrange. J’avais à peine eu le temps de penser cela qu’elle était repartie et s’était à nouveau arrêtée pour lever la tête. Là, j’ai trouvé son comportement des plus étranges. Oh, pas de quoi en référer à Sherlock Holmes, bien sûr.
Mais, il était l’heure pour moi de retourner à l’école. J’y ai retrouvé Caroline à qui j’ai raconté ce que j’avais vu.
- C’est bizarre, m’a-t-elle dit.
Il y a sûrement une explication, je la connaîtrai peut-être un jour.

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A côté de la plaque

Hier matin, je suis sortie faire quelques courses dans un supermarché où je ne vais pratiquement jamais. Il ne fait pas partie de mes itinéraires habituels. Mais, c’était le plus proche après mon passage par la pharmacie. A l’entrée, j’ai remarqué l’immense palette recouverte de paquets de farine. J’ai pensé “tiens, il y a une promo sur la farine”. J’ai fait mes courses. En fait, j’étais à la recherche de poudre d’amandes. En effet, avant-hier, j’ai consulté le blog de Bergamote qui met en ligne des recettes de desserts. En naviguant, je suis retombée sur sa recette de macarons tirée d’un livre du XVIIIe siècle. Ils avaient l’air si bons que je me suis dit que j’en ferais bien une fournée. Mais pour cela il me manquait de la poudre d’amande que j’ai trouvée au supermarché. J’avais promis à ma fille que nous les ferions ensemble après la sieste.
Cependant, après la sieste j’ai dû sortir pour aller chercher le médicament que j’avais commandé dans la matinée à la pharmacie. Avant de passer à la pharmacie, j’ai dû passer à la Biocoop acheter de la bouillie pour la plus petite car il ne m’en restait plus.
Bref, quand nous sommes arrivées à la pharmacie, il était près de dix-huit heures. Et la pharmacienne dit à ma fille :
- Alors, tu vas manger des crêpes ce soir?
Des crêpes, hier, c’était la chandeleur! C’était pour ça qu’il y avait autant de farine au supermarché. J’étais vraiment à côté de la plaque avec mes macarons.
Finalement, il n’y a eu ni crêpes ni macarons, il était trop tard lorsque nous sommes rentrées... mais, ce n’est que partie remise!

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