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Archive for November 2008

Croissant aux noix

Ce matin, je suis allée à Paris. Hum, ça fait du bien! Ce n’était pas prévu au programme, mais l’occasion se présentant, je ne l’ai pas manquée. Le problème était qu’il était bien tôt. Je venais juste de déposer mes filles à l’école et à la garderie et il était à peine neuf heures lorsque je suis descendue du train. Pas question de faire du shopping à cette heure. Les magasins n’ouvrent leurs portes qu’à dix heures. J’ai alors pensé que Ladurée place de la Madeleine serait probablement ouvert. Ce n’est pas très loin à pieds. J’ai longé le Printemps, traversé la rue Auber et pris la rue Tronchet. Je suis arrivée au niveau du magasin Fauchon. Les vitrines étaient jolies, je me suis arrêtée pour regarder. Mais je n’ai pas traîné. J’ai fait le tour de la place. Le Ladurée se trouve au début de la rue Royale. J’ai poussé la porte avec émotion. Il y avait quelques personnes devant moi et j’ai pu prendre mon temps pour regarder le choix de viennoiseries. Ah, le beau palmier m’a tenté! Mais, en fait, je prends toujours la même chose : un croissant à l’ancienne fourré à la pâte de noix. Que c’est bon! La serveuse m’a tendu mon petit sachet vert et je suis sortie toute heureuse. Je me suis assise pour le déguster sur un banc de l’autre côté de la rue Royale, en souvenir d’une longue discussion que j’avais eue avec mon amie Natasha au moment de ma première grossesse. C’était le printemps à l’époque. J’ai pris tout mon temps pour déguster cette merveille, petite bouchée par petite bouchée, regardant autour de moi les gens, les voitures... Je crois qu’il n’aurait pas eu le même goût si je l’avais mangé ailleurs. Ah, la journée avait bien commencé!  

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Les trente millions de Gladiator

Hier soir, je suis allée au théâtre! Cela faisait une éternité que je n’y étais pas allée et ça m’a vraiment plu. Je dois cette belle soirée à mon amie Michelle qui m’a invitée. Nous sommes allées voir une pièce de Eugène Labiche, un auteur français du dix-neuvième siècle très célèbre pour ses vaudevilles. La pièce s’intitulait “Les trente millions de Gladiator”. Elle raconte l’histoire d’une cocotte parisienne qui prend dans ses filets un richissime Américain. La pièce était très drôle, pleine de quiproquos. Certaines répliques m’ont bien fait rire. Mais surtout toute une partie du spectacle était chantée. Les acteurs étaient accompagnés par quatre musiciens placés au bord de la scène. Un hautbois, un piano, un violon et une batterie.
Tous les acteurs m’ont époustouflés par leur talent d’acteur et de chanteur, leur drôlerie et leur présence. Comment font-ils pour murmurer et qu’on les entende sans micro! Avec ma petite voix, je serais bien incapable de faire ça!
J’ai pris autant plaisir à assister à la représentation qu’à attendre dans le hall du théâtre le moment de rejoindre nos sièges. C’est tout une ambiance. Au bar, il y avait à la fois des spectateurs et des acteurs. Personne ne semblait stressé. Certains se parlaient, d’autres regardaient dans le vide, mais tous avaient plus ou moins le sourire. J’ai remarqué une femme et sa mère. Elles ont pris un café. Deux jeunes actrices en robes noires qui murmuraient et riaient sous cape. Un couple qui regardait avec un intérêt silencieux les tableaux exposés (car le hall du théâtre fait aussi office de salle d’exposition). Hum, j’ai hâte de retourner au théâtre.

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Un gâteau rose

Ce midi, nous nous sommes partagé ma fille et moi la dernière part de son gâteau d’anniversaire. Elle a eu trois ans dimanche. Après la sieste nous avons reçu la famille pour le goûter d’anniversaire. Micaela m’avait demandé un gâteau rose avec de la crème Chantilly.
Samedi matin, je me suis mise au travail. J’ai préparé une génoise. Malheureusement, au moment délicat où il faut incorporer la farine, je me suis déconcentrée et la pâte a perdu de son volume. En plus, le four était trop chaud. Bref, le gâteau était raté. Heureusement, il était tôt et j’ai tout de suite commencé un autre gâteau. J’ai fait un gâteau de Savoie. C’est drôle parce que ces deux gâteaux ont exactement les mêmes proportions de sucre, d’œufs et de farine. Simplement, ils ne sont pas réalisés de la même manière et le goût est différent. Pour la génoise, les œufs sont battus entiers avec le sucre. Le mélange est ensuite légèrement chauffé en même temps qu’il est battu vigoureusement. L’air chaud fait tripler de volume l’appareil, c’est ce qui fera gonfler le gâteau à la cuisson. On incorpore ensuite la farine. Pour le gâteau de Savoie, les jaunes et les blancs des œufs sont séparés. On bat longuement le sucre et les jaunes jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ensuite, on bat les blancs en neige et on les incorpore au mélange sucre-jaunes d’œuf en alternance avec la farine.  Je me suis souvent demandée comment ces pâtes à gâteau avaient été inventées. J’ai trouvé quelques explications historiques sur Internet.
Samedi soir, tranquille dans ma cuisine j’ai terminé le gâteau. Je l’ai fourré de crème Chantilly que j’ai moi-même préparé en y ajoutant du coulis de framboise. Hum, j’ai léché le fond du bol comme une gourmande! J’ai ensuite préparé un glaçage à l’eau auquel j’ai aussi ajouté du coulis de framboise. J’ai ainsi obtenu un gâteau d’anniversaire rose et bon.

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Des fleurs pour Jacqueline

Ma voisine du dessous est une personne âgée. Elle s’est fait opérer des genoux et a été absente pendant plusieurs semaines. Mardi, nous avons vu son fils qui la ramenait à la maison.
J’ai plusieurs fois expliqué à ma fille pourquoi elle était absente, qu’elle allait avoir de nouveaux genoux et je me suis embarquée dans des explications bien compliquées. Ma fille voue depuis un amour sans bornes à notre voisine qui a de nouveaux genoux.
J’ai eu envie de souhaiter à notre voisine la bienvenue après cette opération difficile alors ce matin, au marché, je lui ai acheté un bouquet de fleurs. Je ne la connais pas particulièrement, mais j’ai pensé que cela lui ferait plaisir.
Il y a une semaine environ, j’ai vue une voisine qui rentrait chez elle après son premier accouchement. Elle avait l’air très fatiguée et abattue. J’ai eu envie d’aller la voir et de lui dire que si elle avait besoin de parler ou d’autre chose, elle pouvait m’appeler et que pour mon premier bébé aussi ça avait été dur. Je ne l’ai pas fait et après je l’ai regretté. J’ai raconté ça à mon mari et il m’a dit que souvent on osait pas alors que ça pourrait faire plaisir. C’est aussi pour ça que j’ai voulu offrir ce bouquet à notre voisine qui est rentrée de l’hôpital. Nous sommes donc descendues chez elle ce midi pour lui remettre notre petit présent. Elle était très touchée et nous a embrassées toutes les trois. Ma fille intriguée, ne cessait de regarder les jambes de notre voisine. Sans doute voulait-elle voir ses nouveaux genoux.

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Une visite

Hier soir, alors que je préparais à manger, l’interphone sonna. Ma fille surprise se précipita vers moi, apeurée :
- C’est qui?
- Je ne sais pas. Je vais répondre. Oui?
- Bonsoir Madame, c’est pour le calendrier des pompiers. Vous pourriez nous ouvrir la porte?
- Oui, je vous ouvre.

- C’est qui? demanda ma fille avec cette fois une pointe d’excitation dans les yeux.
- Un pompier.
- Il va venir ici?
- Oui, il vient pour nous vendre un calendrier.
Le pompier qui avait d’abord été chez nos voisins du dessous arriva enfin à notre étage. Je lui ai ouvert la porte, ma fille entre les pattes.
Le pompier, un grand homme jeune en tenue, a vite repéré la coquine.
- Tu vois Micaela, ce monsieur est pompier. Tu lui dis bonjour.
- Bonzour, lui a-t-elle dit faisant sa timide.
- Bonjour jeune fille.
- Ce monsieur travaille dans un gros camion rouge.
Ma fille en est restée la bouche ouverte.
J’ai remis un peu d’argent au pompier qui m’a donné en échange le calendrier des pompiers pour 2009.
A peine avais-je fermé la porte que ma fille me demanda le calendrier pour le montrer à Grand Doudou.
- Alors tu vois Grand Doudou, c’est le cahier des pompiers. Là c’est le camion qui fait pin-pon. Oui, il est rouge. Ah, Maman, Grand Doudou veut un camion rouge!
On est pas sorti d’affaires!

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Commissaire Le Floch

Cet été, j’ai découvert un super truc. Un site qui propose d’enregistrer les programmes de la TNT comme un magnétoscope et ensuite de télécharger le fichier une fois l’émission terminée. On passe ses “ordres” via un logiciel gratuit. La TNT, c’est la télévision numérique terrestre. Ce sont dix-huit chaînes numériques gratuites dont les principales chaînes de la télé française. Pour visionner les enregistrements sur ma télé à partir de mon ordinateur j’ai dû acheter un câble spécial. Mais je ne le regrette pas car ça marche vraiment très bien. Je trouve cela beaucoup plus pratique qu’un magnétoscope et pour l’instant j’ai repoussé l’achat d’un enregistreur sur disque dur.
Dernièrement, j’ai enregistré plusieurs épisodes d’une série policière française adaptée des livres de l’auteur Jean-François Parot. Le héros est un commissaire du Châtelet au XVIIIe siècle, sous le règne du roi Louis XV. L’originalité de la série est que les personnages parlent comme on parlait à l’époque. C’est vraiment savoureux. J’ai justement regardé un épisode hier soir, un crayon à la main, avec l’idée de vous noter quelques répliques.
Dans l’épisode que j’ai regardé hier, des lettres compromettantes pour le Roi ont disparu (c’est typique!). Le héros est chargé par son supérieur tout en perruque de retrouver. Il lui dit ceci : “Vous pouvez imaginer les tourments qui me rongent à l’idée du péril qui menace le roi!”. De nos jours, on dirait “Vous imaginez à quel point je suis stressé rien qu’à l’idée du danger qui menace le roi”. Un peu plus tard, une “mouche” (un espion) renseigne le commissaire sur deux individus suspectés d’avoir “homicidé” (tué) un policier : “Ils prennent leurs quartiers dans un estaminet louche”. Aujourd’hui, on dirait “ils traînent souvent dans un bar louche”. Fichtre! Je me régale d’avance des prochains épisodes annoncés pour l’année prochaine. Peut-être vous aurais-je convaincus, chers auditeurs, de les enregistrer? Vous m’en manderez des nouvelles!

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T55 ou T110?

Tout à l’heure, je suis rentrée de ma promenade en même temps que mon voisin. Nous nous sommes retrouvés devant la porte d’entrée de l’escalier au même moment. Après lui avoir dit bonjour, je lui ai posé une question. Cela faisait quelques temps déjà que j’avais remarqué un bruit le soir qui me semblait venir de chez sa femme et lui.
- Dîtes-moi, je suis curieuse, mais vous n’auriez pas une machine à pain chez vous?
- Oui, m’a-t-il répondu surpris.
- J’ai entendu le bruit et il m’a semblé que c’était une machine à pain qui tournait.
- C’est une machine absolument génial. On n’arrête pas de faire du pain!
- Moi aussi, j’en ai une. Il faudra qu’on échange nos recettes.
- Avec plaisir. On fait du pain avec différentes farines, on rajoute des graines. On vient d’essayer avec du potiron, c’est super bon.
- Je fais toujours la même chose. J’utilise surtout de la T55. Et puis, je fais des brioches aussi.
- Nous aimons beaucoup le pain complet, on utilise surtout de la T110.
- Ah, on ne joue pas vraiment dans la même catégorie.
- Par contre, on n’a jamais fait de brioche. ça marche bien?
- Honnêtement, c’est aussi bon qu’une brioche de boulangerie.
- Il faudra qu’on essaye.
- Est-ce que vous faîtes une poolish la veille?
- Non, qu’est-ce que c’est?
- C’est un levain que l’on prépare la veille avec un peu de farine, de l’eau et une pincée de levure. ça rend le pain nettement meilleur et ça permet d’économiser de la levure.
- Ah tiens, j’essaierai. J’ai un livre avec plein de recettes, vous voulez que je vous le prête?
- Je veux bien.
Une petite demi-heure après avoir nous avoir quitté, notre voisin est venu nous apporter son livre. Je l’ai feuilleté et j’ai déjà envie d’essayer plein de recettes.

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Expédition familiale

Je ne sais pas si vous vous souvenez de ce détail, mais nous avons perdu les vis du prochain lit de notre petite fille. Nous les avons cherchées partout et nous ne les avons pas trouvées. Impossible de mettre la main dessus. Pourtant c’est bien rangé chez moi. Bref, j’ai fini par demander à ma sœur (qui nous avait donné ce lit) si ce n’était pas elle qui avait les vis. Elle a cherché et nous a annoncé qu’elle avait trouvé des vis qui pourraient bien être les bonnes. J’ai décidé d’aller les chercher à son travail hier en fin d’après-midi. C’était une expédition car ma sœur travaille près du Louvre, au niveau de la station de métro Louvre-Rivoli. J’ai mis mon bébé dans le porte-bébé, ma grande fille dans sa poussette et nous avons pris le train jusqu’à Saint-Lazare. De là, j’ai choisi de prendre le bus avec l’idée de descendre à Palais-Royal et de marcher jusqu’au bureau de ma sœur. En métro, il y avait trop de changements et ce n’est pas vraiment pratique avec la poussette. J’ai donc pris le 21. C’était super d’être à Paris. J’ai montré à ma fille l’Opéra Garnier. Puis, je ne sais pas pourquoi, j’ai eu un moment d’inattention et j’ai loupé l’arrêt. Le bus a ensuite traversé la cour du Louvre, nous avons vu la pyramide et j’ai pensé qu’il valait mieux que je descende au niveau du Pont des arts (Ah, le Pont des arts!). C’était une bonne idée. Ma sœur m’a appelée sur mon portable.
- Vous êtes où?
- Devant l’église, après le Pont des arts.
Il était justement 18 heures et les cloches ont carillonné. La douce musique des cloches de Saint-Germain-l’Auxerrois ajoutait un air de fête à cette sortie parisienne.
Nous avons retrouvé ma sœur qui nous a remis les vis avant de disparaître pour son cours de code. Au retour, nous avons marché jusqu’à la station Pyramides et de là, j’ai quand même pris le métro (la ligne 14 direct jusqu’à Saint-Lazare) pour aller plus vite (le bus était bondé).
Et vous savez le fin mot de l’histoire? Ce ne sont pas les bonnes vis! Mais quelle balade!

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Ma journée américaine

Hier soir, j’ai lu jusqu’à une heure du matin. Je suis en train de finir la lecture d’un roman policier chinois de Qiu Xialong, un véritable voyage, plein de citations et de poèmes, du Parti et de descriptions de plats. C’est passionnant. Au moment d’éteindre la lumière, j’ai pensé aux élections. J’ai eu envie de me lever et d’aller allumer la télé. Mon mari était pessimiste, il ne pensait pas que Barack Obama gagnerait. Moi, j’avais très envie d’y croire.
Ce n’était pas raisonnable quand même de se lever à cette heure-là, il était déjà tard. J’ai éteint la lumière, impatiente d’être au lendemain.
C’est ma fille qui m’a réveillée à 8 heures (oui, ce matin, j’ai pu faire la grasse matinée, youpi!).
- Maman! Maman! Je suis réveillée! Est-ce que tu veux bien mettre Felicia dans mon lit? Elle est réveillée. Maman! Maman!
- Oui, j’arrive!
Je me suis levée et j’ai foncé vers la télé. J’ai allumé et c’était les infos sur France 2. Je n’ai rien compris, on parlait des inondations dans la Nièvre. Un journaliste parlait sous un parapluie avec derrière lui des gens qui circulaient en barque à travers les rues. J’ai changé de chaîne. Un dessin animé. J’ai encore changé. Ah, des infos! Mais rien sur les élections à part une bande en bas de l’image qui indiquait les résultats des deux candidats état par état. Oui, mais qui a gagné? Je commençais à m’impatienter. Micaela aussi.
Finalement, je suis allée dans la chambre mettre mon bébé dans le lit de ma grande fille pour qu’elles puissent s’amuser. J’ai foncé dans la cuisine et j’ai allumé la radio. RFI. Et là j’entends une interview en direct du président du Mali qui raconte qu’il a passé la nuit à suivre les élections. Oui, mais qui a gagné? Enfin, le journaliste pose la question suivante : et quel est votre sentiment sur le fait que les Américains aient élu un président noir?
Je n’ai pas écouté la réponse, j’ai pensé à ma copine Janet qui était Américaine, elle aurait adoré! Et moi, j’ai envie de dire tout simplement bravo aux Américains!

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Objet non identifié

Hier soir, mon mari a mis le linge a sécher. Il a ouvert le hublot de notre nouvelle machine (nous avons changé de machine après les travaux dans notre cuisine) et il a retiré le linge mouillé du tambour. En mettant le linge à sécher sur l’étendoir il a trouvé un objet métallique. Intrigué, il me l’a apporté.
- Regarde ce que j’ai trouvé dans le linge, m’a-t-il dit.
- Qu’est-ce que c’est?
- On dirait une lime, non?
J’ai pris l’objet entre les mains.
- Oui, tu as raison. Et c’était dans la machine?
- Oui. Je me demande d’où ça vient.
- Moi aussi. En tout cas, ce n’est pas à nous. Bizarre.
Plus tard alors que j’étais dans la cuisine, je repensai à l’objet. Comment était-il arrivé dans notre linge? Et tout à coup, j’ai eu une idée. Notre voisin Jacques a utilisé notre machine la semaine dernière, c’était peut-être à lui. Je l’ai appelé.
- On a trouvé une lime dans notre machine. Est-ce qu’elle est à toi? lui ai-je demandé.
- Ah, vous l’avez trouvée! Je la cherche partout!
- On l’a trouvée ce soir en vidant la machine.
- Et elle est restée tout ce temps dans votre machine!
- Oui, on vient juste de la trouver.
- Incroyable.
- Carrément bizarre tu veux dire! Je fais une lessive par jour et je viens juste de la trouver. Bon, on te la met de côté!

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