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Archive for September 2008

Millénium tome 3

Il y a quelques semaines de cela, je vous parlais de la trilogie Millénium. Après la lecture du premier tome, j’étais moyennement convaincue par l’histoire. Je trouvais que certaines scènes décrites étaient trop violentes. Ma voisine m’avait prévenue que cela n’allait pas en s’arrangeant. En fait, je crois que le pire était passé.
J’ai attaqué le troisième et dernier tome et je dois dire que mon opinion a changé. Ces livres ont quelque chose de spécial, sans aucun doute. Les personnages sont vraiment bien dessinés. J’ai un faible comme je vous le disais pour Lisbeth Salander, son sourire en coin, son esprit implacable, logique et résolu et surtout les surprises qu’elle ne cesse de nous faire au fil des romans. Tous les autres sont très bien aussi. Hier, j’ai lu une altercation entre Erika Berger et un de ses rédacteurs en chef (Erika est devenue rédactrice en chef d’un grand quotidien suédois) qui m’a laissé le souffle coupé. En fait, je me suis trouvée une fois dans des circonstances similaires à celles qui ont amené l’altercation et j’étais curieuse de savoir comment elle réagissait.
Et puis, j’aime bien l’écriture, la façon d’aborder les personnages, certains détails (la tenue vestimentaire par exemple, ou une pensée fugitive qui rendent les personnages crédibles, vivants).
Dans les défauts, certains passages sont à mon goût trop longs. Mais l’histoire est vraiment pleine de rebondissements sans paraître sortie d’un moule.
C’est vraiment la folie Millénium ici. Mon mari me disait encore hier qu’il voyait plein de gens en train de lire les livres dans le bus.
D’ailleurs, ma vie a pris un goût suédois : je grignotte des Krisprolls, je tartine mon pain de confiture d’airelles, je bois du sureau et j’envisage d’acheter une nouvelle commode chez Ikéa.

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Partie remise

Hier, j’étais souffrante alors je n’ai pas pu écrire mon podcast. Aujourd’hui, heureusement, je vais mieux. Mais parce que j’étais malade, j’ai dû annuler mon rendez-vous d’hier soir avec mon amie Natasha et cela m’a contrariée.
Cela fait des mois que nous ne nous sommes pas vues. Natasha est prof d’anglais et passe ses journées à courir Paris en métro pour donner des cours d’anglais à des cadres au bout du rouleau. Nous travaillons aussi régulièrement ensemble sur mes ouvrages dont elle assure la traduction. Nous nous entendons très bien. Nous sommes aussi toutes les deux très gourmandes. Et si vous suivez ce podcast depuis un certain temps, vous savez que nous aimons nous retrouver Chez Ladurée, la fameuse pâtisserie parisienne.
Seulement, entre les horaires de travail de Natasha et les horaires de tétées de mon bébé, il était difficile de se voir pendant la journée. Nous avons alors pensé à nous retrouver au Ladurée du Printemps, le grand magasin situé boulevard Haussmann. Le salon de thé se trouve à l’intérieur même du magasin et le jeudi, jour de nocturne au Printemps, il ferme à 22 heures. C’était parfait pour se voir.
De mon côté, je me faisais une joie de cette sortie dans Paris à la tombée de la nuit. Et depuis que le rendez-vous était fixé, je pensais régulièrement au gâteau que j’allais choisir : un parfait praliné? un saint-honoré rose framboise? une religieuse à la violette? des macarons glacés?
Malheureusement, j’ai dû envoyer un SMS à Natasha pour annuler notre rendez-vous. J’espère que ce n’est que partie remise.

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Laplace et compagnie

Aujourd’hui, j’ai téléphoné à mon père qui est toujours à Perros. Il m’a donné quelques nouvelles intéressantes. Tout d’abord, le Laplace est de retour, ancré exactement au même endroit que cet été. Vous vous souvenez, n’est-ce pas, de ce bateau hydrographique de la Marine Nationale qui a passé une partie de l’été en face de la plage de Trestraou. Justement, il était question de lui dans le dernier bulletin de Perros. C’est ainsi que mon père a pu m’apprendre que le Laplace avait pour mission de relever les fonds de la côte et que sa mission durerait jusqu’en 2009. Il va donc venir et repartir pendant un an. D’après l’article du journal, les derniers relevés dataient de 1830!
Mon père m’a aussi raconté deux histoires étonnantes. La première concerne Marie-Claire, la fermière. Au marché de Plougrescan elle a croisé un type en se disant qu’il avait une tête d’assassin. Eh bien, le jour même il a tué deux personnes et s’est endormi dans la maison de ses victimes. C’est ainsi que les gendarmes l’ont retrouvé, endormi.
La deuxième histoire est tout aussi triste. Mon père était sur le port de Perros. Il entend le bruit d’un avion dans le ciel et, par habitude, parce que c’est un vrai fana d’aviation, il cherche des yeux l’avion. C’est un Vari-eze, il le reconnaît tout de suite parce qu’il a une forme particulière. Le soir même, dans ses blogs d’avions, il lit qu’un avion du même type s’est écrasé à quelques kilomètres de Perros. C’est sans aucun doute l’avion vers lequel mon père avait levé les yeux.
Une autre nouvelle plus réjouissante, mon père va se préparer une tarte aux cerises. En ce moment, nous faisons une espèce de match à qui fera le plus saliver l’autre avec ses recettes. Il me nargue en m’envoyant des photos par email. De son côté, une tarte aux pommes et un flan, du mien un flan d’après une recette du XVIe siècle et une tarte aux tagliatelles d’après une recette italienne. Il va falloir que je pare vite fait la tarte aux cerises... je vous tiendrai au courant!

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Une bonne journée

Ce soir, en rentrant du travail, mon mari m’a demandé si j’avais passé une bonne journée.
Oui, lui ai-je répondu.
Puis l’idée m’est venue, par curiosité, de compter le nombre de personnes que j’avais croisé dans cette journée.
Sur le chemin de l’école, je n’ai parlé à personne. A l’école, j’ai croisé le papa d’une petite copine de ma fille, puis le papa d’une autre copine (il y a beaucoup de papas qui accompagnent leurs enfants à l’école). J’ai échangé quelques paroles avec eux, avec la maîtresse de ma fille aussi. Je suis ensuite allée à la garderie. J’ai discuté quelques minutes avec la directrice et les deux puéricultrices, puis je suis rentrée chez moi. J’ai travaillé une bonne partie de la matinée, sans un coup de fil, mon ipod sur les oreilles. Ensuite, je suis retournée à l’école. J’y ai retrouvé ma copine Caroline dont la fille va aussi à la maternelle. Nous sommes rentrées ensemble à la maison. Là, nous avons croisé mon autre voisine, Alexandra, qui a une petite fille et un petit garçon. Nos trois filles ont joué ensemble à courir. En début d’après-midi, un client est passé chercher un ouvrage chez moi. Après la sieste, je suis allée au parc avec Alexandra et ses enfants (cette fois, nous avions emporté des ballons). Sur le chemin du retour, je me suis arrêtée à la pharmacie et j’ai échangé quelques paroles avec la pharmacienne. J’ai aussi eu un coup de fil de ma mère. Donc, aujourd’hui, j’ai parlé à onze personnes. Je pense que toutes ces personnes à qui j’ai dit bonjour, à qui j’ai souri et avec qui j’ai parlé ont participé à me faire passer une bonne journée. Je me demande s’il y a un lien mathématique entre le nombre de sourires que l’on échange et la qualité d’une journée. A partir de combien de sourires la journée devient-elle bonne? Est-ce que vous avez un chiffre à me proposer?

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Des tableaux dans ma mémoire

Cet après-midi, je suis allée me promener au parc avec mes filles et notre voisine et ses deux enfants. Ma fille et sa fille sont très copines. Nous sommes tout d’abord allés au toboggan. Il était relativement de bonne heure et ce n’était pas la grande foule. Mais au bout d’un certain temps le petit espace réservé au toboggan s’est rempli d’enfants qui couraient dans tous les sens. Nous avons réussi à entraîner nos filles vers la pelouse où elles ont bien couru. Il y avait d’autres enfants qui jouaient au ballon. Micaela est venue me voir.
- Maman, je veux un ballon pour jouer, m’a-t-elle dit.
- On n’a pas pris le ballon, ma chérie. On le prendra la prochaine fois.
Elle était très déçue, mais elle a vite trouvé une autre activité : faire des galipettes.
En cherchant quelque chose dans le panier de la poussette, je suis tombée sur un ballon de baudruche dont j’avais totalement oublié l’existence. Je l’ai gonflé et j’ai appelé ma fille. Elle était toute heureuse et elle a bien joué avec sa copine.
J’ai raconté à ma voisine que ce ballon m’avait été offert dans un magasin de jouets à Paimpol à l’occasion d’un achat.
- Tu es déjà allée à Paimpol, ai-je demandé à ma voisine.
- Oui, mais c’était il y a longtemps. Je ne m’en souviens plus très bien.
- C’est une très jolie ville.
Et alors que je disais ces mots, je me suis souvenue d’une galerie de peinture. Les tableaux exposés représentaient des bateaux et ils m’avaient beaucoup plu. Vous savez l’effet que ça fait quand un artiste vous plaît. Et l’espace d’un instant, le temps de cette pensée, j’étais à nouveau devant les tableaux de Guy L’Hostis (qui, je l’espère, ne m’en voudra pas d’avoir téléchargé une image d’un de ses tableaux pour illustrer ce podcast).

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Jacques a déménagé

Ce matin, en allant faire quelques courses, je suis passée devant chez Jacques mon voisin. Il y avait un camion de déménagement garé devant son immeuble. J’ai expliqué à ma fille que Jacques allait changer de maison et que les messieurs du camion allaient prendre toutes ses affaires pour les emmener dans sa nouvelle maison.
- Et il va aller habiter où Jacques?
Alors, ça c’est la surprise car Jacques va habiter notre résidence. Nous allons être à nouveau voisins et j’en suis très contente. En fait, il y a quelques mois Jacques nous a dit qu’il souhaitait changer d’appartement et trouver quelque chose de plus grand. Il commençait ses visites grâce aux agences ou aux annonces de particuliers. Je lui ai alors parlé d’un appartement à vendre dans notre résidence. Il y avait une petite annonce sur le tableau d’affichage de notre escalier. Il a téléphoné et a pris rendez-vous pour une visite de l’appartement. Finalement, de tous les appartements qu’il avait pu visiter c’était celui-là qui lui plaisait le plus. Il a donc fait une offre à la propriétaire. L’offre a été acceptée et la vente s’est faite il y a quelques jours. Bien sûr, tout ne s’est pas passé comme sur des roulettes. La proprio était une sacrée chipie qui en a fait voir de toutes les couleurs à Jacques jusqu’au dernier moment. Mais heureusement tout s’est bien terminé. Dès que les travaux seront terminés et que Jacques aura emménagé Micaela pourra lui faire coucou depuis la fenêtre de sa chambre.

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Millénium

Aujourd’hui, j’ai commencé le deuxième tome de Millénium la trilogie de l’écrivain journaliste suédois Stieg Larsson. En ce moment tout le monde lit Millénium, les trois tomes de chacun près de six cents pages se sont vendus à des milliers d’exemplaires en France.
J’avais repéré ces drôles de couvertures noires l’année dernière parce que les trois livres étaient en vitrine du marchand de journaux sur le chemin de la gare. J’avais aussi remarqué que la bibliothèque de ma ville en avait fait l’acquisition. Ce n’est que cet été que je me suis décidée à les offrir à mon mari pour son anniversaire. Il a dévoré les trois tomes en dix jours, lisant chaque soir jusqu’à plus d’une heure du matin. Curieuse, j’avais lu les premières pages dans la librairie et j’avoue que cette histoire de fleurs envoyées chaque année le jour anniversaire d’un vieux monsieur m’avait bien plue. Je m’étais fait une idée de l’histoire qui s’est révélée totalement fausse. En fait, après avoir lu deux William Tapply plutôt reposants, plonger dans le magma compliqué de Millénium m’a semblé fatiguant. J’ai eu du mal à rentrer dans le livre. Et puis, pourquoi tant de scènes de violence? Mais j’avoue que je suis tombée sous le charme des personnages, surtout celui de Lisbeth Salander. Drôle de fille. On en parlait ce matin avec ma voisine du dessus. Elle est en train de lire le troisième tome et elle a bien avancé mardi dans sa lecture parce que ses enfants étaient à la garderie. Il paraît que côté violence ça ne s’arrange pas. C’est marrant parce que je ne l’imaginais pas ayant ce genre de lecture, ma voisine. On a peut-être toutes un côté Lisbeth Salander en nous.

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Gestion de crise

Aujourd’hui il faisait super beau et même très chaud. Tout de suite après la sieste, je suis sortie me promener avec mes filles. Nous avons retrouvé d’autres enfants de l’immeuble au parc près de chez nous et tout le monde a passé un bon moment à jouer et à courir (les enfants) ou à discuter (les mamans). En rentrant à la maison j’admirais le ciel bleu et je crois que c’est le premier jour depuis mon retour où je n’ai pas trop pensé à Perros. Mais tout a été gâché par un détail. La bonne femme qui gare sa voiture sur le trottoir, m’obligeant à descendre du trottoir pour la contourner, est de retour et avec elle sa voiture. Voilà, ça m’a énervée grave comme on aimait dire avec ma copine Janet.
Mais une autre source d’énervement m’attendait sur la gauche. Au moment où je contournais la voiture de la bonne femme en pestant, un monsieur était en train de se garer en face. Il y avait de la place pour stationner deux voitures. Et vous ne savez pas ce qu’il fait? Il se gare au milieu occupant à lui tout seul les deux emplacements!
C’en était trop pour une si belle journée. Je lui ai fait des grands signes pour qu’il me remarque, puis je lui ai fait signe de s’avancer davantage. Il était surpris et finalement s’avança de peut-être vingt centimètres. Je fronçai les sourcils et lui fit signe d’y aller plus franchement. Il leva les mains en l’air comme pour dire “mais qu’est-ce que vous me voulez à la fin?”. Je fis le signe qu’il occupait deux places. Il s’est avancé de mauvaise grâce. Je suis partie, satisfaite. Dans ce quartier, les gens ont du mal à trouver des places pour se garer en rentrant du travail. Imaginez le stress pour une personne cherchant à se garer et passant devant cette voiture mal garée. Il faut penser au bien être de ses voisins.

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Grand Doudou

Ce matin, comme tous les matins depuis une semaine, ma fille a insisté pour que Grand Doudou nous accompagne à l’école. Ce n’est pas son doudou officiel, mais il tient une bonne place dans son cœur surtout parce qu’il est grand. Il mesure près de 40 centimètres et une des joies de ma fille est de lui tenir la patte et de le faire marcher à côté d’elle. De temps en temps, il est fatigué alors elle le prend dans ses bras. Parfois, il est trop lourd alors elle le pose dans sa poussette et marche fièrement à côté de lui. Souvent, il faut s’arrêter pour le contempler : Maman, regarde Grand Doudou m’a fait un sourire!
Elle l’a présenté à toutes ses copines et Grand Doudou est très courtisé par toutes ses demoiselles qui se disputent la faveur de le tenir dans leurs bras. Une fois, à Perros, nous avons failli le perdre. Il était descendu de la poussette en plein milieu du marché sans que personne ne s’en rende compte. Un vendeur l’avait déposé sur son stand et Marie-Françoise qui passait par là l’avait reconnu et nous l’avait rapporté.
Hier matin, Grand Doudou marchait comme d’habitude quand un monsieur m’a alertée.
- Attention Madame, son doudou traîne par terre.
- Merci. C’est un doudou qui marche.
- Ah, bon.
Quelques mètres plus loin une dame me courre après pour la même raison. En entendant ma réponse elle me dit ceci : je trouve quand même que ce n’est pas top. Elle devrait le prendre dans ses bras.
Non, mais, de quoi je me mêle! “C’est pas top”.
Bref, maintenant, plus de soucis car j’ai acheté des chaussures à Grand Doudou. Et il en est très fier.
 

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Oil in box

Cet après-midi je suis allée faire quelques courses à la Biocoop qui est près de chez moi. C’est la deuxième fois que j’y vais depuis mon retour, il me manquait encore des choses, mais je n’avais pas pu tout porter la première fois.
Cette fois, il y avait sur ma liste de course de l’huile d’olive. Il n’en reste plus une goutte à la maison. Dans le rayon, j’ai commencé à regarder les différentes bouteilles. Puis j’ai aperçu en bas du rayonnage un petit carton. Intriguée, je me suis baissée pour regarder entraînant avec moi mon bébé joyeusement installée dans son écharpe de portage. Il s’agissait d’un cubi d’huile d’olive de trois litres. Je n’avais jamais vu ça. Le système est exactement celui des fontaines à vin. Une poche contenant l’huile est placée dans un carton et un petit robinet permet de se servir en huile. J’ai tout de suite pensé que c’était un très bon système car l’huile est ainsi bien à l’abri de la lumière. Puis j’ai pensé que mon mari serait moins enthousiaste. J’ai commencé à imaginer quelles pourraient être ses critiques.
- Comment est-ce que je fais si je dois en mettre sur une salade de tomates? Et bien, on pourrait en mettre dans le petit distributeur que nous ont offert Sylvie et Guillaume. On en aurait toujours à table.
- ça prend de la place, où va-t-on mettre ce carton? Il est tout petit on pourrait le poser sur le plan de travail. Et pense qu’on aurait justement une bouteille de moins dans le placard!
- Mouais.
Allez, je le prends quand même et puis le prix au litre est plus intéressant que celui d’une bouteille d’un litre.
Ce soir, lorsque mon mari est rentré du travail il a découvert mon achat.
- Ah, c’est super pratique ce truc! je trouve ça génial.
On se pose parfois trop de question, non?

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