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Archive for March 2008

Repas de crêpes

Dans le nouveau quartier proche de chez moi, celui où a ouvert la fameuse Biocoop dont je vous ai déjà parlé, deux restaurants ont récemment ouvert dont une crêperie.
Hum, des crêpes à quelques pas de chez moi, il fallait absolument que j’aille goûter ça. J’ai commencé par aller faire un petit repérage un après-midi en rentrant du parc. J’ai jeté un coup d’œil à la salle (petite et pas très bretonne : pas de bolées sur les tables) et au menu (classique, mais appétissant).
Il y a deux jours, j’ai dit à mon mari “ça t’embête si je propose à Michelle et Caroline d’aller manger des crêpes à la nouvelle crêperie?”. Bien sûr, ça ne l’embêtait pas. Michelle était partante et Caroline était en voyage d’affaires. Nous y sommes donc allées Michelle et moi hier soir.
Heureusement que j’avais pensé à réserver car la salle est si petite que nous n’aurions eu aucune chance d’avoir de la place.
Qu’avons nous pris? Michelle a pris une crêpe au reblochon et fromage de pays et moi une “complète” c’est-à-dire une œuf-jambon-fromage. Les crêpes préparées par les deux cuistots indiens qu’on voyait s’activer derrière le comptoir étaient bonnes. En tout cas suffisamment pour nous dépayser et oublier que nous étions au rez-de-chaussée d’un immeuble de bureaux.
En dessert Michelle a pris une crêpe au chocolat flambée au Grand Marnier et j’ai pris une crêpe à la confiture de framboise et à la crème Chantilly... Hum! un régal!
Cela m’a fait penser à Gisèle qui tenait une crêperie à Concarneau et qui a pris sa retraite depuis. Elle faisait à elle seule les crêpes pour une salle qui était bien deux fois plus grande que celle où nous étions. Elle était simplement aidée par une serveuse pour le service. Et nous n’avons jamais eu à attendre nos crêpes même lorsque la salle était pleine.
Ah, Gisèle, tu nous manques!

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Inscription validée

Ce matin, les choses sérieuses ont commencé pour ma petite fille de deux ans et trois mois. Nous avions rendez-vous avec la directrice de l’école maternelle afin de “valider” son inscription pour la rentrée. Ce terme de “valider” est bien administratif. En vérité, la directrice de cette école souhaite rencontrer chaque enfant avec ses parents avant la rentrée afin de le familiariser avec l’école.
L’entretien dans le bureau de la directrice était tout de même suffisamment impressionnant pour que ma fille d’habitude coquine et bavarde ne dise pas un seul mot. Bien à l’abri sur les genoux de son papa, elle n’a cependant pas perdu une miette de la discussion.
Il a été question :
- des horaires de l’école : 8h30 - 11h30 puis 13h30 - 16h30
- de l’organisation de la journée : récréations, sieste l’après-midi
- des jours de classe : lundi, mardi, jeudi et vendredi
- de la “propreté” : le port des couches est interdit à l’école
- des activités en classe : peinture, collage, découpage, chansons, gymnastique, apprentissage de l’alphabet, du calcul, ...
- de la cantine : une fois par semaine pour ma fille. Il faudra aller acheter des tickets à la mairie.
- du jour de la rentrée : le 2 septembre 2008
Enfin, la directrice a terminé l’entretien par un baiser sur la joue de ma fille.
- A bientôt, Micaela. Inscription validée!
Et ma fille a dit de sa petite voix : au revoir. Et nous avons quitté le bureau de la directrice. Nous avons retraversé la cour d’école où les enfants jouaient, et nous sommes allés voir les trains passer.

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Chocolat de Pâques

Hum, tout à l’heure, je n’ai pas pu résister, je suis retournée dans la cuisine, je suis montée sur un tabouret et j’ai attrapé dans le placard un petit bout du poisson en chocolat que j’ai reçu pour Pâques. Merci Gaby! Quelle gourmande!
Samedi matin, je suis allée faire mes emplettes de Pâques chez le chocolatier que j’avais remarqué en allant chez le kiné. Et oui, les séances pour le pied de mon bébé ne sont pas terminées. Je continue à traverser la ville deux fois par semaine.
Donc, j’avais remarqué un chocolatier sur mon chemin. Une boutique très sobre, avec une vitrine sans chichi. Contrairement à beaucoup de commerçants, ils ont fait leur décor de Pâques au dernier moment. Cette boutique était toujours vide quand je suis passée devant. Par contre, samedi matin lorsque j’y suis allée, elle était remplie de monde! Surtout des dames, des mamies venues acheter des cloches, poules, œufs ou poissons en chocolat pour leurs petits-enfants. Mais ce n’est pas la première chose que j’ai remarqué. Ce qui m’a frappé en entrant dans la boutique c’était l’odeur, la douce et forte odeur du chocolat noir. C’était magique!
Les jeunes vendeuses étaient gentilles et maniaient les précieuses pièces avec délicatesse.
- Je voudrais cet œuf, s’il vous plaît, a demandé une vieille dame.
- Vous souhaitez quelle friture? chocolat noir, au lait ou blanc? (la friture sont les petits chocolats en forme de poissons ou de coquillages)
- Chocolat noir, s’il vous plaît.
- Très bien, a dit la vendeuse, le temps de le remplir et je reviens.
La vendeuse a alors soulevé un rideau pour se rendre dans l’arrière-boutique et j’ai aperçu une apprentie “chocolatier” en tenue, blouse blanche et toque en forme de brioche, qui travaillait. Il y avait derrière ce rideau tout un monde que j’aurais bien visité!

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Visite à la sage-femme

Aujourd’hui était vraiment une belle journée. Nous sommes allés, mon mari, mes filles et moi rendre visite à la sage-femme qui m’a accouchée, il y a maintenant un peu plus de trois mois. Je lui avais promis de lui apporter les photos prises à la naissance : mon bébé, moi et la sage-femme, une photo de ma fille découvrant sa petite sœur...
La sage-femme était vraiment une jeune femme admirable, très à l’écoute, oui vraiment très à l’écoute, et aussi très gentille avec une petite pointe de dynamisme communicatif. J’étais très heureuse à l’idée de la revoir. Je lui avais préparé un petit album avec les photos et nous lui avions choisi un petit cadeau.
J’étais toute émue aussi de retourner à l’hôpital, de refaire le chemin en voiture jusqu’à la maternité.
A l’accueil, nous l’avons demandée et elle est arrivée.
- Oh, mais je vous reconnais! ça me fait plaisir de vous voir!
Nous nous sommes assis dans le hall et nous avons discuté. Elle était vraiment heureuse de revoir le bébé qu’elle avait mis au monde. Elle l’a pris dans ses bras et mon bébé lui a fait un grand sourire. C’était très mignon à voir.
Nous passé une bonne vingtaine de minutes ensemble. Apparemment, les parents sont peu nombreux à revenir, mais quand ça arrive, c’est très touchant pour la sage-femme. Le cadeau lui a beaucoup plu et elle m’a écrit un e-mail pour nous remercier. Je lui ai promis de lui envoyer régulièrement des photos de notre bébé.

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Comptabilité

Invariablement, ça revient avec l’arrivée du printemps : chaque année, au mois de mars, je dois rendre ma comptabilité à mon association de gestion.
Cette association est chargée de vérifier que je tiens bien ma comptabilité. Pour cela, je dois remplir un immense tableau de quatre pages sur lequel je reprends, mois par mois, l’ensemble de mes recettes et de mes dépenses. Je dois additionner, soustraire, vérifier des égalités... bref, tout doit être parfait.
Sachant que tout cela prend du temps, j’avais préparé au maximum ma compta avant l’accouchement. Ainsi, j’ai pu rapidement me mettre à remplir ce fameux tableau. Chaque année, c’est la même chose, il y a une erreur quelque part. Et je reprends ma calculatrice, et j’additionne à nouveau, et je m’énerve, et je réfléchis et finalement je trouve.
Une fois ce grand tableau rempli, je peux remplir ma déclaration d’impôts en cinq minutes “top chrono” et ainsi déterminer mon bénéfice professionnel. C’est ce bénéfice qui servira de base au calcul de mes charges sociales : sécurité sociale, allocations familiales, retraite.
La photocopie signée et certifiée conforme à l’original de ma déclaration fait partie du dossier que j’envoie à l’association de gestion.
Mon dossier est examiné et si tout va bien je reçois en retour une attestation que je joindrai à ma déclaration fiscale. Lorsque l’on ne joint pas d’attestation, le calcul des impôts est automatiquement majoré de 25%! Aïe!

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Elections municipales

Je suis de retour et en pleine forme! Je remercie chaleureusement ceux qui m’ont écrit pour me souhaiter un bon rétablissement. C’était très gentil de votre part.
Je tiens aussi à remercier Thomas grâce à qui j’ai pu réparer, il y a deux semaines, le flux RSS du podcast.
Dimanche avait lieu le deuxième tour des élections municipales dans ma ville. Le maire de ma ville, élu au premier tour en 2001, était en ballottage. Il y avait quatre candidats au premier tour : le maire UMP, un candidat du Parti Socialiste, une candidate divers droite et un candidat du Modem (le centre). Le maire a obtenu au premier tour un peu plus de quarante pour cent des voix et les autres candidats respectivement 33,33 %, 12 % et 12%.
Le maire a commencé à se sentir franchement menacé lorsque les trois autres candidats ont décidé d’unir leurs listes pour le deuxième tour. Il faut dire que ce maire a très mauvaise réputation : très dépensier, mauvais gestionnaire et pire, des affaires pas très claires dénoncées par la presse.
Le tracte que nous avons reçu dans notre boîte aux lettres en fin de semaine trahissait ce sentiment de menace : d’après lui, en élisant un maire socialiste, nous étions sûrs de voir arriver dans notre quartier des logements sociaux qui nécessiteraient pour leur construction des expropriations. Traduire : vous habitez un quartier résidentiel, si vous voulez rester entre vous, votez pour moi.
Mon mari était très pessimiste sur le résultat des élections : “ici les gens sont très à droite, ils vont quand même voter pour le maire sortant”.
Moi, j’espérais qu’il avait tort. Mais après la déception des présidentielles et l’élection de Nicolas Sarkozy, je préférais imaginer le pire.
Dimanche soir, mon mari a regardé les résultats des élections sur Internet. Moi, je travaillais sur ma compta que je dois rendre mercredi.
- Il est élu!
- Qui ça?
- Le type du PS!
Lundi matin, je me suis réveillée dans un ville qui avait basculé à gauche.

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Pas de podcast cette semaine

Exceptionnellement cette semaine pas de podcast car je suis malade. Je vous donne rendez-vous mardi prochain!

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Des Annie dans ma vie

En ce moment, je lis plusieurs livres à la fois : un roman policier italien et deux autres petits livres. Le premier de ces petits livres, je l’ai acheté parce que j’ai entendu un entretien avec l’auteur à la radio, un après-midi de la semaine dernière. Je l’ai trouvée très sympathique, drôle et en même temps douce. Elle racontait son travail d’auteur de nouvelles avec un naturel très plaisant. J’ai tout de suite eu envie de la lire. Il s’agissait de Annie Saumont et je me suis procuré un de ses recueils de nouvelles publié en poche.
Quelques jours plus tard, Mike, un auditeur du podcast m’a écrit à l’occasion d’un email qu’il lisait le dernier livre d’un auteur que je n’avais jamais lu. Passant à la librairie ce même jour pour m’acheter un second recueil de nouvelles d’Annie Saumont, j’ai recherché un livre de l’auteur dont m’avait parlé Mike. Un petit livre de cet auteur était disponible. J’ai lu quelques lignes au hasard du livre et cela m’a intéressé. C’est le deuxième petit livre que je lis. L’auteur? Annie Ernaux et le titre du livre “La place”.
Ce matin, voyant ces deux petits livres posés l’un à côté de l’autre sur ma table de nuit, j’ai pensé au fait que leurs auteurs s’appelaient toutes deux Annie. Pour moi, une Annie c’est une femme entre cinquante-cinq ans et soixante-cinq ans. C’est Annie L professeur de physique en classe de terminale au lycée qui avait fait chavirer tous les cœurs masculins en jouant en short au tournoi de volley organisé entre profs et élèves cette année-là. C’est Annie que j’ai remplacée au cours d’une mission d’intérim, une femme très dynamique et sympa qui avait une cicatrice au cou parce qu’on l’avait opéré de la thyroïde. C’est Annie l’Américaine, amie de ma copine Janet, qui fait paraît-il de délicieuses confitures de mûres... Ah et bien sûr Annie l’orpheline rousse et son chien!

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Le petit chaperon rouge

Mon mari et moi avons commencé depuis quelques semaines à lire des histoires à notre petite fille de deux ans, le soir, avant d’aller au lit. En ce moment, nous lisons Le petit chaperon rouge, le conte de Charles Perrault. Ma petite fille toute excitée regarde les images et pointe du doigt le terrible prédateur en criant “Le loup! Le loup!”. Je crois qu’elle n’a pas encore saisi que le loup n’était pas un gentil dans l’histoire.
Bien sûr, nous lisons l’histoire plusieurs fois de suite. C’est mon mari qui lit, il fait très bien les voix des différents personnages. Au moment où le loup toque à la porte de la grand-mère en se faisant passer pour sa petite-fille, la grand-mère répond à sa fausse petite-fille un mot que je ne comprenais pas. A la troisième lecture de la phrase qui contient ce mot, j’ai fini par demander à mon mari de le répéter.
- Tire la chevillette, la bobinette cherra.
- Cherra!? Qu’est-ce que ça veut dire?
- C’est le futur du verbe choir. (Mon mari est super fort en vocabulaire et en conjugaison).
- Ah, vraiment!
Je suis allée tout de même vérifier dans le Bescherelle (petit livre aussi indispensable qu’un dictionnaire) rien que pour l’énerver. Et oui, il avait raison, cherra est bien le futur à la troisième personne du singulier du verbe choir.
Le verbe choir est un verbe que nous utilisons peu, très peu, certainement parce que les portes ne sont plus équipées de bobinettes depuis des lustres! Heureusement pour les grands-mères!
Le texte intégral du conte :
http://www.alyon.org/litterature/livres/XVIII/esprit_salon/perrault/le_petit_chaperon_rouge.html
Définition et conjugaison du verbe choir :
http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/choir/
Qu'est-ce qu'une bobinette?
http://www.google.fr/search?q=define%3Abobinette&btnG=Rechercher&hl=fr

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