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Archive for February 2007

Loi des séries

La première chose que j’ai faite en arrivant ce matin dans la cuisine a été d’allumer la lumière. Il ne fait pas encore suffisamment jour à sept heures du matin pour s’en passer. J’ai donc appuyé sur l’interrupteur et oh, surprise! rien ne s’est produit! pas de lumière. L’ampoule avait lâché... Heureusement, il y a un deuxième éclairage dans la cuisine, des néons au dessus de l’évier, et je n’ai pas eu besoin de sortir les bougies!

C’est la deuxième fois cette semaine qu’il faut changer une ampoule dans la maison. Lundi matin, c’était l’ampoule de la suspension du salon qui avait rendu l’âme.

En ce qui concerne l’ampoule du salon, je n’ai pas pu la changer tout de suite car je n’en avais pas d’avance. C’est une ampoule économique que je dois acheter dans un magasin particulier.

Par contre, en ce qui concerne celle de ce matin j’en avais en réserve. J’ai donc sorti l’escabeau, puis j’ai coupé le courant dans la cuisine. Une fois en haut de l’escabeau, j’ai dévissé l’ampoule à changer et j’ai revissé la nouvelle. J’ai remis le courant dans la cuisine et voilà!

Vous savez, on dit “jamais deux sans trois”, alors je me demande quelle sera la prochaine ampoule de la maison à griller cette semaine!

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Vous avez un nouveau message!

Ce matin, j’ai téléphoné à mon voisin Jacques (en réalité, ex-voisin) pour lui proposer de nous accompagner, mon bébé et moi, en promenade. Il n’était pas chez lui. J’ai laissé un message sur sa messagerie.

- Bonjour Jacques, c’est Laetitia. J’espère que tu vas bien. Je t’appelais pour te proposer de te promener avec nous cet après-midi, après la sieste, vers quinze heures trente, seize heures. Tu peux me rappeler, je suis à la maison. A bientôt!

Une demie heure plus tard, Jacques m’a rappelée.
- Salut, c’est Jacques.
- Salut Jacques!
- Ecoute, j’ai eu ton message. C’est d’accord pour la promenade. En plus, ça fait longtemps que je n’ai pas vu ta fille. La seule chose, c’est que j’ai rendez-vous chez le coiffeur à 15 heures. Je pense que je serai sorti vers 15 h30.
- Tu vas chez le coiffeur qui est à côté du marché?
- Oui, c’est ça.
- Alors, si nous sommes prêtes à 15h30, nous passons te prendre là-bas.
- C’est parfait. De toute façon, j’aurai mon portable sur moi.

A quinze heures vingt, nous étions prêtes. J’ai appelé Jacques sur son portable.
- Nous sommes sur le point de partir. Où en es-tu?
- Je sors à l’instant de chez le coiffeur. On se retrouve devant le café qui est devant la poste? Je vais prendre un petit café en vous attendant.
- Okay, à tout de suite!

Nous avons retrouvé Jacques devant la poste et nous sommes allés nous promener dans un parc tout près de la Seine, d’où l’on voit la Tour Eiffel. ça vous dit quelque chose? Oui, c’est bien de là-bas que j’ai pris la photo qui est en bannière de mon site web!

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Le jeu des péniches

Comme vous le savez, je sors tous les jours en promenade avec mon bébé. Chaque jour, c’est la même question : où vais-je aller?
C’est simple lorsque j’ai des courses à faire, le parcours s’organise de lui-même d’un magasin à l’autre.

Pour les jours où je n’ai pas de courses à faire, je me choisis une destination, j’y vais et je rentre à la maison, si possible en empruntant un chemin différent. D’autres fois, j’aime jouer au “jeu des péniches”. C’est un jeu que je me suis inventée. Je vais jusqu’au pont de Levallois (c’est vingt minutes à pieds de chez moi). Je traverse la moitié du pont et je regarde si une péniche arrive. Si oui, je la prends en photo. Si non, je rentre bredouille.

Les péniches me fascinent. Si j’essaye de vous expliquer pourquoi j’ai peur de ne pas être très claire. Mais, je vais essayer. Je crois que je les aime par romantisme. Elles semblent naviguer dans un autre temps que le nôtre. Tout va si vite de nos jours et en région parisienne les gens sont toujours pressés, agressifs, on se bouscule dans le métro, dans les trains, on se klaxonne les uns sur les autres en voiture. Alors, apercevoir une péniche sur la Seine avancer lentement, chargée de sa lourde cargaison, savoir qu’elle va continuer sa remontée du fleuve, peut-être même pendant des jours, peut-être même naviguer sur le Rhin, sur le Danube, c’est tout simplement dépaysant. Et cela me fait aussi toujours penser à l’univers de Georges Simenon. Il a d’ailleurs écrit une enquête du commissaire Maigret qui se passe dans le milieu de la batellerie. Je vous le conseille si vous ne connaissez pas cet auteur car il écrit des phrases simples, ce qui n’enlève rien à son talent.

Si je vous raconte tout ça c’est qu’aujourd’hui, j’ai joué au jeu des péniches et j’ai gagné! La preuve en photo sur le site.

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Arrogante bêtise

Dans une rue toute proche de chez moi, il y a une femme qui a une maison avec un garage. Mais, comme elle est paresseuse, elle préfère ne pas rentrer sa voiture dans son garage (dont elle doit se servir de débarras) et la laisse tous les soirs devant la porte du garage, sur son bateau. Vous l’aurez bien compris, elle est garée sur le trottoir et tout le monde est obligé de descendre sur la chaussée pour contourner sa voiture. C’est particulièrement agaçant, surtout avec un bébé dans une poussette. Circonstance aggravante, la rue est très fréquentée par les mamans et les papas avec des poussettes car cette rue mène à la crèche du quartier.

Un jour, je passe devant cette fameuse maison (j’étais sur le trottoir d’en face) et j’assiste à la scène suivante. La femme venait juste de garer sa voiture, barrant le passage à un vieux monsieur.

- Mais, madame, vous vous rendez compte que vous vous garez sur le trottoir.
- Je ne comprends pas, monsieur.
- Vous avez un garage, pourquoi n’y mettez-vous pas votre voiture? Vous voyez bien que vous gênez tout le monde.
- C’est mon bateau, je fais ce que je veux.
- Mais, ce n’est pas fait pour ça!
- Ecoutez, je n’ai rien à vous dire. Je pense que si vous dîtes cela c’est parce que vous êtes jaloux!

Sur ce, la dame est rentrée chez elle. J’étais stupéfaite par ce que je venais d’entendre, surtout l’argument de la jalousie.

Depuis, j’ai aperçu un mot sur le pare-brise de la voiture. J’ai imaginé que quelqu’un protestait contre sa présence sur le trottoir.
Aujourd’hui, cette voiture n’était pas garée sur le bateau mais quelques mètres plus loin sur le passage clouté. Est-ce que vous en déduisez comme moi que cette femme est une enquiquineuse?

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Histoires de corneilles

Ce matin, une corneille s’est installée sur une branche du platane juste devant chez moi, côté salon.

Elle y est restée une bonne demi-heure à raconter je ne sais quoi d’incompréhensible. En tout cas, elle le racontait bien fort. Je n’ai pas pensé à sortir mon micro pour l’enregistrer, mais j’ai réussi à la prendre en photo.
Que pouvait-elle bien dire? A mon avis, elle racontait un truc sur une autre corneille du quartier. Je soupçonne les corneilles d’être de vraies commères.

Cela me rappelle une autre histoire de corneilles qui m’avait bien amusée. Cela s’est passée alors que j’habitais mon précédent appartement. Il y avait un grand cerisier devant l’immeuble et les corneilles venaient y picorer des cerises. Ce jour-là, elles étaient au moins quatre. Elles étaient là à picorer et bavarder comme les sans-gêne qu’elles sont depuis au moins une heure quand tout-à-coup un homme qui passait dans la rue leur à crié dessus :
- Oh, ça suffit! Vous allez vous taire! Non, mais!
Et les corneilles se sont tuent subitement, complètement stupéfaites par cet homme qui avait crié aussi fort qu’elles. Elles n’ont pas tardé à s’envoler.

Je les imagine bien en train de se dire :
- Venez, on se tire, ça craint ici.

Car je ne crois pas non plus que les corneilles aient un langage très distingué, pas vous?
ps : attention, les corneilles croassent et les crapauds coassent!

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Trois oranges

Ce matin, je suis allée en train à Paris acheter un massicot. Je savais que je pourrais en trouver un dans un magasin de fournitures de bureau proche de la Gare Saint-Lazare, rue de la Pépinière.

Mais avant de me rendre au magasin, j’ai eu envie de faire un détour par le boulevard Haussmann pour prendre une photo pour vous qui m’écoutez.

Je vous ai dit dans mon podcast ballade à Paris que Marcel Proust n’habitait pas très loin de la cave Augé. En fait, il y a même une plaque sur l’immeuble qu’il habitait boulevard Haussmann. C’est donc cette plaque que je suis allée prendre en photo.

En me rendant devant ce fameux immeuble, je suis passée devant un magasin qui était autrefois un magasin de tapis. C’est maintenant un magasin de produits siciliens. Il y avait dans la vitrine des assiettes, des meubles et, perdus au milieu de tout cela, des citrons et des oranges énormes. J’ai cru qu’il s’agissait de faux fruits, pour le décor. Mais, non. En dessous du panier d’oranges était indiqué le prix : 3 euros le kilo.

Je suis rentrée dans le magasin. Il n’y avait pas seulement des objets en vente, mais effectivement des citrons, des oranges et d’autres spécialités (biscuits, pots de confitures, conserves, fromages, charcuterie, vin, huile d’olive, etc). La dame qui tenait le magasin m’a expliqué qu’il s’agissait d’oranges cultivées en agriculture biologique, qui arrivaient directement de Sicile, qu’il aurait été dommage de les presser et qu’il valait mieux les manger, par exemple, en salade avec un peu d’origan.

J’en ai eu trois pour un peu plus d’un kilo. J’en ai goûté une ce midi. Je crois c’était la meilleure orange que j’ai jamais mangé. Elle avait un parfum délicat et doux et un goût ensoleillé plein de dépaysement.

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Pars vite et reviens tard

Hier soir, je suis allée au cinéma avec deux amies, Michelle et Caroline, qui habitent près de chez moi. Nous sommes allées voir le film “Pars vite et reviens tard”, tiré du roman du même nom de Fred Vargas.

J’avais lu le roman de Fred Vargas il y a quelques années. J’aime beaucoup cet auteur. Elle écrit des romans policiers (qu’elle appelle “rom’pol”). Son style est plein de poésie, de flottement, d’ambiance... Ah, je crois que je ne suis pas très douée pour parler de ça. Disons que son style ressemble à la personnalité de son héros, le commissaire Adamsberg. C’est un commissaire tout en intuition, aux pensées pleines de détours, sensible aux paysages, rêveur, un peu "à côté de ses pompes”.

L’histoire raconte le retour de la peste de nos jours à Paris. Bien sûr, c’est un retour criminel sur lequel enquête le commissaire Adamsberg.

Le film m’a bien plu, j’ai trouvé que l’adaptation était bonne. Cela m’a surprise parce que Télérama avait fait une mauvaise critique du film. Il a également plu à mes deux amies. Même si, pour Michelle, il y avait quelque chose qui clochait avec l’acteur José Garcia. Il ne pouvait être le commissaire Adamsberg. Caroline, qui n’avait pas lu le livre, l’avait trouvé convainquant. Moi, je pensais qu’effectivement ce n’était pas l’Adamsberg du livre, mais qu’il était pas mal aussi. Nous sommes rentrées à pieds, par les rues désertes, en bavardant.
Michelle m’a appelée ce matin de bonne heure.
- Tu te souviens, dans la première scène, on voit Adamsberg qui donne un ordre. Jamais Adamsberg n’aurait donné un ordre sur ce ton là.

C’est vrai.

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Train + métro

Ce matin, en fin de matinée, j’ai quitté la maison pour rendre visite à une amie qui vient d’avoir un bébé.
Mon amie habite près de la station de métro Stalingrad, à Paris. C’est proche de la gare du Nord et de la gare de l’Est.
Avant de prendre le train pour Paris, j’ai acheté un carnet de billets de train à un guichet de la gare. Il ne m’en restait plus. Un carnet de billets, c’est comme pour un carnet de timbres, il y en a dix. Et pour l’achat d’un carnet, on a une réduction de 20 %.

- Bonjour, un carnet pour Paris, s’il vous plaît.
- Seize euros quatre-vingt, s’il vous plaît.

J’ai payé par carte bleue, vous savez en tapant mon code sur une petite machine.

Quant on achète un billet de train de banlieue pour Paris, on peut utiliser ce billet ensuite pour un trajet en métro ou en RER à l’intérieur de Paris. Le ticket de métro est inclus dans le prix. Mais, on ne peut pas prendre le bus. J’aurais bien aimé prendre le bus car le 26, qui part de Saint-Lazare, passe juste en bas de chez mon amie.

A Saint-Lazare, j’ai donc pris la correspondance pour le RER E, qu’on appelle aussi EOLE. RER signifie Réseau Express Régional. C’est une ligne assez récente qui date de seulement quelques années. Elle vient du Nord-est de Paris, passe près de la gare du Nord et se termine à Saint-Lazare.

Par contre, c’est une ligne très en profondeur, il faut descendre de grands escalators que je trouve vertigineux.

Mais, en quelques minutes, j’étais à la Gare du Nord. Il n’y a qu’une seule station entre Saint-Lazare et Gare du Nord (qui s’appelle “Magenta” sur la ligne E). J’ai pris la sortie “rue de l’Acqueduc” et à peine cinq minutes plus tard j’étais arrivée.

J’aurais pu prendre un autre chemin, mais plus compliqué et plus long. Gare Saint-Lazare, ligne 13 jusqu’à la place de Clichy, puis la ligne 2 direct jusqu’à Stalingrad.

En sortant rue de l’Acqueduc, on passe au-dessus des voies de chemin de fer de la gare de l’Est. C’est ce que j’ai pris en photo pour illustrer ce podcast.

http://www.ratp.info/orienter/cv/carteparis.php

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Petit-déjeuner

Vous pourriez légitimement vous demandez, si, en tant que française, je mange des tartines de baguette au petit-déjeuner. La réponse est non. Enfin, pas tous les jours. Je suis un peu difficile sur la qualité du pain. J’aime qu’il soit bon et bien cuit. Or souvent les boulangers ne cuisent pas assez le pain. C’est certainement de la faute des clients qui l’aiment à moitié cuit. Combien de fois entend-on “une baguette pas trop cuite, s’il vous plaît!”. Il faut dire que quand le pain n’est pas bon, la baguette bien cuite ressemble souvent à du carton.

Vous vous souvenez de la boulangerie qui fait des palmiers délicieux et bien c’est la seule qui fasse, selon moi, dans le quartier du bon pain. Leurs baguettes sont bien cuites, la mie est d’une belle couleur, bien alvéolée, goûteuse et pas trop compacte. Le problème, c’est que cette boulangerie est un peu loin de la maison. J’y vais surtout le week-end.

Alors, pendant la semaine, je mange du pain Moisan. C’est du pain du boulanger Michel Moisan qui a plusieurs boulangeries à Paris dont une à côté du travail de mon mari. Il nous achète, deux fois par semaine, une meule tranchée qui nous dure trois jours.

Je mange donc le matin des tartines de pain Moisan. Trois pour être exacte. Je mets du beurre et, en ce moment, de la confiture de myrtilles. Je fais trempette dans mon thé et c’est super bon!

Lien vers un article sur Michel Moisan http://www.marianne-en-ligne.fr/archives/e-docs/00/00/39/F1/document_article_marianne.phtml

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A la P.M.I.

Aujourd’hui, mon bébé avait rendez-vous à la P.M.I. pour une consultation et un vaccin. Les lettres P.M.I signifient “Protection Maternelle et Infantile”, c’est un service du département. Il y a une antenne P.M.I. à cinq minutes de chez moi. Je peux y faire peser mon bébé, le faire mesurer et il est reçu en consultation par un médecin. Tout cela gratuitement.

Je savais que ma petite fille serait heureuse de s’amuser dans la grande salle de jeux de la P.M.I. Alors, j’ai fait exprès d’arriver en avance pour qu’elle puisse bien s’amuser. Bon, ensuite, il y a eu la consultation. Le docteur a examiné mon bébé, puis la puéricultrice qui assistait à la consultation a préparé le vaccin.

La piqûre devait être faite dans le bras. Le docteur m’a demandé d’asseoir mon bébé sur mes genoux, son dos contre mon cœur. Elle s’est approchée avec la piqûre. Mon bébé l’a regardée avec curiosité. Puis, le docteur a dit “Tu vois, c’est un vaccin, ça te protège d’une maladie. Je vais te piquer dans le bras, mais ça sera très rapide”. Mon bébé a sursauté au moment de la piqûre. Le docteur a dit “ça piquouille, ça piquouille, ça piquouille, c’est fini” et mon bébé n’a rien dit. Le docteur l’a félicitée pour son courage et nous sommes rentrées à la maison. Le prochain rendez-vous à la P.M.I. est pour dans trois mois. http://fr.wikipedia.org/wiki/Protection_maternelle_et_infantile

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